Les commerçants de la presqu’île se préparent à un nouveau samedi noir. Alors que de rares coffrages en bois protégeaient les vitrines la semaine dernière, la donne a désormais changé. Des magasins de luxe aux petits commerces indépendants, chacun cherche une solution à sa portée pour mieux se protéger, même si la violence du week-end dernier n’exclut aucun scénario…
Scies électriques, visseuses et établis improvisés en pleine rue, à deux jours de l’acte II, la presqu’île de Lyon prend un air de chantier. Devant la boutique Levi’s de la rue du président Herriot, Soulyman Omeir, vitrier, gare la camionnette de son entreprise OSV. Il sort six panneaux de bois pour protéger les deux vitrines endommagées. Samedi dernier, la boutique était sur le point de craquer. « Il faut faire un coffrage avec une armature en bois que l’on visse dans le mur en béton, explique-t-il, et il ne faut surtout pas laisser de prise pour tirer les panneaux ».
Un travail délicat, qui prend deux à trois heures par boutique. « Ça coûte entre 500 et 1 000 € » pour une devanture de taille moyenne, précise-t-il, « et la facture augmente pour Levi’s puisqu’il faut refaire une porte…
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l’Armée doit ressortir les baïonnettes des placards. Et s’en servir.