Big Pharma a-t-il fait tuer des vétérans de l’armée pour discréditer le traitement de Raoult ?


Big Pharma a-t-il fait tuer des vétérans de l’armée pour discréditer le traitement de Raoult ?

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La coalition de partis et de groupes d’intérêts qui s’opposent au président Trump est allée trop loin dans son combat. Trump a prouvé à maintes reprises que les frondes et les flèches dirigées contre lui sont inefficaces. Mais lorsque ses opposants commencent à faire du mal à des Américains innocents pour tenter de vaincre le président, le moment est venu de les punir sérieusement.

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Centre médical pour vétérans de guerre

Dans une étude réalisée par l’Administration de Santé des Vétérans (ASV), l’utilisation de l’hydroxychloroquine (HCQ) et de l’azithromycine (AZ) pour traiter le COVID-19 a été jugée non seulement inefficace, mais aussi associée à un taux de mortalité plus élevé. Cette étude contredit plusieurs autres études sur ce sujet controversé.

Pour comprendre pourquoi l’étude de l’ASV est non seulement profondément imparfaite, mais aussi dictée par un agenda et peut-être criminelle, nous devons l’examiner de près. Quelques faits :

– Les patients n’ont PAS reçu de zinc, l’élément qui perturbe l’activité du coronavirus dans les cellules infectées.

– L’étude n’a pas fait l’objet d’un examen par les pairs.

– La combinaison de médicaments a été administrée à 368 patients.

– Les patients traités par HCQ étaient principalement des vétérans noirs âgés de sexe masculin présentant des co-morbidités (autres maladies chroniques et mortelles). Le groupe témoin était composé de patients moins compromis.

– Les co-morbidités comprenaient les maladies cardiaques, l’asthme, les maladies du foie, le VIH/SIDA, le diabète et le cancer.

– L’auteur de l’étude, S. Scott Sutton, déclare expressément que l’étude n’est pas un essai clinique.

– Sutton a été payé pour être l’auteur de trois études pour Gilead Pharmaceuticals, fabricant du remdesivir, un médicament en cours d’essai pour traiter le COVID-19.

– Le cours de l’action de Gilead a considérablement augmenté depuis février, date à laquelle le remdesivir a été identifié comme un traitement potentiel.

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Déclaration d’intérêts des auteurs de l’étude. S. Scott Sutton (SSS) a reçu des financements de plusieurs labos dont Gilead Sciences.

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Donc, pour parler sans langue de bois, des centaines de vétérans noirs, pour la plupart âgés et souffrant de pathologies préexistantes, ont été utilisés pour tester le HCQ + AZ sans zinc, le catalyseur crucial pour un traitement réussi. De plus, l’auteur de l’étude est compromis par son association avec Gilead, la même société pharmaceutique qui devrait récolter de grands profits si la solution à quelques euros de la HCQ s’avère inefficace, car son antiviral Remdesivir serait alors sur les starting-blocks pour la course au vaccin.

Nous savons que l’association HCQ + AZ + zinc est efficace, avec un taux de guérison bien supérieur à 90 % si les patients sont traités à un stade précoce. Le célèbre virologiste Didier Raoult, professeur à l’IHU de Marseille, l’a démontré dans trois études distinctes, la plus récente sur un échantillon de 1017 patients, donc beaucoup plus important que celui de l’étude de l’ASV (368 patients).

L’hydroxychloroquine (antipaludéen) semble avoir un effet positif dans les pays où son utilisation est très fréquente pour lutter contre la malaria : voir l’article de Jean-Patrick Grümberg.

Mais il faut aussi noter qu’efficace ou non, la HCQ doit être prescrite avec un antibactérien, l’azythromycine et aussi avec du zinc et ce, en début de traitement et non quand le patient est au bord de la mort.

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Les traitements les plus prometteurs sont donc pour l’instant ceux qui prescrivent des antibactériens, si possible avec adjonction de zinc, même quand on n’a pas la possibilité d’avoir de l’hydroxychloroquine :

-Hydroxychloroquine + Azithromicyne : Didier Raoult (France), Steven Smith (USA)

-Hydroxychloroquine + Azithromicyne + Sulfate de zinc : Anthony Cardillo (USA), Zev Zelenko (USA).

-Azithromycine + Singulair + Zinc : Médecins de l’EstPhilippe de Joux.

-Chloroquine + Doxycycline : médecin de Long Island (USA).

