Sur le coup des grenades assourdissantes, je suis d‘accord avec Marine le Pen !
Le bilan sécuritaire est lourd. Depuis la fin septembre, plus de 6 500 personnes ont été interpellées (très majoritairement des mineurs), avec plusieurs milliers de gardes à vue. On compte plus de 700 policiers et gendarmes blessés, environ 215 élèves et une centaine de personnels éducatifs. Des incidents graves ont été signalés : un lycéen éborgné à Tours, un autre ayant perdu une main à Lens après l’explosion d’une grenade. Une dizaine d’enquêtes ont été ouvertes par l’IGPN. Le gouvernement affirme que la majorité des blessures chez les élèves relèvent d’accidents ou d’actes d’autres manifestants, et qu’il n’y aurait pas d’instructions politiques de répression.
Lecornu a dénoncé l’ultraviolence’ aux portes des lycées, défendu les forces de l’ordre et accusé La France insoumise de souffler sur les braises.
Selon le Parisien Macron aurait exprimé en privé un vif mécontentement. Un ministre proche de l’Élysée a rapporté qu’il avait beaucoup gueulé ces derniers jours en jugeant la réponse policière « trop dure, sans empathie. Macront a donc réuni mardi soir à l’Élysée Lecornu, Nunez et le ministre de l’Éducation Édouard Geffray.
L’Élysée présente ces points de situation comme réguliers ; d’autres sources y voient la marque d’une irritation présidentielle face à une crise qui échappe au contrôle et qui contredit l’ambition affichée de « terminer le quinquennat sous le signe de la jeunesse » .
Macron s’était déjà exprimé publiquement le 30 septembre depuis Madrid. Il avait dit comprendre « les angoisses, parfois les colères » de la jeunesse tout en martelant qu’aucune de ces craintes ne légitimait la violence, et en visant les élus (notamment de LFI) qui, selon lui, excitent les élèves devant les établissements. Depuis, il est resté relativement discret sur le plan médiatique, laissant le Premier ministre en première ligne.
Le gouvernement a tenté d’ouvrir une sortie de crise : suspension d’une demi-journée de cours en fin de semaine pour « un temps de démocratie interne » dans les établissements, promesse d’ajustements sur Parcoursup, plateforme de contributions, annonces sur les moyens... Les organisations lycéennes et étudiantes ont déjà appelé à poursuivre les actions et à un acte IV.
Sur le fond des critiques
Selon Fdesouche Macron serait furieux contre les policiers et les commentateurs trop méchants avec les casseurs, et compterait sur une jeunesse inculte et la diversité pour empêcher tout changement et précipiter la France vers le tiers-monde.
D’autres journalistes nuancent le propos, reconnaissant des débordements, des dégradations, des jets de projectiles, des feux et des blessés des deux côtés, des profils de casseurs existant dans certains cortèges. Mais font remarquer que les chiffres officiels et les déclarations de procureurs (notamment à Marseille) indiquent aussi que beaucoup d’interpellés seraient de jeunes lycéens sans antécédents, scolarisés, et non des « délinquants habituels » venus des cités. Qui croire ? Entre des magistrats du Mur des Cons et un gouvernement qui nous entraîne dans le fond et voudrait éviter que les choses s’aggravent… mon idée est faite !
De la même façon, la proportionnalité de la réponse policière fait débat : des « experts », des « associations » et « une partie de la gauche » la jugent inédite et excessive face à un mouvement qui n’est pas une émeute généralisée ; quelques ministres et la droite la défendent comme nécessaire pour protéger les établissements et les personnels.
Que penser de Macron et de ses désirs secrets ? Qu’il compterait sur l’inculture ou la diversité pour maintenir un statu quo de déclin et enterrer encore plus la France ? Eu égard à l’état de notre pays après 10 ans de Macronie on ne peut que penser qu’il a fait exprès de nous endetter, envahir, islamiser, vendre nos bijoux de famille, il n’est donc pas aberrant d’imaginer qu’il atteint presque le Nirvana en voyant la France proche de la guerre civile.
Il suffit de comparer sa dureté/inflexibilité avec les Gilets jaunes et sa tiédeur avec les jeunes de banlieue quand ils cassent tout pour comprendre. D’ailleurs il aurait critiqué en privé une réponse policière jugée trop brutale. Ben voyons….
Et à présent ? Macron a-t-il la volonté et les moyens de sortir de la crise ? Macron a-r-il encore la capacité de réorganiser l’école tout en maintenant l’ordre public ?
Christine Tasin
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