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Juvénal
Des berlines récentes et des SUV de marque française, volés en France, sont régulièrement repérés sur le marché automobile algérien. Une opération de contrôle menée au port de Sète met en lumière le mécanisme qui rend ce trafic possible.
Le mercredi 20 mai 2026, la gare maritime Orsetti de Sète accueille 700 passagers, 419 voitures et 118 fourgons à l’embarquement pour Béjaïa, en Algérie, à bord d’un ferry de la compagnie Corsica Linéa, rapporte Midi Libre dans une enquête publiée le vendredi 22 mai 2026. La commissaire Paola Jouin supervise une opération coordonnée avec des experts du groupement d’assureurs Argos et du consortium de loueurs Mobilians.
Positionnés après le contrôle aux frontières, les agents de la Police aux frontières disposent d’une visibilité directe sur les véhicules. Une quinzaine de fonctionnaires sont mobilisés pour passer les voitures au radar. Les experts privés, présents à leurs côtés, procèdent au criblage en quelques secondes. Ils repèrent des indices tels que les grosses berlines, les modèles les plus récents et les plaques d’immatriculation provisoires de couleur rose.
Le département 60, qui concentre un grand nombre de sociétés de location, fait l’objet d’une vigilance particulière. Mobilians dispose de son propre fichier de véhicules volés et a conclu des conventions avec les forces de l’ordre afin de faciliter le partage d’informations. Parallèlement, les spécialistes d’Argos recherchent des points spécifiques à chaque constructeur pour détecter d’éventuels maquillages.
Entre deux et cinq véhicules volés identifiés à chaque traversée
Lors de ces contrôles, entre deux et cinq véhicules volés sont identifiés par embarquement. D’après la commissaire Paola Jouin, ce chiffre pourrait être plus élevé. Les mules payées par les réseaux achètent leur billet jusqu’à 24 heures avant le départ et une vingtaine de désistements de dernière minute sont enregistrés à chaque traversée.
Tristan Ganivet, secrétaire général mobilités partagées de Mobilians, déclare : « Il faut arrêter l’hémorragie ! Son organisation, qui représente une centaine d’adhérents dont huit grandes enseignes comme Sixt, Avis, Hertz et Rent a car, a recensé 2 400 voitures volées en 2025. Une partie est retrouvée, mais le préjudice s’élève à 20 millions d’euros.
Les ports de Marseille et de Sète ont été identifiés comme des points de fuite vers le Maghreb, et vers l’Algérie en particulier. Le montant des pertes pour ces deux sites est évalué à 2,5 millions d’euros par an, notamment grâce aux données de géolocalisation. « Concrètement aujourd’hui, on aide les forces de l’ordre à repérer les véhicules volés », précise Tristan Ganivet, présent sur place.
Des réseaux organisés derrière les vols
Les modèles de prestige des marques Volkswagen et PSA, comme les Peugeot 2008 et 3008, figurent parmi les plus dérobés. Les réseaux s’appuient sur des garages fictifs, faussement déclarés comme concessionnaires, pour maquiller les véhicules. Ils multiplient les certificats d’immatriculation provisoires afin de dissimuler l’identité du propriétaire d’origine avant la revente.
Les policiers interceptent également des passeurs munis de fausses procurations d’achat établies à l’étranger pour des voitures volées. La commissaire Jouin souligne l’organisation croissante de ce trafic à destination du Maghreb.
L’absence de coopération bilatérale, un obstacle pour les enquêteurs
Une fois le véhicule volé introduit en Algérie, les possibilités d’action s’interrompent. La commissaire Paola Jouin a indiqué : « Il n’existe pas de système de coopération en matière de vol avec ce pays et lorsqu’un véhicule volé passe la frontière, c’est fini. » Elle ajoute que le contexte des relations diplomatiques entre la France et l’Algérie ne facilite pas la mise en place de tels mécanismes.
Tristan Ganivet, pour Mobilians, confirme ce constat : « Quand un véhicule est volé, il doit sortir de France le plus rapidement possible. Et on constate qu’ils inondent le marché algérien. » Le nombre de véhicules de location dérobés a augmenté de 90 % en cinq ans, selon les chiffres de Mobilians.
L’opération menée à Sète visait à adresser un signal fort contre ce trafic, en associant les fichiers des assureurs, des loueurs et des forces de l’ordre pour repérer les véhicules avant leur départ. source https://observalgerie.com/2026/05/25/faits-divers/comment-des-voitures-volees-en-france-inondent-le-marche-algerien/
Juvénal de Lyon
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Les barbaresques et leur pillage n’ont pas disparu en 1830. Le pillage
a repris dès 1962 et continue… Jusqu’à quand enfin allons nous le tolérer ? Jusqu’à quand : abuseront-ils de notre patience? Valise ou cercueil ?
Ils fraudent déjà les services sociaux, alors les véhicules en plus , rien ne m’étonne. Et ils sont encouragés en cela par leurs dirigeants qui critiquent et stigmatisent notre pays à longueur de temps.