Une horrible catastrophe de feux de forêts a eu lieu en Algérie où Tebboune a d’autorité décidé la remise en vigueur avant le 15 septembre de la peine de mort pour les nombreux incendiaires à l’origine des feux (1).
Les chiffres sont minorés, selon la presse marocaine qui fait état des sinistres. Il faut en effet tenir compte du conflit larvé existant entre les deux pays pour prendre les chiffres au pied de la lettre, mais l’occultation ou la minoration de ceux-ci par l’ Algérie paraît une évidence quand on voit les images d’ obsèques qui ont lieu dans les fosses communes. Le gouvernement algérien s’est tenu au nombre de 12 dès le début et cela pendant presque toute la semaine dernière !!!
Aucun chiffre fiable n’est connu à ce jour, hormis le nombre de 2 000 incendies!
On ne rigole pas là-bas avec les incendiaires !
(1) La peine de mort réinstaurée contre les pyromanes (journal el Watan)
Inhumations anonymes sous de simples numéros, médias muselés et faillite à tous les étages de l’État: la gestion des derniers feux de forêt en Algérie vire au scandale.
Alors que le décompte, provisoire mais réel, dépasse les 300 morts, le régime refuse de reconnaître l’ampleur de la tragédie pour ne pas avoir à rendre de comptes sur ses défaillances et son impéritie. À l’arrivée, un deuil national confisqué par un régime incapable ne serait-ce que de compter ses victimes. Par Tarik Qattab, le 31/08/2026
En cette fin du mois d’août 2026, l’Algérie traverse l’une des crises les plus sombres de son histoire récente, ravagée par une vague d’incendies d’une violence inouïe qui a frappé plus de treize wilayas. Au cœur du sinistre, la wilaya de Jijel s’impose comme le martyr absolu de ce drame, concentrant l’essentiel des pertes humaines. Mais au-delà des montagnes incendiées et de la désolation, une seconde tragédie se joue à huis clos: celle du mensonge d’État, de l’anonymat imposé aux morts et d’un silence officiel assourdissant sur l’étendue du drame et le nombre de victimes.
Pour empêcher que l’ampleur de la catastrophe ne vienne fissurer le récit officiel, le régime a imposé une véritable chape de plomb. Les médias publics et privés (télévisions, presse écrite, sites d’information) ont reçu des consignes strictes: interdiction totale de publier des reportages sur le terrain, de donner la parole aux familles des victimes ou de communiquer sur l’évolution du décompte mortel. La consigne est d’évacuer la dimension humaine.
Au drame d’avoir perdu un être cher s’ajoute l’outrage de la déshumanisation post-mortem. Face à l’engorgement des morgues et à l’incapacité de gérer la crise, l’État a sombré dans l’expéditif. Dans une commune sinistrée, 20 victimes y ont été inhumées dans la précipitation. Dix dans une fosse commune et dix autres juste en face. Sur les stèles improvisées, aucun nom, aucune date de naissance ni de décès, mais de simples numéros d’enregistrement anonymes.
Macabre, le chiffre réel est appelé à augmenter. Même le porte-voix officieux du régime, le youtubeur Saïd Bensdira, pourtant prompt à défendre l’indéfendable au nom du Système et de l’Etat profond algérien, n’a pu se retenir. Après un long silence, il a fini par dénoncer la faillite totale dans la gestion de la catastrophe, où la multiplicité des causes de décès renvoie inévitablement à la responsabilité des pouvoirs publics.
En lieu et place, des annonces, encore des annonces.
Comme celle de… »rétablir la peine de mort contre les personnes impliquées dans les incendies de forêt, le seul ordre concret ayant émané du président Abdelmadjid Tebboune », dimanche lors d’une réunion «consacrée aux mesures nécessaires de gestion des effets des récents incendies».
Pour tout le reste, circulez, il n’y a rien à voir. Les médias officiels annoncent même la fin (ou presque) des feux de forêts.
