
Un exemple que devrait prendre la France…
UNE HISTOIRE D’EAU QUI A DU SEL
Article de Joël Hanhart – israélien.
Israël a lancé l’appel d’offres pour ce qui doit devenir la plus grande usine de dessalement au monde !
Implantée à Emek Hefer, au nord-est de Netanya, l’installation produira à terme 400 millions de mètres cubes d’eau par an, soit environ 40 % de la consommation domestique et industrielle du pays.
Le chantier sera livré en deux temps : 200 millions de mètres cubes en 2032, puis autant quatre ans plus tard. Le site disposera de sa propre centrale à gaz, d’une puissance de 230 à 300 mégawatts.
Le projet prolonge une stratégie amorcée au tournant des années 2000, quand une sécheresse persistante avait poussé l’État à miser sur l’osmose inverse.
Les usines de Sorek, Ashkelon, Hadera ou Palmachim ont, en une quinzaine d’années, transformé un pays disposant de réserves très limitées en eau douce (cf. Deutéronome 11,1) en exportateur de savoir-faire hydrique.
La production dessalée doit passer de 900 millions de mètres cubes en 2025 à 2,5 milliards d’ici 2050…
L’autre pilier est le recyclage des eaux usées.
Avec près de 85 % de ses effluents traités puis réinjectés dans l’agriculture, Israël devance largement l’Espagne, deuxième au classement mondial.
La station de Shafdan, près de Tel-Aviv, traite les rejets de 2,5 millions d’habitants avant de les acheminer par une canalisation de 120 kilomètres jusqu’au Néguev.
Associée à l’irrigation au goutte-à-goutte, mise au point par Netafim, cette gestion permet à l’agriculture de croître tout en épargnant nappes phréatiques et lac de Tibériade.
Ce savoir-faire, désormais exporté vers l’Inde, la Chine ou la Jordanie, fait de la gestion de l’eau un instrument à part entière de la diplomatie régionale israélienne.
Remarques.
Comme d’habitude, ce petit pays apporte beaucoup à l’humanité, des Nobel à la pelle, des réalisations exceptionnelles, une volonté de vie sans pareil.
Une partie de cette eau est exportée vers la Cisjordanie (Gaza avant le 7 octobre) et la Jordanie. Le coût de production est élevé, 4 fois le prix d’exploitation d’une eau naturelle (0,5€/m3).
Un projet Prosperity avec la Jordanie : production jordanienne d’électricité voltaïque pour Israël (600Mw), retour en eau pour la Jordanie (200 millions de m3).
Inconvénient : l’eau rejetée est doublement salée et porte atteinte à l’écosystème ⇒ dilution à distance des côte.
Dans la foulée, Israël récupère du magnésium et du lithium dans les rejets.
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Pensons déjà à la France qui perd 20 % de son eau potable dans les tuyaux de livraison défectueux ! 1 cinquième de gaspillage d’eau perdue pourtant traitée, ce n’est pas rien mais même pas notre Président ne s’y intéresse !
Nous, on la paye quand même d’une certaine façon cette eau !!!