-Macrolide + C3G : Sabine Palliard-Franco (France).

-Azithromycine + Effizinc + Singulair + Héparine : trois médecins généralistes (France)

 

Les antibactériens sont efficaces contre le coronavirus (voir message du Dr Besnainou), parce que le virus semble pirater une bactérie intestinale, la Prevotella, pour tuer, ce qui provoque une surinfection bactérienne, ce qui expliquerait pourquoi les respirateurs réglés dans une hypothèse de syndrome de détresse respiratoire aiguë sont dangereux. Voir Covid19 : témoignage d’un médecin urgentiste à New-York.

Il est essentiel de noter que le régime médicamenteux est le plus efficace s’il est administré au début du cycle de la maladie, et non pas lorsqu’un patient est déjà aux soins intensifs. Le Dr Vladimir Zelenko de Monroe, New York, a démontré de façon célèbre les résultats étonnants de cette méthode.

Le Dr Zelenko a mis à jour ses résultats il y a une semaine et a fourni un protocole de traitement à l’usage des autres médecins. Il a traité avec succès plus de 700 patients atteints de coronavirus. Si Sutton, l’auteur de l’étude VA, avait donné au travail de Zelenko ou de Raoult un regard même superficiel, il aurait su que le zinc est nécessaire pour un traitement réussi

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Au lieu de cela, Sutton a traité ses patients vétérans, déjà dans les derniers stades de la maladie et criblés de comorbidités, avec seulement deux des trois médicaments nécessaires.

Université de Caroline du Sud, département de pharmacie, 24 août 2018 : « Félicitations ! Le Dr Scott Sutton a reçu une bourse de recherche de Gilead d’un montant de 247 000 dollars. »

Son profil rappelle celui de Karine Lacombe, la « tueuse » envoyée par BFM et Big Pharma, notamment les laboratoires Gilead, pour exécuter la réputation de Raoult et de bien d’autres médecins et politiques invoquant la science, alors qu’ils ne font que suivre les ordres de leurs graisseurs de pattes. 

 

Hausse spectaculaire du cours des actions des laboratoires pharmaceutiques Gilead, un des grands groupes Big Pharma en lice pour le marché du vaccin contre le Coronavirus, suite à l’annonce frauduleuse médiatiquement orchestrée de l’échec de la chloroquine.

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Nous avons déjà vu ce genre d’arnaque il n’y a pas longtemps. Ce mois-ci, une étude brésilienne sur l’efficacité de la chloroquine a été interrompue parce que 11 patients sont morts, sept d’un groupe « à forte dose » et quatre du groupe « à faible dose ». La presse mainstream n’en pouvait plus de bonheur : non seulement la chloroquine ne guérit pas les patients, mais elle les tue !

Ce que les journalistes n’ont pas compris ou transmis, c’est que même la « faible » dose administrée aux patients était plusieurs fois supérieure à celle prescrite par des médecins tels que Raoult et Zelenko. Le dosage « faible » était de 450 mg deux fois par jour, et le dosage élevé de 600 mg deux fois par jour. En revanche, la dose administrée par Zelenko est de 200 mg deux fois par jour.

Cela représente 900 ou 1 200 milligrammes par jour, alors que la dose quotidienne efficace et éprouvée est de 400 milligrammes. Il est raisonnable de conclure que l’étude brésilienne a été délibérément bâclée. Une surdose intentionnelle. Pourquoi ?

La chloroquine est largement utilisée depuis plus de 50 ans. Un milliard de personnes ont pris de la chloroquine depuis les années 40. La FDA a approuvé son utilisation pour lutter contre le COVID-19. Nous en savons beaucoup sur ce médicament. Et comme pour presque tout, y compris l’eau, une trop grande dose peut être fatale.

Consultez les conseils de dosage de la Clinique Mayo pour l’utilisation de la chloroquine dans le traitement de la malaria : à titre prophylactique (c’est-à-dire pour la prévention) – 500 mg une fois par semaine. Pour le traitement du paludisme, 1000 mg par jour pendant un jour, puis 500 mg par jour pendant deux jours. C’est tout. 3 jours de traitement pour le paludisme. Les doses pour des maladies telles que le lupus et la polyarthrite rhumatoïde sont nettement moins élevées.

