La Terre donne un signal d’alerte avant chaque grande extinction de masse…

Avant les cinq grandes extinctions de masse, la Terre aurait à chaque fois donné ce signal d’alerte

Avant que n’arrive le pire, la Terre avait lancé un avertissement, un changement dans la chimie de ses océans et dans son climat. Observé en amont des cinq grandes extinctions qui ont eu lieu en plus de 500 millions d’années d’histoire, ce phénomène pourrait aider à prévenir une nouvelle phase tragique.

De l’évolution des micro-organismes à la naissance d’innombrables et merveilleuses espèces, l’histoire de la vie sur Terre a toujours été tumultueuse. La planète bleue a subi plusieurs extinctions de masse, survenues semble-t-il sans prévenir pour anéantir les êtres vivants et laisser la place à d’autres. Publiée par six chercheurs dans la revue Nature au début du mois d’août, une nouvelle étude révèle que le climat terrestre a connu exactement « cinq régimes distincts ».

Ces derniers ont été séparés par « des périodes de transition abruptes marquées par des changements environnementaux rapides » au cours des 539 millions d’années. Or, ces phases de transition rendent la vie sur Terre particulièrement vulnérable aux extinctions massives, qui souvent leur succèdent. Selon cette équipe de scientifiques, ces « cinq régimes distincts » auraient conduit aux cinq grandes extinctions massives de l’Ordovicien, du Dévonien, du Permien, du Trias-Jurassique et du Crétacé-tertiaire.

Un signe avant-coureur

Aux alentours des cinq grandes extinctions de masse jamais enregistrées, la chimie de la Terre aurait commencé à « vaciller », puis la biodiversité aurait été frappée de plein fouet. Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques ont élaboré un indicateur de vulnérabilité de la biosphère globale, combinant les données sur les apparitions et disparitions des espèces pour déterminer si la Terre se trouve actuellement dans une période où les extinctions massives sont plus probables.

Plus les espèces disparaissent et apparaissent rapidement, « ce qui traduit une volonté d’adaptation à des conditions nouvelles et difficiles », alors que la diversité diminue, « ce qui reflète la réduction des possibilités biotiques », plus l’écosystème est considéré comme faible, explique le paléontologue Andrej Spiridonov de l’université de Vilnius. « Il convient de noter que la vulnérabilité est une mesure globale, et que lorsque l’état de la biosphère est vulnérable, cela ne signifie pas que chaque espèce, ni même chaque région du monde, est en situation de stress », précise cet expert.

Une autre catastrophe au Cénozoïque ?

Ensuite, les chercheurs ont comparé cet indice aux grands changements climatiques du passé. Ils ont constaté que les périodes les plus chaudes étaient « généralement associées » à une plus grande fragilité de la biosphère. Le phénomène était « particulièrement marqué » lorsqu’un régime climatique touchait à sa fin et qu’un autre commençait. La vulnérabilité pouvait alors augmenter et c’est justement lorsque ces pics ont été atteints que les cinq grandes extinctions de masse ont eu lieu.

Leur découverte ne signifie toutefois pas que les changements chimiques ou climatiques ont, à eux seuls, provoqué toutes les extinctions. Dans certains cas, d’autres catastrophes sont clairement intervenues, comme l’impact de l’astéroïde Chicxulub, responsable de la disparition de nos chers dinosaures. L’étude des six scientifiques affirme surtout que la Terre envoie une sorte de signe d’alerte naturel lorsqu’elle approche d’une transition critique.

« Cela nous renseigne sur d’éventuels changements majeurs imminents, une extinction de masse, voire une série d’extinctions », expose Andrej Spiridonov. S’ils ne peuvent pas prévoir l’avenir de l’humanité face au changement climatique et à l’accélération actuelle des extinctions, ils soulignent que le Cénozoïque, l’ère géologique dans laquelle nous vivons, apparaît comme une période exceptionnellement stable, avec une faible activité volcanique. De quoi rassurer les petits humains que nous sommes.

Source Geo

 459 total views,  459 views today

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


1 Commentaire

  1. Le pire ennemi de l’humain, c’est l’humain lui-même. Que les hommes ne soient pas encore autodétruits relève du miracle.