Semax
Deux peptides médicamenteux intéressants que nos professeurs de Facultés de médecine et de CHUs devraient étudier
Voici deux peptides médicamenteux que je trouve très intéressants et que ces universitaires payés avec nos impôts devraient étudier. Leurs patentes ayant expiré, aucune entreprise pharmaceutique ne va investir pour les étudier, ce qui leur coûterait cher; elles n’ont donc aucun intérêt à les faire approuver par nos autorités.
Le BPC-157
Aujourd’hui, le BPC-157 est au cœur d’une controverse. De nombreux témoignages affirment son efficacité, notamment suite à un extrait largement partagé de l’émission de Joe Rogan où un invité décrit sa tendinite au coude incurable, guérie deux semaines après le début de son traitement avec le BPC-157.
Il y a quelques semaines le BPC-157 a été examiné par la FDA: un comité consultatif a voté pour faciliter son accès, passant outre l’avis des scientifiques de l’agence, qui estimaient que les preuves de son efficacité étaient insuffisantes. La réalité est plus nuancée et plus étrange. Un comité consultatif externe de cette FDA a voté, à une voix près, pour recommander que les pharmacies soient autorisées à le préparer. Cette recommandation n’est pas contraignante. Vous avez peut-être vu des titres sur le web annonçant son approbation par la FDA. Ce n’est pas le cas. Aucune réglementation n’a été établie. La FDA ne l’a pas approuvé.
Alors, s’il n’existe quasiment aucune preuve clinique… pourquoi l’Agence mondiale antidopage a-t-elle interdit ce BPC-157 ? Voici sa réponse surprenante : elle ne l’a pas interdit parce qu’il est efficace et un dopant, elle l’a inscrit sur la liste Substances non approuvées. Cette catégorie regroupe les substances pour lesquelles aucune autorité sanitaire, où que ce soit dans le monde, n’aurait approuvé son usage chez l’homme. Comme l’indiquent les directives antidopage : « Le BPC-157 n’ayant pas fait l’objet d’études approfondies chez l’humain, on ignore s’il existe une dose sans danger, ou même une méthode d’utilisation sûre. » Ce peptide qui guérit tout… chez les rats, personne n’a réfuté cette vérité avec des études, mais le BPC-157 n’a jamais été testé correctement chez l’homme. Libre à vous d’en faire ce que vous voulez.
Son inventeur Predrag Sikirić était surpris de constater que notre estomac produit suffisamment d’acide pour digérer la chair d’un os, pourtant, il ne se digère pas lui-même. Quelque chose le protège. Mais quoi ? Il recueille alors beaucoup de sucs gastriques différents à la recherche d’une substance protectrice dont l’existence même était incertaine. Dans un premier temps, la substance qu’il a mis en évidence semblait calmer l’inflammation. Dans une étude menée sur des rats, l’irritation du nez par la capsaïcine (le composé responsable du piquant des piments) a été observée et mesurée, et le BPC-157 a atténué cette réaction. Plus la dose administrée était élevée, plus l’effet était marqué: un « effet protecteur dose-dépendant », ce qui était prometteur.
Par la suite il observa que le BPC-157 favorisait la croissance de nouveaux vaisseaux sanguins. Les études sur des animaux ont démontré que le BPC-157 favorise la croissance de nouveaux vaisseaux sanguins. En théorie, une meilleure vascularisation permettrait une cicatrisation plus rapide. Ce qui serait une excellente nouvelle pour les lésions de nos tendons qui sont peu vascularisés. Mais la croissance de nouveaux vaisseaux sanguins est précisément ce dont une tumeur cancéreuse a besoin pour se développer. La vérité est la suivante: personne n’a démontré que le BPC-157 provoque le cancer.
Il a également été rapporté que le BPC-157 agissait sur le cerveau: il atténuait les effets de l’amphétamine, bloquant la stéréotypie induite de façon aiguë par l’amphétamine. Lorsque la FDA a finalement examiné le BPC-157, elle a rendu les résultats d’études publics. Juste un exemple, celui de cinquante-trois patients, souffrant de colite ulcéreuse, une maladie intestinale, qui ont reçu du BPC-157 par lavement, comparativement à un placebo, pendant deux semaines. La différence entre les deux groupes fut de 1,6 point sur une échelle d’activité de la maladie, avec un intervalle de confiance incluant zéro.