Il en va de même pour le traitement d’un foie infecté par des protozoaires, une affection particulièrement difficile à traiter : 1000 mg par jour pendant deux jours, puis réduit à 500 mg par jour. Le fait est qu’aucun médecin sain d’esprit n’administrerait 900 mg, et encore moins 1200 mg par jour pendant 10 jours, comme l’ont fait les chercheurs brésiliens.

Pire encore, les études brésiliennes et celles de l’ASV s’inscrivent dans un schéma de tromperie fraduleuse. Comme l’a rapporté CDMedia le 27 mars dernier, la première étude bidon de ce type a été réalisée en Chine, et quel est le média qui l’a présentée de manière irresponsable ? Nul autre que Bloomberg.com, et bien sûr, Mike Bloomberg était alors tout juste sorti de sa campagne présidentielle ratée d’un milliard de dollars, qu’il avait foirée de façon humiliante.

Extrait de l’article précédent de CDMedia sur la fausse étude chinoise :

« Regardez le titre : « La chloroquine, médicament contre le paludisme, n’est pas plus efficace que les soins habituels contre les coronavirus, selon une étude ». C’est une fausse nouvelle. L’étude qui n’a pas trouvé que le traitement à la chloroquine était « statistiquement significative » était faussée en tout point : Elle a porté sur 30 patients, dont la moitié a reçu un traitement standard. Nous n’avons aucune idée de la quantité de médicament utilisée dans l’étude chinoise, de sa durée, ou si l’azithromycine a été associée à ce traitement.

Le rapport sur l’étude chinoise est comique. Aucune donnée discernable. De plus, il est principalement écrit en chinois. »

Je préférerais encore faire confiance à mon hamster.« 

De plus, l’étude chinoise n’incluait pas non plus le zinc. C’est un modèle de manipulation des médias.

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Campagne médiatique du complexe mondialiste contre les traitements à deux balles qui rapportent que dalle

Si vous doutez encore de la réalité de la campagne mondiale de délégitimation de la chloroquine, ne cherchez pas plus loin que la coordination précise du récit au sein des grands médias. Les images du tweet ci-dessous proviennent de toutes les sources habituelles, à la même heure tardive de la nuit dernière et utilisent un langage identique. Un autre exemple de a liaison inextricable entre l’agenda mondialiste et les médias de masse détenus par des milliardaires, des multinationales et des banques mondialistes.

 

Adam Schiff, député démocrate, déclare toute honte bue : « Les premiers résultats sont là, car le médicament Trump (= chloroquine) a été présenté comme un remède et, malheureusement, il n’est pas bon. Nous devons être guidés par la science, et non par les charlatans ou le battage publicitaire. La promotion irresponsable de traitements non éprouvés n’est pas une stratégie pour faire face à une pandémie. »

L’affirmation du député démocrate Adam Schiff selon laquelle il aurait vu des « résultats préliminaires » montrant l’inefficacité de la chloroquine alors qu’il y a déjà plusieurs mois d’études plus importantes et évaluées par des pairs qui démontrent le contraire, cette affirmation est très triste.

Le fait qu’il ait choisi de battre le tambour pour cette petite étude d’observation, non révisée par des pairs, incarne le bourbier médiatico-politique dans lequel nous vivons. Les profits des grandes entreprises pharmaceutiques sont plus importants que le fait de sauver des vies. Se jeter sur un rival politique vaut la peine de détruire un remède.

Des centaines de milliers de gens sont malades, des milliers risquent de mourir et ils ne se soucient de sauver leurs électeurs que s’ils peuvent en profiter eux-mêmes.

Les tristes et laides vérités sur le marécage de la collusion mondialistes-État profond-médias de masse continuent à être mises en lumière. L’horrible trahison des vétérans par l’Association de Santé des Vétérans fait suite à la nouvelle que l’Institut national de la santé des États-Unis a accordé 3,7 millions de dollars à l’Institut de virologie de Wuhan pour étudier les virus chez les chauves-souris. Oui, le même laboratoire depuis longtemps soupçonné par CDMedia d’être à l’origine de l’épidémie de virus (même certains grands médias l’admettent maintenant).

Et hier, Mike Bloomberg a annoncé qu’il dirigerait un programme de « test et de traçage » pour le coronavirus chinois à New York.

Ne vous inquiétez pas, tout va bien se passer.

CD Media et Julien Martel

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Julien Martel

Auteur chez Résistance républicaine, contribue aussi au blog "L'islam pour les nuls" et à Riposte Laïque.


