La série est noire. Dans la nuit du 7 au 8 octobre, vers 3h du matin, la caserne de Villefranche-sur-Saône a été cambriolée. Pinces de désincarcération et vérins ont été dérobés. C’est la 12ème caserne visée dans le Rhône depuis août.
Le phénomène a commencé début août. Cinq casernes du Rhône et de l’Isère entre le 7 et 23 août, puis Tassin-la-Demi-Lune, Vourles-Brignais, Fontaines-sur-Saône, Pusignan, Vaugneray — cambriolée deux fois — et Bourgoin-Jallieu en Isère.
À chaque fois, le même mode opératoire.
Des casernes de volontaires, donc non occupées en permanence la nuit, souvent isolées géographiquement. Effraction ciblée, rapide, « c’est du propre, ils savent où taper » disent les pompiers. On ne prend pas les camions, pas les vestiaires: uniquement le matériel électroportatif de secours routier. Pinces hydrauliques, écarteurs, vérins.
Matériel onéreux — préjudice estimé à 150 000 euros pour le Rhône, 50 000 euros pour une seule caserne en Saône-et-Loire — et surtout indispensable. Comme l’a dit un pompier: « Il a fallu demander des secours d’une autre caserne. On perd 10, 15, voire 20 minutes de survie« . La préfecture et le SDMIS parlaient le 15 septembre de « préjudice opérationnel » au-delà du financier.
Pour quoi faire?
Ce n’est pas de la revente sur Le bon coin. Ce matériel n’est pas commercialisé auprès du grand public. Les enquêteurs privilégient une piste: le braquage.
La confirmation est venue à Lyon. Dans la nuit du 12 au 13 septembre, une station-service TotalEnergies avenue Barthélémy-Buyer, dans le 9e arrondissement, est forcée. Le coffre-fort est éventré à la pince
La série est noire. Dans la nuit du 7 au 8 octobre, vers 3h du matin, la caserne de Villefranche-sur-Saône a été cambriolée. Pinces de désincarcération et vérins ont été dérobés. C’est la 12e caserne visée dans le Rhône depuis août. Les auteurs fuient en Porsche Cayenne volée, avec fausses plaques. Ils sont interpellés peu après. À bord: les pinces volées quelques semaines plus tôt dans des centres de pompiers volontaires…
Le phénomène a commencé début août. Cinq casernes du Rhône et de l’Isère entre le 7 et 23 août, puis Tassin-la-Demi-Lune, Vourles-Brignais, Fontaines-sur-Saône, Pusignan, Vaugneray — cambriolée deux fois — et Bourgoin-Jallieu en Isère. À chaque fois, le même mode opératoire.
La police nationale parle de détournement: « Avec ça, on peut forcer n’importe quel coffre-fort, n’importe quelle porte blindée, distributeur de billets« . Les pinces, conçues pour déchiqueter la tôle d’une voiture accidentée pour sauver une vie, deviennent l’outil idéal pour les casses spectaculaires, spécialité lyonnaise.
Une enquête pour vol en bande organisée et association de malfaiteurs a été ouverte et confiée à la brigade de recherche de Mions / division Ouest de la police nationale du Rhône. Le lien a été fait entre le butin retrouvé à Lyon et le cambriolage de Bourgoin-Jallieu du 22-23 août.
Face à la série, la préfecture a annoncé un plan: inspections des casernes par les référents sûreté police/gendarmerie, renforcement des patrouilles, dispositifs de détection supplémentaires, et sécurisation du matériel lourd.
Le vol n’est plus du petit cambriolage. C’est un outil de secours qui quitte son usage pour forcer ce qu’il était censé ouvrir pour sauver….
220 total views, 220 views today


Ils sont dégénérés mais pour tout ce qui touchent au délictueux, ils sont au top.
Il est évident que ce n’est pas pour ouvrir des conserves.