A Nantes, tout allait bien depuis les municipales de mars 2026, la socialiste Johanna Rolland avait été réélue pour un troisième mandat à la tête d’une majorité de gauche écolo ralliée au second tour par LFI. Sur le papier, 56 sièges, l’amour fou, la ville citoyenne, sociale et écologique…
Dans la réalité, c’est rififi non-stop à la maison.
A la mairie, c’est comme 2 copines qui auraient acheté un appart ensemble juste pour devenir propriétaires, et qui maintenant se disputent pour la couleur des rideaux.
Au programme du conseil municipal :
Les socialos proposent de construire un tramway ? Les écolos, par la voix de Marie Vitoux, demandent si le tramway peut être en bois non traité et tiré par des vélos.
Les socialos veulent sécuriser un quartier ? Johanna Rolland refuse d’armer la police municipale. Les écolos refusent même d’en entendre parler.
Résultat: les dealers gèrent la « tranquillité publique » à leur place.
Les socialos annoncent « l’option fiscale sera abordée » pour payer les nouvelles dépenses. Les écolos approuvent, tant que la taxe porte sur les SUV, les barbecues et les gens qui prennent l’avion pour aller à Saint-Nazaire.
Pour les bidonvilles, le PS expulse le matin avec les CRS. L’après-midi, EELV et LFI manifestent contre l’expulsion que le PS a organisée le matin, en expliquant que la décision était « collective ».
Bref, la méthode Rolland, c’est le PS qui tient le chéquier, les Verts qui tiennent le tract, et les Nantais qui payent la facture. 40% de hausse de taxe foncière en 10 ans, et comme dit l’opposition: « Johanna Rolland a décidé de faire les poches des Nantais ».
Le mariage a tenu pour gagner l’élection. Reste à voir s’il tiendra jusqu’à la prochaine grève de trottinettes.
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