13 thoughts on “Big Pharma a-t-il fait tuer des vétérans de l’armée pour discréditer le traitement de Raoult ?

  1. AvatarVieux bidasse

    La gochiotte est apte à toutes les saloperies pour mettre la main sur l’ensemble de la galaxie. Vous ne le saviez pas?

  2. AvatarChristian Jour

    Ce n’est que de la manipulation et de l’enfumage pour discréditer le professeur Raoult. Pourtant c’est très simple, on utilise le traitement du professeur Raoult au début de la maladie et les patients sont sauvés, et puis basta. Méééééééé, ça, ça ne fait pas le jeu des labos qui ne peuvent pas s’enrichir, alors on n’applique pas ou mal le traitement pour faire beaucoup de morts et ils crachent sur Raoult, en attendant de trouver un vaccin qui enrichira les labos, avides de fric, mais qui ne se soucient pas de la vie des gens. ils s’en branlent comme de leur première layette, seul leur compte en banque à de l’importance pour eux.

  3. AvatarMachinchose

    une bonne nouvelle

    le fabricant de casquettes de l’ Intérieur a enfin réalisé une casquette aux dimensions cranienne du préfet Lallement (alias coton-tige)

    enfin elle ne lui tombe pas sur les lunettes et n’ a plus besoin d’ etre retenue par ses deux oreilles

    https://twitter.com/i/status/1253050713455943685

    la République sait etre généreuse envers ses serviteurs disgraciés par la nature

  4. Jean-Paul Saint-MarcJean-Paul Saint-Marc

    Supposons que l’hydroxochloroquine ne soit pas l’essentiel, la méthode Raoult a le mérite de tenter de soigner contrairement aux expérimentateurs qui attendrons 3 mois, voire 6, leurs résultats…
    Il a une cohérence, diminuer la charge virale et combattre une surinfection…
    C’est ne rien faire qui est criminel !

    Comme dit un proverbe Chinois, « L’imbécile qui marche fait plus de chemin que le sage qui reste assis (sur son cul, c’est moi qui le rajoute)  » !
    Sa dernière vidéo :
    https://www.youtube.com/watch?v=HrJBppuSEmk
    Il fait remarquer que dans les pays pauvres on n’a pas hésité à appliquer son traitement, contrairement aux pays riches -pour autant que nous le soyons un peu- qui sont devenus inaptes à gérer des crises !
    Il continue de régler des comptes pour ceux qui les méritent !

  5. AvatarAller Go

    Petite précision
    Dans votre récapitulatif des traitements les plus prometteurs, concernant celui de La Dr Sabine Palliard-Franco il faut préciser que les Macrolides sont en fait un groupe d’antibiotiques qui contient en fait l’Azithromycine

    Sans lien avec M. Asselineau ni avec l’UPR je réitère en outre une info que j’ai mentionné dans un autre message.
    Ce dernier a publié sur le site UPR hier sauf erreur un document plus que capital.

    https://www.upr.fr/actualite/enquete-exclusive-lefficacite-in-vitro-de-la-chloroquine-contre-le-coronavirus-sras-cov-au-stade-precoce-est-etablie-par-3-etudes-scientifiques-de-tres-haut-niveau-a-la-disposition-gratuite-du-m

    Il vous permet d’accéder par vous même aux bases de données les plus importantes de la recherche médicale mondiale (Medline…) et qui font référence depuis longtemps pour découvrir qu’il a été établi depuis près de 15 ans, de façon irréfutable et jamais réfutée
    qu’en fait l’action de la chloroquine ou de ses dérivés est totalement établie (mais avec un mode d’utilisation bien précis) sur la famille des virus du type de celui qui nous frappe

    Il est par ailleurs on ne peut plus certain que le moindre spécialiste en la matière (à moins qu’il ne soit trop sénile ou cancre) connaît et utilise ces bases de données.

    Pour finir concernant Gilead, en fait « Gilead Sciences » code ISIM « GILD » côtée sur le NASDAQ, je vous recommande très vivement d’aller voir vous même sur les sites boursiers tels que les suivants

    https://www.google.com/search?client=firefox-b-d&q=gild
    https://www.abcbourse.com/cotation/GILDu

    Pour avoir une idée des sommes colossales en jeu et suivre leurs variations, ce qui vous permettra d’éviter les fake-news (en fait dans les 2 sens)

  6. AvatarGAVIVA

    Et pourquoi pas? Avant Trump, qui avait promit une valorisation du statut des vétérans ils finissaient souvent clochards, alcooliques et ou drogués. Surtout les engagés sans grade élevé, ils étaient déclarés inaptes avant d’avoir fini leur temps, ne recevaient aucune pension et souffraient souvent de stress post traumatique, dépression etc….
    Ils sont capables de tout ces « grands labos » et c’est une guerre économique qui se joue ici.

