Il fallait « comprendre », « écouter », « accompagner ». Pendant des décennies (1), l’Éducation Nationale a voulu « comprendre » et du coup accepter l’inacceptable au nom d’une idéologie. Résultat: elle a fabriqué l’école la plus violente et la plus nulle de son histoire.
Le dernier symptôme vient de l’Essonne. A la veille de la rentrée 2026, Le Parisien titre: « Rixes, bas salaires, des collèges et lycées de l’Essonne cherchent encore leurs surveillants« . Traduction: personne ne veut plus faire le job. Un AED payé au SMIC, en CDD de 20h, pour séparer des bagarres, gérer des élèves qui filment, insultent, frappent, et qui savent qu’ils sont intouchables…. ça fait pas vraiment envie, faut comprendre ! On a expliqué aux élèves qu’ils avaient tous les droits et aucune obligation. On a supprimé les sanctions au nom de la « bienveillance ». On a interdit de redoubler, de noter sévèrement, de punir, de renvoyer. On a formé les profs à « désamorcer le conflit » et à « verbaliser les émotions » au lieu d’imposer l’autorité.
Pour des raisons politiques, on a aussi décidé que dire la vérité sur le niveau était discriminant. Alors on a baissé le niveau. On a validé le bac à 90% avec des élèves qui ne savent plus lire. On a accepté l’inacceptable en classe parce que l’exclure, c’était « stigmatiser ».
Aujourd’hui le retour de bâton est total :
L’école est dangereuse. Rixes à l’arme blanche, profs agressés, Assistants d’Educatio (AED) menacés… Le métier de surveillant est devenu celui de vigile sans moyens. « Ça m’a refroidi pour rempiler », confie l’un d’eux au Parisien. Tu m’étonnes.
L’école est au plus bas. Dernier classement PISA, effondrement en maths, en français. On a voulu inclure tout le monde en nivelant par le bas. On a réussi.
Presque plus personne ne veut y travailler. Plus de surveillants, plus de profs. Qui voudrait aller se faire insulter pour 800 euros par mois en étant lâché par sa hiérarchie et par l’institution au premier incident ?
On a voulu une école qui ne punit plus, qui ne classe plus, qui ne sanctionne plus. On a une école où ce sont les élèves qui font la loi, impunément, pendant que les adultes fuient.
Et le ministère continue de parler d’école « inclusive et émancipatrice ». Inclusive, oui: elle inclut désormais la violence, l’illettrisme et le chaos.
C’est pour ça que, à l’heure de cette nouvelle rentrée (de pure garderie en réalité), et d’entendre couiner les employés syndiqués de l’Educ-naze à propos du manque de vocations et de respect des éleves dus au laisser faire total depuis 40 années de socialo-communisme, traduisez
C’EST TON MONDE CO…ARD!
Le métier d’enseignant n’attire plus. Parbleu, la perspective de finir avec sa tête plantée à l’entrée de son établissement ne fait pas recette.
Tout va très bien Madame la Marquise nous dit nonoeil pour la rentrée et surtout pas besoin de drapeau BBR dans la cour, mais au fronton, pourquoi pas ?