Les brevets pour les médicaments ont une durée de vingt ans. Le brevet couvrant la molécule du BPC-157 a été déposé en 1990, ce qui signifie qu’il a expiré en 2011. Une fois qu’une information sur un médicament possible est divulguée, il n’est plus possible de se l’approprier seulement pour soi-même. Ce qui signifie que le grand public peut se procurer ce produit auprès de laboratoires clandestins, mais aussi qu’aucune entreprise ne choisira jamais de rentabiliser de coûteux essais cliniques de grande envergure. Car dès que l’efficacité de la molécule serait prouvée puis approuvée, tous les laboratoires clandestins du monde la vendront à un prix dérisoire, sans avoir investi un centime. Les essais et les études concernant le BPC-157 se sont donc tout simplement arrêtés en 2011. Non pas à cause d’un complot de médecins et d’industries, mais pour des raisons mathématiques commerciales. Comme l’indiquait à nouveau une étude récente, quand les brevets originaux sur la composition d’un éventuel futur médicament expirent, cela réduit l’exclusivité commerciale qui incite généralement l’industrie à financer les études de phases II et III de développement d’un nouveau médicament. Aucune industrie, organisation chargée de résoudre un problème ne le résoudra réellement, parce que ses moyens de subsistance ou son pouvoir politique seraient annulés. L’industrie pharmaceutique a perfectionné ce modèle : leurs médicaments sont souvent recherchés et conçus pour être pris à vie plutôt que pour guérir rapidement les patients; les effets secondaires créant une demande pour d’autres médicaments, tout le système réglementaire est structuré pour étouffer les thérapies naturelles abordables qui risquent de le remettre en cause.
Le Semax
Histoire de ce peptide
Le Semax est un peptide développé à l’Académie des sciences de l’URSS, initialement conçu pour la récupération après un AVC et l’amélioration des performances des cosmonautes en situation de stress extrême.
Il a fait l’objet d’études approfondies en Russie et figure sur la Liste russe des médicaments essentiels, approuvée par le gouvernement de la Fédération de Russie en 2011. La médecine occidentale l’a quasiment ignoré. Les médecins russes, eux, prescrivent ce peptide cognitif depuis les années 1980. Le Semax n’a pas été évalué par la FDA, ni approuvé, ni commercialisé chez nous.
Utilisation médicale
Le Semax (en russe СЕМАКС abréviation pour sept acides aminés) est un médicament utilisé en Russie et en Europe de l’Est pour les traumatismes crâniens, principalement pour ses effets nootropiques, neuroprotecteurs et neurorestaurateurs. Les utilisations médicales de ce peptide comprennent le traitement d’accidents vasculaires cérébraux (AVC), d’accidents ischémiques transitoires (AIT), de troubles de la mémoire, de troubles des fonctions cognitives, des ulcères gastroduodénaux, des maladies du nerf optique et le renforcement du système immunitaire. Ce médicament est devenu largement vendu en ligne chez nous et utilisé comme nootrope (stimulant cognitif). Des biohackers rapportent chez l’homme une amélioration de 18 % de la mémoire de travail après 10 semaines d’administration.
Pharmacologie
Le mécanisme d’action du Semax est inconnu. Chimiquement, le Semax est un heptapeptide, analogue synthétique d’un fragment de l’hormone adrénocorticotrope (ACTH), dont la séquence d’acides aminés est la suivante : Met-Glu-His-Phe-Pro-Gly-Pro.
Chez l’animal, le Semax augmente rapidement les taux et l’expression du facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF) et de son récepteur de signalisation, la tyrosine kinase B (TrkB), dans l’hippocampe. Il active aussi rapidement les systèmes sérotoninergiques et dopaminergiques cérébraux. Il a ainsi été démontré qu’il produit des effets antidépresseur et anxiolytique, atténue les effets comportementaux d’une exposition au stress chronique et potentialise l’activité locomotrice induite par la D-amphétamine. Il a donc aussi été suggéré que le Semax pourrait être efficace dans le traitement de la dépression. Bien que le mécanisme d’action exact du Semax soit incertain, certaines données suggèrent qu’il pourrait agir via les récepteurs de la mélanocortine ou inhiber les enképhalinases. Il a été rapporté que le Semax antagonise de manière compétitive l’action de l’hormone α-mélanostimulante au niveau des récepteurs MC4 et MC5, aussi bien in vitro qu’in vivo, ce qui indique qu’il pourrait agir comme antagoniste ou agoniste partiel de ces récepteurs. Outre son action sur les récepteurs, le Semax, ainsi qu’un autre médicament russe peptidique apparenté, le Selank, inhibe les enzymes impliquées dans la dégradation des enképhalines et d’autres peptides régulateurs endogènes, bien que la pertinence clinique de cette propriété reste incertaine. En tant que peptide, le Semax présente une faible biodisponibilité per os et est donc administré en injections intraveineuses, sous forme de spray nasal ou d’injection sous-cutanée.
A mon avis, de nombreuses publications scientifiques devraient motiver nos universitaires à étudier ce Semax. Je donne juste les résumés de trois de ces publications.
Voici le résumé d’une publication: Semax, un analogue de l’ACTH(4-10) aux effets cognitifs, régule l’expression de BDNF et de trkB dans l’hippocampe du rat.
