Une soirée avec Hector Berlioz

Illustration : la plage de l’Anse Marcel à Saint-Martin le 10 mai 2026, histoire de fêter au champagne les 45 ans de l’arrivée de Mitterrand au pouvoir (je plaisante, bien sûr, sauf pour le champagne).

Nous allons donc passer un moment avec Hector Berlioz, né le 11 décembre 1803 à la Côte-Saint-André (Isère) et mort le 8 mars 1869 à Paris (j’ai oublié le département, quelqu’un peut m’aider) ?

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je propose une ouverture pour ne rien changer : Waverleyécrite entre octobre 1826 et février 1828 (Berlioz a pris son temps !). La première exécution a été donnée dans la salle du Conservatoire de Paris le 26 mai 1828. L’œuvre est inspirée du roman historique Waverley de Sir Walter Scott. Charles Dutoit dirige l’orchestre symphonique de Montréal. Si vous savez suivre une partition, vous ne pourrez qu’être admiratif devant cette orchestration. Il  faut se rappeler qu’en 1826 Beethoven était encore vivant !

https://www.youtube.com/watch?v=eRWgg7xx9ew

Et maintenant le plat de résistance ! On commence par la Symphonie fantastique, ci-dessous un extrait de l’article de Wikipédia :

La Symphonie fantastique, op. 14 (titre manuscrit : Épisode de la vie d’un Artiste [:] Symphonie Fantastique en 5 parties), est une œuvre d’Hector Berlioz, dédiée à Nicolas Ier de Russie et créée à Paris le à la salle du Conservatoire, sous la direction de François-Antoine Habeneck, six ans après la neuvième symphonie de Beethoven. Composée de cinq scènes descriptives, cette œuvre, plus proche du poème symphonique que de la symphonie, est qualifiée de musique à programme.

Oui, la Symphonie fantastique porte le titre « Épisode de la vie d’un artiste », le second épisode a été composé en 1831 et créé au Conservatoire de Paris le 9 décembre 1832 sous le titre Retour à la vie. Ce second épisode a été révisé en 1855 à la demande de Franz Liszt pour une représentation à Weimar.

Le retour à la vie, aussi appelé Lélio ou le retour à la vie est la suite de la Symphonie fantastique. Selon Berlioz, ce second épisode doit être joué immédiatement après la symphonie dont il est la fin et le complément. Idéalement, un concert avec les deux épisodes de la vie d’un artiste doivent comporter la symphonie et Lélio, les applaudissements ne devant intervenir qu’une fois le cycle terminé. Un bon concert sans entracte !

Résultat des courses, je vais commencer par vous présenter la Symphonie fantastique avec l’orchestre philharmonique de Berlin dirigé par Mariss Jansons en 2001. Il existe une pléthore de versions sur YouTube et si j’ai choisi celle-ci c’est parce que le chef utilise de vraies cloches dans le mouvement final :

https://www.youtube.com/watch?v=gCfEahj-fZ4&list=RDgCfEahj-fZ4&start_radio=1

Le choix est naturellement plus limité pour Lélio, mélologue en six parties. J’ai trouvé une interprétation remarquable en tous points ; elle est due à l’Orquesta Sinfónica Javeriana dirigé par Luis Guillermo Vicaría avec le Coro Javeriano et les jeunes symphonistes mosellans. Le rôle du récitant, Lélio en fait, est tenu par Juan Pablo Herrera. C’est vrai qu’il parle en espagnol mais la vidéo comporte les sous-titres français intégrés (texte original, il faut le préciser). La prestation de Herrera est vraiment bluffante : il nous campe un Lélio/Berlioz totalement extraverti, halluciné et aux portes de la folie. Très habilement, l’orchestre a commencé par jouer le dernier mouvement de la symphonie avant d’enchaîner sur Lélio. De toute évidence, le chef ne souhaitait pas d’applaudissements entre les deux parties et il avait raison. Peut-être aurait-il dû informer le public avant le concert d’attendre la fin. Nous sommes à Bogotá les 28 et 29 février 2020, dans le cadre d’échanges avec la ville de Metz. Le bis à la fin du concert va vous surprendre !

https://www.youtube.com/watch?v=pAwsNQnF59I&t=422s

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’est pas illégal de télécharger des vidéos YouTube, et d’ailleurs, il existe même une application pour cela, YouTube Downloader HD, de mon côté j’utilise l’excellent Internet Download Manager. J’ai donc téléchargé Lélio, je vais le travailler pour supprimer au moins les applaudissements à la fin de la symphonie, puis j’en ferai une gravure chapitrée…pour mon usage personnel, ça va de soi !

Bon concert, mais avant : quelques bonus !

En juillet 1829, pour le grand prix de Rome, Berlioz compose la scène lyrique H36 Cléopâtre, aujourd’hui plus connue sous le titre La mort de Cléopâtre. C’est une œuvre pour soprano et orchestre avec des paroles de Pierre-Ange Vieillard, que vous retrouverez dans le lien ci-dessous :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cl%C3%A9op%C3%A2tre_(Berlioz)

Maintenant, écoutez bien la méditation « Grands pharaons, nobles lagides » :

https://www.youtube.com/watch?v=ceAu_EUyajM

Berlioz a repris cette musique dans Lélio, c’est Le chœur d’ombres :

https://www.youtube.com/watch?v=zpQxq1MfJ5E

Pour terminer, le texte intégral de Lélio :

http://www.hberlioz.com/Libretti/Lelio.htm

Filoxe

 

 

 

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1 Commentaire

  1. Bonjour Filoxe et merci de rendre hommage à un des plus grand de n9s musiciens! Lélio est aussi sous titré : le retour à la vie . J’aime aussi beaucoup les can5ates pour le prix de Rome dont « la mort de Sardanapale fait partie. Un très bel oratorio peu connu et qui mérite de l’être composé par Berlioz :l’enfance du christ est absolument splendide. Pour les droits de téléchargement, attention ils ne sont différents dans chaque pays. Moi, je suis pour conserver les supports physiques qui permettent aux artistes de vivre et sont bien utiles quand on veut retrouver une trace du passé. Bonne journée.
    La mort de Sardanapale
    https://youtu.be/LxPf0Wfyb6M?si=U_g6NziuVVPn5lQX
    L’enfance du christ
    https://youtu.be/J7_t6hSuGKw?si=NXTPWSYtfDq_uqqK