Face à ce vide médiatique, le deuil et l’information ont migré sur les réseaux sociaux. C’est grâce aux récits poignants de journalistes et aux avis de décès publiés par les citoyens, notamment à Jijel, que la réalité du drame affleure. Les vidéos d’enterrements collectifs et les témoignages de familles ayant perdu des proches circulent sous le manteau numérique, formant le seul registre de la mémoire nationale face à la censure du pouvoir.
Le constat le plus accablant réside dans le fait que la grande majorité de ces décès n’était pas une fatalité inéluctable. Dans un pays doté sur le papier de ressources financières suffisantes, des mécanismes de prévention et de gestion de la crise auraient pu être activés. Alors que Météo Algérie avait émis des bulletins alerte canicule et vents chauds, et que la cartographie des zones à risque (Jijel, Béjaïa, Skikda) était parfaitement documentée depuis les drames de 2021, aucun plan d’évacuation préventive massif n’a été déployé. Malgré les promesses faites cinq ans plus tôt après la tragédie de Kabylie, le manque de casernes avancées, le faible réseau d’alerte des populations et les retards dans l’acquisition d’avions bombardiers d’eau ont laissé les populations civiles encerclées par les flammes, isolées et sans secours à temps.
Pourquoi une telle obstination à taire les chiffres? Pour le régime en place, reconnaître le bilan réel équivaudrait à admettre l’échec cuisant de sa politique de prévention et de protection. Par crainte d’associer le pays à un record macabre sur la scène méditerranéenne et d’avoir à rendre des comptes sur la gestion des deniers publics et des secours, le choix a été fait d’escamoter la réalité.
Pour détourner l’attention des Algériens quant au drame qui se joue sous leurs yeux, les médias à la solde du régime, l’agence officielle APS en premier, préfèrent s’en prendre violemment à TF1 et France Télévisions, les accusant de préparer des reportages sur l’homme d’affaires Ayoub Aissiou, que l’Algérie veut voir extradé d’Espagne. https://x.com/Algerie_aps/status/2093733482258194845? ou encore confectionner à coups de rafistolage toute une actualité sur le narcotrafic en Europe pour tirer sur le Maroc. https://x.com/Algerie_aps/status/2093729343583199539?
En refusant d’accorder une reconnaissance publique et officielle aux disparus, l’État ne commet pas seulement une omission volontaire censée atténuer la gravité de ses manquements. Il se rend coupable d’une impardonnable faute politique et morale, s’apparentant à une forme de non-assistance à personne en danger et d’effacement de la mémoire. Dans la tragédie actuelle, un minimum de vérité est devenu le dernier espace de dignité. Mais même cela, le régime le refuse aux Algériens. sourceJuvénal
Le chiffre donne la mesure de la déflagration. «Les équipes de la Protection civile ont fait face à plus de 2000 incendies lors de la récente vague de chaleur», affirme le porte-parole de la Protection civile, Nassim Barnaoui. Les bulletins opérationnels ont ainsi fait état de plusieurs dizaines, voire de centaines de foyers quotidiennement.
Algérie feux de forêts : les citoyens brûlent dans les brasiers de l’ impéritie
Une femme inspecte sa maison endommagée après qu’elle a été ravagée par un feu de forêt à Bordj T’har, une commune de la province de Jijel, dans le nord-est de l’Algérie, le 27 août 2026.. AFP
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Alors que treize wilayas étouffent sous des feux de forêt dévastateurs et que le bilan réel dépasse largement le carnage occulté (estimé à plus de 300 morts), le pouvoir algérien s’enferme dans son triptyque habituel: mensonge d’État, paranoïa complotiste et mépris du peuple. Face à un pays à l’abandon où des centaines de milliers d’habitants luttent à mains nues contre les flammes, le «Système» s’avère incapable de fournir la moindre aide et confirme la faillite totale d’un État devenu simple organisateur de funéraillesnationales. Par Tarik Qattab, le 28/08/2026
Pendant que l’Algérie continue de compter ses victimes et que des incendies dévastateurs ravagent pas moins de treize wilayas du nord et de l’est du pays, une chape de plomb s’est une nouvelle fois abattue sur le sommet de l’État.