  7. Avatargregory

    Les apprentis sorciers, docteurs Mengele et ‎anges exterminateurs ont acquis leurs lettre de noblesse dans la production d’expériences biaisées pour le compte de Big Pharma!!!
    L’odeur de sainteté purificatrice? Non! Odeur de la mort comme solution finale!!!!

  8. AvatarAller Go

    Les télés Françaises continuaient encore aujourd’hui de présenter d’une façon trompeuse et scandaleuse les essais que vous dénoncez. L’article ci-avant est donc hélas toujours on ne peut plus d’actualité. Merci pour les précisions indispensables sur le Dr Scott-Sutton.

    Concernant Gilead Sciences la courbe publiée est très éloquente, Il y a aussi des hauts et des bas en fonction des événements, ainsi dans un commentaire précédent j’avais fourni des éléments pour qu’en complément tout lecteur accède aux données boursières lui même, et se fasse ainsi une idée des sommes énormes en jeu.

    Pour un non (encore) habitué du site, votre article est en fait très vaste il dépasse le sujet du titre mentionné et en fait permet de retrouver en lien des références et le contenu d’articles antérieurs récents les plus importants, tels ceux sur les traitements préconisés par les médecins Français. Merci encore à eux et bien sûr à l’auteur de l’article.

  9. AvatarDjamel BOUNOUH

    Raoult bientôt suspendu par l’Ordre des Médecins ?
    lexpress.fr

    Les nuages s’accumulent sur Didier Raoult et son traitement contre le Covid 19… A ce jour, un seul essai randomisé (avec tirage au sort) a été publié. Conclusion détaillée par la revue Prescrire : pas d’efficacité démontrée, mais des effets indésirables beaucoup plus nombreux (30%, contre 9% dans le groupe témoin). Et voilà que le Conseil de l’Ordre des Médecins le menace désormais d’une suspension d’activité immédiate !

    Le 23 avril en effet, le Conseil a publié un communiqué qui, sans le citer nommément, met gravement en cause le comportement du Pr Raoult. Le titre donne le ton général : « Protocoles de recherches cliniques illégaux : l’Ordre rappelle avec fermeté les règles en vigueur ». La suite n’est guère plus amène. Rappelant qu’il « serait inadmissible dans ce contexte {épidémique} de susciter de faux espoirs de guérison », l’Ordre saisit officiellement l’Agence du Médicament à propos de « ces protocoles qui s’inscrivent en dehors de la législation en vigueur ».

    Et ce communiqué se conclut sur une menace à peine voilée : « La mise en danger des patients, s’il apparaissait qu’elle puisse être provoquée par des traitement non validés scientifiquement, pourrait justifier la saisine du Directeur général de l’ARS {Agence régionale de santé} pour demander une suspension immédiate de l’activité de ces médecins ».

    Pourquoi cette saisine de l’Agence du Médicament (ANSM) ? L’Ordre des Médecins fait vraisemblablement ici référence aux travaux du Pr Raoult, présentés « en avant-première » à Emmanuel Macron, lors de son déplacement à Marseille le 9 avril dernier. Car ces travaux ont justement fait l’objet d’une demande de précision de la part de l‘ANSM il y a une dizaine de jours déjà, et elle attend toujours une réponse du Pr Raoult…

    La demande de l’ANSM était pourtant simple – du moins en apparence : que le Pr Raoult apporte la preuve que les travaux en question relevaient d’une étude « observationnelle » et pas « interventionnelle ».

    J’en vois au fond de la classe qui décrochent et, je l’admets, la distinction mérite explication. C’est un peu technique, mais accrochez-vous, ça en vaut la peine !

    Une étude est dite « observationnelle » quand elle a pour objet un traitement « habituel ». Elle est dite « interventionnelle » quand il s’agit d’un traitement « expérimental ». En gros, dans le premier cas on donne un médicament connu à des patients qu’on connaît bien, et dans le second on est dans l’inédit, on tente des choses « sans filet ».

