Liberté d’expression en danger : le pouvoir français ne supporte plus la critique

La France, terre des Lumières et de la liberté de conscience, glisse dangereusement vers l’abîme.

Barrot, ministre des Affaires étrangères, avait déjà ouvertement appelé à « une mise au pas des réseaux sociaux »  (rien que ça !!!) pour contrer ce qu’il nomme « l’internationale réactionnaire  » en février dernier sur France Info.

Apparemment, ce n’était pas un dérapage isolé. Ses paroles  s’inscrivent dans une logique où toute vision différente de la ligne officielle – notamment sur les questions internationales – est assimilée à une menace, voire à une ingérence. Les fauves sont lâchés !

Le même Barrot a multiplié les attaques contre Xenia Fedorova, ancien dirigeant de RT France devenue chroniqueur dans des médias français. Qualifiée de propagandiste patentée servant « la soupe de Vladimir Poutine » , elle a fait l’objet d’un arrêté d’expulsion en juillet 2026. Dans une tribune au Monde, le ministre a présenté son cas comme l’illustration de la  menace d’ingérence . Fedorova a répondu point par point dans le JDD, demandant où sont les preuves concrètes d’opérations de déstabilisation pilotées par le Kremlin. Aucune démonstration claire n’a été fournie au-delà de ses prises de position publiques.

Pire : lors de l’audience au tribunal administratif, le ministère de l’Intérieur a cité nominativement des personnalités comme Philippe de Villiers, Henri Guaino, Florian Philippot, Booba ou Ségolène Royal, les accusant de contribuer à un  blanchiment  de la propagande russe. Philippot, dans une vidéo publiée ce 24 août 2026, dénonce une escalade où cinq opposants – dont lui – seraient menacés d’emprisonnement.  Le gouvernement devient fou , résume-t-il.

Cette instrumentalisation de la prétendue menace russe sert évidemment de diversion à l’approche de 2027. Comme le souligne un article du JDD, elle permet de placer sous surveillance (morale et plus si affinités) ceux qui contestent le bilan du pouvoir ou la politique étrangère, tout en détournant l’attention des Français des vrais sujets. Quand un ministre parle de  reprendre le contrôle de l’espace public  et de mise au pas, le vocabulaire n’est plus celui d’une démocratie libérale. C’est celui du contrôle.

Macron, Lecornu, Barrot et leurs relais ne supportent plus la contradiction. Critiquer la ligne officielle sur l’Ukraine, l’UE ou les réseaux sociaux devient suspect. La liberté d’expression n’est pas un luxe : c’est le fondement même du débat démocratique. Quand le pouvoir désigne ses contradicteurs comme des relais d’une puissance étrangère sans preuves solides, et menace explicitement de museler les plateformes, il faut tirer la sonnette d’alarme.

La France ne peut pas devenir le pays où l’on embastille (ou expulse) pour avoir osé penser autrement. Il est temps de défendre, sans relâche, le droit de critiquer.

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3 Commentaires

  1. Tricheurs, menteurs, perfides, malhonnêtes, et certains, des criminels complices. Ce sont nos « zéllites » aujourd’hui. N’oublions surtout pas : des lâches qui fanfaronnent.