Face aux flammes qui dévorent des massifs forestiers entiers et menacent des centaines de milliers d’habitants, le régime algérien a choisi ses armes de prédilection: « le silence et les théories du complot ».
Face à cette catastrophe humanitaire et écologique majeure qui sévit depuis plusieurs jours, l’action gouvernementale s’est résumée à son strict minimum cérémoniel. Tout ce que le pouvoir a trouvé à faire, c’est de dépêcher ce vendredi, et à la hâte, son Premier ministre à Jijel, une des principales zones sinistrées, où il est venu…se recueillir sur les dépouilles.
Le régime annonce, dans une phraséologie rodée et stérile, l’ouverture d’une «enquête sur l’origine des feux». Le «Système» semble ignorer que l’État n’a pas vocation à être un simple organisateur de funérailles ni un distributeur de consolations nationales: il a le devoir fondamental de protéger ses citoyens.
Du mensonge d’État au carnage
Alors que « les autorités s’accrochent désespérément à un bilan officiel de 12 morts », un chiffre figé à des fins de verrouillage politique, la réalité du terrain décrit une tragédie sans mesure.
Sur le front des incendies, les morts ne se comptent pas par dizaines isolées, mais traduisent un véritable massacre humanitaire. Pour maintenir l’illusion d’une situation sous contrôle et éviter d’attiser la colère populaire, la présidence autocratique algérienne a intimé des ordres fermes aux ministères de l’Intérieur et de la Santé d’étouffer les chiffres.
Les recoupements partiels menés par le journaliste Abdou Semmar, « exilé en France, » apportent une lumière crue sur ce mensonge d’État. Rien que dans la wilaya de Jijel, une liste nominative de 54 à 57 victimes décédées a déjà été dressée. Le constat est similairement dramatique dans la wilaya de Béjaïa. Au total, le bilan réel dépasse très largement au-delà de la centaine de morts à l’échelle nationale, replongeant le pays dans le cauchemar de l’été 2021.
Alors que le régime algérien parle de 12 morts à l’échelle nationale, au moins 15 corps ont été mis sous terre ce vendredi, dans un seul et même endroit, ici à Jijel
Face au vide informationnel imposé, à la coupure des réseaux et de l’électricité, la population, abandonnée à son propre sort, en est réduite à dresser elle-même des registres de disparus et de blessés graves sur les réseaux sociaux.
« Les raisons de ce carnage ne relèvent aucunement d’une fatalité climatique incontournable, mais bien d’une chaîne d’incompétences et d’une négligence structurelle gravissime ».
Les facteurs géographiques et démographiques des zones touchées étaient pourtant parfaitement connus. À Béjaïa, 39 des 52 communes sont classées rurales, exposant directement près de 388.000 habitants vivant en zones montagneuses et forestières. À Jijel, les montagnes couvrent 82% du territoire et 28 communes sont fortement enclavées, plaçant plus de 113.000 habitants sur la ligne de feu.
Au total, près de 500.000 citoyens vivent sous la menace constante des flammes. Le maillage des secours y est scandaleusement inexistant. À Jijel, 17 communes ne disposent d’aucune caserne de pompiers. À Béjaïa, des agglomérations de plus de 10.000 habitants proches des massifs ne possèdent aucune unité d’intervention de la Protection civile. Les secours doivent parfois parcourir des dizaines de kilomètres sur des routes de montagne impraticables ou encerclées par le feu, arrivant sur les lieux trop tard. Aucun système d’alerte précoce, aucune consigne d’évacuation préventive ni plan d’acheminement sécurisé n’a été déployé par le pouvoir.
La faillite du pseudo «géant» africain
Comment la soi-disant «puissance régionale», regorgeant de mannes pétrolières et gazières, s’avère-t-elle incapable d’aligner les moyens matériels de base pour éteindre des brasiers prévisibles?