    La nuance n’a rien d’anodin, en particulier sur le plan légal. Pour une étude observationnelle, le cadre juridique est assez souple, il suffit d’obtenir l’accord du CPP (comité de protection des personnes) de son établissement. Pour une étude interventionnelle en revanche, le cadre est beaucoup plus strict : le protocole doit être clairement expliqué aux patients, les risques soigneusement pesés et l’étude doit au préalable recevoir l’aval de l’ANSM.

    Or, qu’a fait le Pr Raoult ? Son premier essai, sur un tout petit nombre de patients, a bien été soumis à l’approbation de l’ANSM comme « interventionnel ». En revanche, celui du 9 avril a été déclaré « observationnel ». Avec cet argument : l’étude N°1 ayant « démontré » selon le Pr Raoult l’efficacité du traitement, celle du 9 avril ne serait rien d’autre que la confirmation – à plus grande échelle – de la première.

    Un raisonnement pour le moins discutable… Et qui pourrait lui valoir de gros ennuis si l’ANSM ne le suivait pas. Car un essai clinique qui ne respecte pas les procédures officielles, cela peut aller jusqu’à un an de prison et 15 000 euros d’amende.

    En l’occurrence, cette fameuse étude « observationnelle » que le Pr Raoult a présentée à Emmanuel Macron portait sur 1061 patients. A en croire son responsable, les résultats seraient excellents : près de 92% de malades guéris en dix jours, près de 5% de malades guéris « tardivement » et moins de 5% de « patients avec des complications ». Bref, il s’agit d’un « traitement sûr et efficace » affirme Didier Raoult.

    Mais quand on se penche un peu plus près sur les détails de l’étude, la réalité est moins reluisante. Les « complications » en question, ce sont 31 patients hospitalisés pendant plus de dix jours, 10 transférés en soins intensifs et 5 décès. De grosses « complications » en effet…

    Par ailleurs, le Pr Raoult n’a pas comparé les résultats sur des malades avec ou sans traitement – ce que les spécialistes appellent « étude avec groupe témoin ». Sachant qu’une guérison intervient spontanément dans 85% à 90% des cas, il est donc impossible de dire si la solution préconisée par Didier Raoult fait mieux, bien, rien ou moins que rien.

    Plus gênant encore, l’étude souffre d’un nombre de biais impressionnant. Qu’on en juge : le Pr Raoult a testé plus de 3000 personnes, mais il n’en a retenu au final que 1061. Pourquoi ? Comment ? Sur quels critères ? Mystère. De plus, dans 95% des cas, les 1061 ne souffraient que de formes légères de Covid – alors que dans la plupart des autres études on est plutôt à 80%. La proportion de femmes (53%) ne correspond pas à la réalité épidémiologique du Covid, qui touche préférentiellement les hommes. Enfin, l’âge moyen des patients (43 ans !) est extraordinairement bas, puisque la quasi-totalité des décès survient chez les 85 ans et plus.

    Dernière « curiosité » de cette étude : elle… n’existe pas ! En réalité, Didier Raoult s’est contenté d’en présenter un résumé succint, sans mentionner les effets indésirables et sans la soumettre à des revues internationales, comme c’est la règle pour toute publication scientifique sérieuse.

    Bref, cette étude n’est pas observationnelle. Elle n’a d’étude que le nom. Elle n’est pas éthique, elle n’a pas respecté les protocoles habituels, elle n’est pas rigoureuse. Ca fait beaucoup de la part d’un « grand scientifique », pour reprendre les termes employés par Emanuel Macron après sa visite à Marseille.

    Ce qui est grave dans cette affaire, c’est que cela fait des semaines que de nombreux chercheurs dénoncent le comportement de Didier Raoult. Et que toutes les institutions officielles le savent – L’ANSM, le Conseil de l’Ordre, l’Académie de Médecine, l’Inserm et j’en passe – sans que personne ne prenne ses responsabilités. Ce qui est grave, c’est qu’un Président de la République adoube un personnage peu scrupuleux en se faisant présenter des travaux qui ne sont pas sérieux. Ce qui est grave, c’est que des Français sont toujours convaincus que Didier Raoult est victime d’une cabale parce qu’il est marseillais, atypique, grande gueule et à contre-courant de la doctrine « officielle ». Oui, c’est grave docteur.

    En tous cas, il sera le bien venu en Afrique et tout particulièrement en ALGÉRIE !

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