Abroger la loi SRU ? En voilà une idée qu’elle est bonne, Marine !

 

Pourquoi abroger la loi SRU est-il une nécessité de bon sens ?
L’annonce de Marine Le Pen d’abroger la loi SRU, qui impose 25% de logements sociaux sous peine de sanctions financières, va dans le bon sens et répond à une colère qui monte depuis 25 ans dans les communes.
D’abord, la loi SRU est une punition pour les maires. Une commune qui n’a pas la place, pas les moyens, ou dont les habitants ne veulent pas d’une urbanisation forcée, se voit matraquée financièrement. On prélève des centaines de milliers d’euros sur le budget d’une petite ville de 3.500 habitants pour l’obliger à bétonner. C’est du chantage d’Etat, pas de l’aménagement du territoire.
Ensuite, elle a totalement échoué. Malgré 25 ans de sanctions, plus de 1.000 communes sont toujours carencées. Pourquoi ? Parce que le problème n’est pas la volonté des maires, c’est le modèle. On a voulu imposer les mêmes quotas à Neuilly, à Saint-Tropez et à Béziers, sans tenir compte du foncier, de l’emploi local et de l’identité des villages. Résultat: on construit des HLM là où il n’y a pas de travail, et on sature des communes déjà asphyxiées par les 6,5 millions de m² de bureaux vides.
Enfin, la loi SRU détruit la mixité qu’elle prétend défendre. En forçant la construction sociale dans des communes qui ne peuvent pas suivre en écoles, crèches et transports, on crée des ghettos. Et en pénalisant les maires bâtisseurs qui veulent faire du logement intermédiaire, du logement pour jeunes actifs ou pour classes moyennes, on bloque tout. Les Français ne veulent pas de 25% de HLM imposés, ils veulent du logement abordable pour leurs enfants.
Abroger la loi SRU, ce n’est pas arrêter le logement social. Abroger la loi SRU, c’est rendre le pouvoir aux maires, arrêter de les mettre sous tutelle financière, et remplacer une obligation comptable absurde par un vrai plan: construire là où il y a de la demande, de l’emploi et des services, pas là où Paris décide de cocher une case.
C’est une mesure de liberté locale et de bon sens financier.
Ginette de Bordeaux

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