L’heptapeptide Semax est un analogue de l’ACTH. Le fragment d’adrénocorticotrophine (4-10), administré par voie intranasale, a des effets profonds sur l’apprentissage et exerce une neuroprotection marquée. Dans cette étude, nous avons constaté qu’une seule administration de Semax (50 µg/kg de poids corporel) induit une augmentation maximale de 1,4 fois du taux de protéine BDNF, accompagnée d’une augmentation de 1,6 fois du taux de phosphorylation de la tyrosine de TrkB, ainsi qu’une augmentation de 3 fois et de 2 fois des taux d’ARNm de l’exon III de BDNF et de TrkB, respectivement, dans l’hippocampe du rat. Les animaux traités au Semax ont présenté une nette augmentation du nombre de réactions d’évitement conditionné. Nous suggérons que le Semax influence les fonctions cognitives cérébrales en modulant l’expression et l’activation du système BDNF/TrkB hippocampique.
Autre publication: Comparaison de la dynamique temporelle de l’expression des gènes NGF et BDNF dans l’hippocampe, le cortex frontal et la rétine du rat sous l’effet du Semax.
Les neurotrophines constituent une famille de protéines structurellement apparentées qui régulent la survie, la différenciation et le maintien de la fonction de différentes populations neuronales. Certains peptides sont capables d’influencer la production et l’activité des neurotrophines. Parmi ces peptides synthétiques figure l’heptapeptide Semax, analogue du fragment N-terminal 4-10 de l’hormone adrénocorticotrope. On sait que le Semax agit sur l’apprentissage et la formation de la mémoire et exerce des effets neuroprotecteurs chez les rongeurs et les humains. Des rats mâles Wistar ont été traités avec du Semax pendant 20 min, 40 min, 90 min, 3 h, 8 h et 24 h. L’expression des gènes du facteur de croissance nerveuse (NGF) et du facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF) dans le cerveau et la rétine des rats a été analysée par PCR en temps réel. Il a été observé qu’après administration de Semax, une activation multidirectionnelle de l’expression des gènes étudiés était observée dans l’hippocampe, le cortex frontal et la rétine. L’expression des deux gènes de neurotrophines était diminuée dans l’hippocampe et la rétine des rats 20 min après l’administration de Semax, et augmentée dans le cortex frontal. Les niveaux d’expression du NGF sont restés pratiquement constants dans la rétine au stade initial, tandis que les niveaux d’expression du BDNF ont augmenté de manière significative 90 minutes après l’administration de Semax.
Autre article: Expression des gènes de neurotrophines dans le cerveau de rat sous l’action du Semax, un analogue de l’ACTH 4-10.
L’heptapeptide Semax, analogue du fragment N-terminal de l’hormone adrénocorticotrope (4-10), a démontré plusieurs effets neuroprotecteurs. Certaines études ont établi un lien entre ces effets et l’augmentation de l’expression des gènes de neurotrophines suite à l’administration de ce peptide dans des cultures de cellules neuronales: induction rapide des ARNm de neurotrophines dans des cultures de cellules gliales de rat par le Semax, un analogue de l’hormone adrénocorticotrope. Dans cette étude, nous avons examiné l’action du Semax sur les variations rapides de l’expression des gènes du facteur de croissance nerveuse (NGF) et du facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF) in vivo. Des rats mâles Wistar ont été traités pendant 1 h avec du Semax (50 µg/kg, administration intranasale unique) et l’expression des gènes de neurotrophines dans le cerveau des rats a été analysée par PCR en temps réel. Il a été révélé qu’une administration intranasale de Semax augmentait l’expression des deux gènes de neurotrophines dans l’hippocampe des rats. L’expression du gène BDNF augmentait également dans le tronc cérébral et le cervelet. L’expression du gène NGF diminuait dans le cortex frontal des rats. Ainsi, le Semax induit des changements rapides, spécifiques aux gènes et aux régions, dans l’expression des gènes de neurotrophine dans le cerveau normal du rat.
Conclusion
En Occident on paie correctement un grand nombre de professeurs et beaucoup de leurs assistants de recherche dans nos Universités et nos Centres Hospitaliers Universitaires. En Suisse on les paie bien pour avoir les meilleurs, qu’ils encadrent et forment bien et avec des principes élitistes nos futurs médecins et qu’ils fassent de la recherche, tout particulièrement fondamentale, donc habituellement non lucrative. Non satisfaits, trop ne font quasiment que des travaux de recherches concoctés clef en main puis grassement payés par les entreprises pharmaceutiques et les fabricants d’appareils médicaux… Nos universités devenues commerciales, et pour bien de leurs Facultés des centres d’endoctrinements de la gauche et des écolos pastèque, sont de plus en plus corrompues par l’arrivisme personnel d’enseignants, qui tout comme bien trop de nos élus, ne font que faire passer leurs intérêts personnels et les autres avant les nôtres.
PD. Dr. méd. Dominique Schwander
août 2026
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