Le poète d’Arras relaxé grâce à… la barrière de la langue !!!

C’est une belle histoire. Presque un conte.
Place d’Ipswich, à Arras. 8 octobre, tôt le matin. Une jeune femme descend du bus pour aller travailler. Un homme à vélo l’aborde. Insistant. Puis, selon sa plainte, il lui met la main aux fesses en lui lançant un magnifique « t’es bonne ».
Interpellation. Garde à vue. Détention provisoire. On se dit : enfin, la justice va faire son travail.
Raté !
Au tribunal, l’avocat a eu l’idée du siècle. Une idée de génie. Un éclair de tolérance qui illumine nos prétoires :
Ce n’était pas « t’es bonne ». C’était « t’es belle ». Mais mal prononcé. Un malentendu lié à la barrière de la langue. Le monsieur voulait la flatter, en usant de mots bien à lui.
Et les juges ? Ils ont bu la tasse. Bénéfice du doute. Relaxé. Totalement.
L’homme, Algérien, en situation irrégulière sur le territoire français, ressort donc libre. Libre comme l’air. Sans OQTF exécutée, sans billet d’avion, sans rien. Il voulait juste faire un compliment maladroit. Circulez, Mesdames.
On croit rêver.
Alors résumons la jurisprudence Arras 2026 pour les nulles :
Si vous êtes Français, sans casier, que vous dites « t’es bonne » à une collègue au bureau, c’est harcèlement sexuel. Stage obligatoire, inscription, tribunal médiatique, carrière finie.
Si vous êtes en situation illégale, que vous touchez les fesses d’une inconnue dans la rue en lui disant « t’es bonne », c’est de la poésie interculturelle. Vous êtes victime de votre accent.
C’est beau, l’enrichissement culturel. On nous avait promis des ingénieurs, des poètes. On a eu le poète. Il ne sait pas dire « belle », mais il sait viser.
Et le plus ironique dans tout ça ?
Cette femme, elle, a parfaitement compris. Elle a compris la main. Elle a compris la peur. Elle a compris qu’elle devra désormais changer de trajet de bus.
Lui, il a compris le système. Pas besoin de visa, pas besoin de parler français, pas besoin de respecter la loi. Il suffit d’avoir un bon avocat qui explique que votre agression sexuelle est en fait un atelier d’écriture créative.
On nous dit qu’il faut « accueillir ». On accueille. On nous dit qu’il faut « comprendre la barrière de la langue ». On comprend.
Mais quand est-ce qu’on va comprendre qu’un clandestin qui agresse sexuellement une Française n’a rien à faire en liberté dans la rue d’Arras, mais tout à faire dans un avion pour Alger ?
Ah non, pardon. Ce serait trop simple. Trop logique. Et surtout, ce ne serait pas assez poétique.
On attend avec impatience le prochain malentendu: « Je ne voulais pas la violer, je voulais lui apprendre à nager. Barrière de la langue, Votre Honneur. »
Relaxe assurée.
Bay

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