Léon XIV en France : une charité bien trop sélective face aux réalités de l’immigration

  Léon XIV termine ces jours-ci une visite en France (25-28 septembre 2026) qui, sur le plan médiatique et populaire, a été un succès : foules massives place de la Concorde, veillée au Stade de France, passage à Notre-Dame reconstruite, Lourdes… Sur le fond, pourtant, un angle mort persiste et gène.

Samedi matin, le pontife a choisi de commencer sa journée à la Maison Bakhita, centre d’accueil et d’intégration sociale du diocèse de Paris pour migrants et personnes en précarité. Il y a célébré la possibilité de « se rencontrer et de vivre ensemble » (il ne rit pas et moi non plus) dans la dignité et la paix,  rappelé que les pauvres sont « la chair même du Christ »  et invité à « voir ceux qui sont invisibles »…

Le discours reste dans la droite ligne de la doctrine sociale classique : accueil du prochain, dignité de chaque personne. Jusque-là, rien de choquant pour un pape.

Le problème n’est pas la charité envers des individus en détresse. C’est le silence sur le contexte français réel. La France n’est plus un pays d’immigration ordinaire. Depuis des décennies, une immigration massive, très majoritairement musulmane, d’Afrique du Nord et subsaharienne, a produit des quartiers où la loi républicaine peine à s’imposer, où le séparatisme progresse, où les chiffres de la délinquance, des agressions antisémites et des tensions communautaires sont documentés. L’intégration échoue massivement pour une partie significative de ces populations, non par manque de dialogue  ou de bienveillance  mais parce que des différences culturelles et religieuses structurelles rendent difficile la coexistence dans un cadre laïque et libéral.

En plaçant la Maison Bakhita en ouverture de journée, en multipliant les appels au vivre-ensemble et à la diversité comme enrichissement démocratique (comme à l’Élysée), le pape s’inscrit dans une vision qui refuse de nommer ces difficultés.

Il parle d’accueil fraternel et de processus de paix, mais jamais des coûts supportés par les classes populaires des banlieues, des écoles qui deviennent des zones de non-droit, des femmes violentées ou effacées de l’espace public,  des églises vandalisées ou des juifs qui fuient certains quartiers. La charité devient alors unilatérale : elle s’exerce envers l’arrivant, rarement envers la société d’accueil qui doit absorber, financer et parfois se transformer.

Cette posture n’est pas nouvelle. Elle prolonge celle de François, qui a fait de l’accueil des migrants un marqueur quasi-dogmatique. Léon XIV, premier pape américain d’origine française, aurait pu nuancer. Il aurait pu rappeler que la doctrine catholique n’impose pas l’ouverture illimitée des frontières, que les États ont le droit et le devoir de réguler les flux pour préserver le bien commun, la cohésion et la paix civile. Il aurait pu dire que l’intégration exige des efforts réciproques, et non seulement de la part de l’hôte. Il ne l’a pas fait.

On objectera que le pape n’est pas un homme politique et qu’il parle de l’Évangile. Exact. Mais lorsqu’il intervient dans un pays où l’immigration est le sujet politique majeur à quelques mois d’une présidentielle, et qu’il choisit symboliquement un centre pour migrants alors que la France catholique elle-même est en crise démographique et vocations, le message politique est clair : l’accueil prioritaire des flux venus du monde musulman prime sur la lucidité, prime sur le sort des nôtres. C’est une forme de complaisance,  par idéalisme déconnecté des faits.  Allez, prononçons le mot : par dhimmitude volontaire.

La France a besoin d’une parole claire, pas seulement d’appels à la fraternité. Accueillir des personnes en détresse individuelle est une vertu. Refuser de regarder les effets collectifs d’une immigration non maîtrisée, c’est risquer de trahir le bien commun que l’Église a aussi pour mission de défendre. Et c’est parce qu’elle ne le défend pas plus que ne le fait un Macron que les églises chrétiennes sont aussi en train de mourir. Comme la France. Et ça ne fait pas plaisir à l’athée que je suis !

Christine Tasin

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3 Commentaires

  1. Comme les Néanderthal ont été remplacé par les Cromagnon, nous sommes en devenir en cours de substitution par les Affreux-Momo islamiques!

  2. C’est quoi la charité envers les pauvres (immigrants), sinon les impôts payés par le peuple autochtone (bientôt « peuple premier » remplacé). Les immigrés seront-ils alors charitables envers lui? Que nenni, c’est pas dans leurs mœurs !!!

  3. Charité bien ordonnée commence par soi-même. Accueillir toute l’Afrique, du Nord, du centre et du sud, de l’est ou de l’ouest, comporte plusieurs risques : la faillite, qui amènera des troubles sociaux, peut-être une guerre civile avec des morts, la famine , la mise en minorité et la disparition des peuples accueillants, la disparition aussi de la religion catholique, l’insécurité encore aggravée, les viols et les meurtres . Il ne faut pas verser dans l’angélisme.,Je suis pourtant catholique, mais un croyant éclairé qui prend en compte toutes les données culturelles, politiques, économiques, ethnologiques. Seule ombre au tableau de la cérémonie d’hier, la présence de la pécheresse Brigitte et du tueur de vieux Lecornu.