L’Algérie manque cruellement de bombardiers d’eau. Bloqué par des choix géopolitiques rigides, le régime s’est entêté à miser exclusivement sur des équipements russes rétifs aux livraisons, refusant d’acquérir une flotte cohérente ou de louer des moyens internationaux proportionnés. Les pompiers sur le terrain manquent d’équipements de protection de base, d’eau et de moyens logistiques lourds.
Plus révoltante encore est la passivité des forces armées. Alors que de nombreuses casernes militaires de l’Armée nationale populaire (ANP) sont implantées à proximité immédiate de ces zones montagneuses en Kabylie et dans le Nord-Est, l’armée n’a entrepris aucune opération d’évacuation d’urgence à grande échelle pour arracher les populations aux flammes, constate Abdou Semmar.
Cette situation remet en surface les vives dénonciations formulées par le cyber-activiste Amir DZ quant au budget pharaonique accordé à la Défense.
Avec « un budget militaire dépassant les 25 milliards de dollars », le plus élevé d’Afrique, l’Algérie entretient une armée suréquipée pour la parade et la surveillance politique intérieure, mais totalement inopérante et incapable de sauver sa population face à un péril naturel. Une armée d’incapables sur le plan de la protection civile, paralysée par la bureaucratie et le culte du secret. De là à défendre le pays, le doute est permis.
Par excès d’orgueil politique et au nom d’un «nif» étatique mal placé, le président Abdelmadjid Tebboune refuse de lancer un appel officiel à l’aide internationale. Demander l’appui d’avions bombardiers d’eau, de données satellitaires ou de kits médicaux d’urgence n’a jamais constitué une perte de souveraineté. D’ailleurs, aucun des pays avec lesquels l’Algérie a tout cédé en vue d’un rapprochement ne s’est dévoué. Au lieu de cela, le régime préfère abandonner ses citoyens à la mort pour préserver l’image d’un régime égocentrique. Face à une telle démission, les Algériens se débrouillent seuls. Et les appels à la mobilisation, « comme dans cette vidéo » où un citoyen implore tous ceux disposant de voitures de se rendre à Jijel pour porter secours à la population, se multiplient.
Les incendies d’août ne sont que la tragique culmination d’un été noir qui aura mis à nu la ruine globale de la gouvernance sous l’ère Tebboune. Les drames évitables se sont succédés à un rythme effrayant. Le 16 juillet 2026, l’incendie de l’orphelinat de Mohammedia a causé la mort de 11 personnes et fait 19 blessés. Le 31 juillet 2026, un bus s’est précipité dans un ravin à Boumerdès, provoquant un bilan de 28 morts et 36 blessés. Le 1er août 2026, une collision entre un bus et un poids lourd à Timimoun a fait 4 morts et 43 blessés. Le 6 août 2026, la chute d’un bus dans un ravin à Constantine s’est soldée par 6 morts et 22 blessés. Le 16 août 2026, le renversement d’un autobus à Aïn Sefra a entraîné la mort de 6 personnes et blessé 31 passagers. Le 28 août 2026, une collision d’autobus à Fouka, dans la wilaya de Tipaza, a causé 2 morts et 20 blessés.
Ces catastrophes à répétition partagent toutes le même ADN: l’incurie de l’État. L’incendie tragique de l’orphelinat d’Alger découle des coupures intempestives d’électricité suivies de surtensions qui ont embrasé un bâtiment dépourvu d’issue de secours et d’encadrement. L’hécatombe routière (plus de 60 morts en quelques semaines) trouve sa source dans le blocage arbitraire des importations de pièces détachées et de pneus neufs par le régime, contraignant les usagers et compagnies de transport à rouler avec des véhicules vétustes et dangereux.
En faisant primer la propagande sur la vie humaine, la rétention d’information sur la transparence, et le dogme de l’infaillibilité sur le principe de précaution, le régime algérien montre son vrai visage. Ce à quoi les Algériens assistent cet été, ce n’est pas seulement à une série de faits divers tragiques, mais bien à la faillite morale, sécuritaire et administrative de tout le «Système».
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