Le progressisme et l’islamisation des démocraties…

Chacun pourra prétendre que cela n’a aucun lien… et pourtant cela l’a. La gauche politique qui s’évertue à annuler les frontières, races, genre, nations, caractéristiques, passé et histoire et cherche à se détacher complètement de la foi, de tous liens qui puissent d’une manière ou d’une autre entraver sa liberté. Elle a opté pour un billet aller sans retour. Elle ne croit en rien ; hormis qu’en elle-même et à son égocentrisme. Elle ne veut pas de futur et a cessé de se reproduire.

Cette situation abracadabrante convient comme un gant aux émigrants venus des quatre coins du monde… de l’Afrique noire, des pays arabo-musulmans… Et c’est la belle aubaine, l’Eldorado tant souhaité et rêvé. Culminant en une étrange union de fondamentalistes avec la gauche politique.

Le tracé est clair :

En Europe, c’est une islamisation réelle bien que minoritaire à moins de basculer vers un scénario Zéro migration (arrêt total et définitif) où la part des musulmans en Europe passerait de 4,9 % (en 2016) à 7,4 % en 2050. Cette hausse s’explique mécaniquement par une population plus jeune et un taux de fécondité légèrement plus élevé (2,6 enfants par femme contre 1,6 pour les non-musulmans). Dans un scénario de « Migration moyenne » (maintien des flux réguliers), la part de la population musulmane atteindrait 11,2 % en 2050. Enfin, dans un scénario de « Migration haute »  (maintien prolongé de crises de réfugiés majeures), la proportion atteindrait 14 % en 2050.

Un fait marquant : bien que la population de confession musulmane progresse, elle reste minoritaire dans tous les scénarios réalistes à moyen terme. Le défi démographique global de l’Europe est avant tout son vieillissement généralisé et le déclin de sa population autochtone non musulmane.

Aux États-Unis, le paysage américain n’a pas du tout la même trajectoire. L’islam y est extrêmement minoritaire (environ 1 % de la population américaine globale). L’évolution majeure est avant tout ethno-culturelle : la baisse de la majorité blanche. Alors que les Américains blancs représentaient 80 % de la population en 1980, ils sont tombés à environ 56 % en 2024–2026. D’ici 2060, ils devraient représenter moins de 44 %. Parallèlement, on assiste à l’essor de la communauté hispanique qui représentait 6 % de la population en 1980 et devrait atteindre 29 % d’ici 2060. Face au ralentissement de la croissance, et à l’image de l’Europe, les États-Unis voient leur taux de natalité chuter (1,6 enfant par femme), ce qui fait de l’immigration le principal, voire l’unique moteur de la croissance démographique à venir.

L’évolution du paysage politique américain — Ces transformations démographiques modifient structurellement les stratégies électorales et la carte politique des États-Unis.

On observe d’abord le déplacement du pouvoir politique vers le Sud (Sun Belt) : la population américaine migre des anciens bastions industriels du Nord-Est et du Midwest vers le Sud et l’Ouest. Ce phénomène a un impact direct sur la structure du Congrès américain : le calcul de la répartition des sièges à la Chambre des représentants (et donc des grands électeurs pour la présidentielle) favorise de plus en plus des États comme le Texas et la Floride, qui gagnent continuellement en influence électorale.

C’est aussi la fin du mythe du « vote minoritaire » monolithique : pendant longtemps, les stratèges politiques ont pensé que la baisse de la population blanche conduirait à une domination permanente du Parti démocrate, traditionnellement soutenu par les minorités. Cette hypothèse s’avère fausse. Une part croissante de l’électorat hispanique (notamment les hommes et les évangéliques) et une fraction du vote noir se tournent vers Donald Trump et les républicains. Ils se reconnaissent dans des valeurs économiques entrepreneuriales et un conservatisme sociétal et religieux (anti-progressisme, opposition à certaines théories de genre, valeurs familiales traditionnelles). Le clivage politique américain se déplace d’une logique purement raciale vers une logique de diplôme et de géographie. Les diplômés du supérieur des grandes métropoles (quelle que soit leur origine) votent massivement démocrate, tandis que les classes populaires non diplômées et les zones rurales ou périurbaines se consolident derrière le mouvement conservateur populiste.

Il faut également mesurer le poids du « Nationalisme Chrétien » face à l’islam. Contrairement à l’Europe où le débat se focalise sur l’islam, la droite américaine menée par Donald Trump s’appuie sur une rhétorique axée sur l’identité judéo-chrétienne. L’électorat chrétien blanc, bien qu’en baisse statistique (62 % de la population s’identifie comme chrétienne aujourd’hui contre 78 % en 2007), reste le bloc de vote le plus mobilisé et le plus influent au sein du Parti républicain. L’évolution de la politique américaine ne montre donc aucun signe d’une islamisation, mais plutôt une guerre culturelle intense entre un pôle progressiste, urbain et multiethnique sécularisé, et un autre conservateur, traditionnel et populiste, qui utilise la défense des racines chrétiennes et la lutte contre l’immigration clandestine comme un puissant ciment électoral.

À cette recomposition démographique s’ajoute le rôle catalyseur et incendiaire des réseaux sociaux et des médias hyper-partisans, qui touche de plein fouet l’Europe comme les États-Unis. Portés par des algorithmes conçus pour monétiser l’indignation, ces outils ont brisé le socle des faits communs pour enfermer les citoyens dans des bulles idéologiques hermétiques. C’est par ce biais numérique que s’exporte et se mondialise un progressisme radicalisé né sur les campus américains — axé sur la déconstruction du genre, de l’histoire et des identités — tout en provoquant, en réaction, une contre-offensive numérique conservatrice et nationaliste tout aussi polarisée. Les plateformes numériques ne reflètent plus le débat : elles orchestrent une guerre de l’information permanente où les nuances disparaissent au profit d’affrontements identitaires quotidiens.

Mais tout comme en Europe, le progressisme grignote les valeurs américaines confessionnelles et nationalistes prédominantes et s’ancre plus facilement dans les valeurs économiques et récemment socialistes…

Le monde change de visage, de direction et de valeurs… excellent tremplin pour les opportunistes de tous bords.

Des voix/péroraisons s’échappent de la Bande de Gaza de Gazaouis qui entrevoient dans l’élection d’un membre de la Confrérie musulmane au Congrès américain, un volet unique pour émigrer aux USA. La récente chute de Trump serait-elle la concrétisation de tous leurs vœux secrets ? Ne dit-on pas que le malheur de l’un fait le bonheur de l’autre….

Et Israël dans tout ce magma ? Il gigote, rebiffe mais demeure sur ses gardes… pour combien de temps avant qu’une guerre civile ne se déclare ou qu’une abdication de la Gauche israélienne et des partis arabo-musulmane d’Israël ne se réalise ?

Thérèse Zrihen-Dvir

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