C’est le meilleur sketch de Mélenchon.
Dans l’un de ses derniers tweets, Méluche nous refait le numéro qu’on connaît par cœur: l’extrême droite c’est le chaos, la haine, le complotisme, l’antisémitisme, la violence…
Et là on se dit: mais il vient de faire son autoportrait?
Reprenons le manuel LFI et vérifions
L’obsession du complot.
Il dénonce « les médias aux mains des fachos » qui coloniseraient le service public. Hier France Culture, aujourd’hui France Inter, demain le bulletin météo. Tout le monde est vendu sauf lui. C’est pas du complotisme, non, c’est de la « lecture matérialiste ».
La passion pour la purification.
Il veut purger le service public des « fachos » pendant que Bardella, lui, veut nettoyer les comptes. Appréciez la différence !
Le rapport détendu à la démocratie.
Il explique qu’il suffit de « prendre la dette et de la foutre au feu« . Même la Bundesbank a dû sortir du silence pour rappeler que c’est interdit par les traités.
Il théorise la dette comme une « écriture comptable interne« . Comme si l’argent des autres n’existait pas.
La meilleure ? On le contredit ? C’est « la fascisation »… Ben voyons
La violence en option.
Le PS lui-même, son ancienne maison, vient de dénoncer « l‘absence de désolidarisation avec La Jeune Garde » et des violences qui « se déploient dans les rangs de l’ultragauche« .
Réponse de Jean-Luc? « Insupportable désolidarisation du combat antifasciste qui reprend les attaques de l’extrême droite« . Traduction: c’est pas nous, c’est le miroir qui est fasciste.
Et le bouquet final : accusé par Glucksmann d’utiliser « les codes de l’extrême droite et de l’antisémitisme » après une blague sur son nom rappelant une sortie de Le Pen en 1988, il se défend en criant à l’odieux.
On a compris la technique.
Chez Mélenchon, « extrême droite » ne désigne plus un camp politique. C’est son mot pour dire « tout ce que je n’aime pas quand je le fais moi-même ».
Il devrait être l’antifasciste le plus utile camp patriote. Il passe sa vie à dénoncer une extrême droite fantasmée en en devenant la vraie copie conforme..
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Mélenchon, un mélange de colleur d’affiches stalinien et de doberman.
Votre excellente analyse du sketch mélanchonique m’a fait sourire et même plus ! Son théâtre est plus comique que celui de l’histrion élyséen. Mais l’acteur LFISTE ne croit pas un mot du discours qu’il déroule aujourd’hui. Un bon VRP qui vendrait des cravates à un ouvrier du BTP ou des tapis au shah d’Iran…