Ah, le Var en été… Soleil, cigales, pins parasols, et ce petit frisson délicieux à la pensée que le prochain mégot ou la prochaine étincelle pourrait transformer le département en brasier…
Heureusement, l’État a l’outrecuidance de vouloir imposer des débroussaillements obligatoires autour des habitations. Une mesure de bon sens, éprouvée, destinée à freiner le feu, protéger les vies, les biens et même… les animaux qui, une fois le massif parti en fumée, n’ont plus grand-chose à grignoter.
Mais voilà que certaines associations environnementales, dans un élan de pureté écologique digne des plus beaux excès de zèle, menacent de bloquer la machine. La LPO Provence-Alpes-Côte d’Azur et la SOPTOM ont déposé des recours contre l’arrêté préfectoral du 26 septembre 2025. Elles ne contestent pas, disent-elles, le principe du débroussaillement. Non, bien sûr. Elles veulent juste que l’on prenne davantage en compte la tortue d’Hermann, la pie-grièche méridionale et la pie-grièche à tête rousse. Comme si le préfet Simon Babre n’avait rien d’autre à faire que de négocier les conditions d’hibernation d’un reptile pendant que les agriculteurs du Gros Bessillon regardent encore leurs terres calcinées.
Le préfet a eu le culot de leur demander solennellement de retirer leurs recours pour travailler sereinement. Quelle violence ! Quel mépris de la biodiversité ! Après tout, qu’importe si seules 30 % des zones soumises aux obligations légales de débroussaillement sont correctement entretenues à l’échelle nationale. Qu’importe si 90 % des maisons détruites par les feux de forêt se trouvaient sur des terrains mal ou pas débroussaillés. L’essentiel, c’est que le broyage mécanique ne dérange pas trop les espèces protégées. On a déjà vu, dans les Maures, des opérations retardées ou freinées au nom de la tortue… pour finalement compter plus d’une centaine de ces mêmes tortues carbonisées. Mais chut : la cohérence n’est pas une vertu écologique.
Il y a quelque chose de profondément comique – et un peu pathétique – dans cette posture. On se drape dans la défense de la nature tout en freinant la seule mesure qui permettrait à cette nature de ne pas finir en cendres tous les étés. On protège la tortue contre le débroussailleur, mais on la livre volontiers aux flammes. On préfère le contentieux administratif à la prévention. On élève quelques espèces au rang de totems intouchables pendant que des familles, des exploitations agricoles et des pompiers risquent leur peau. C’est moins de l’écologie que de l’écologie de salon, celle qui se pratique à distance raisonnable des panaches de fumée.
Et puis il y a ce petit parfum d’antipatriotisme soft, ce refus de considérer que la sécurité des habitants d’un département français exposé comme le Var puisse primer sur des arrangements réglementaires de plus en plus tatillons. On n’est plus dans la protection de la biodiversité, on est dans la sacralisation d’un principe abstrait qui finit par se retourner contre la réalité du terrain. Les incendies ne lisent pas les mémoires de recours. Ils ne font pas de distinction entre une pie-grièche et une maison familiale. Ils brûlent.
Alors oui, soyons ironiques jusqu’au bout : bravo. Continuez à saisir la justice. Continuez à demander des précautions supplémentaires, des périodes restreintes, des surfaces maximales, des méthodes manuelles uniquement. Pendant ce temps, le Var restera ce qu’il est devenu : un département où l’on se bat pour débroussailler… pendant que d’autres se battent pour empêcher de le faire correctement. La nature, elle, continuera de partir en fumée. Et les associations pourront toujours pleurer les tortues mortes dans les flammes. C’est tellement plus noble que d’admettre qu’on a peut-être un peu exagéré.
Christine Tasin
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Écolos-dingos, qu’il y ait trop d’électricité ou pas assez, c’est toujours Nicolas qui paye.
https://www.epochtimes.fr/royaume-uni-larret-des-eoliennes-a-deja-coute-plus-dun-milliard-deuros-et-pesent-sur-les-factures-3328148.html
Merci de cet exposé plein de bon sens ! Les escrobobos vont-ils aller jusqu’à interdire aux pompiers d’utiliser les motopompes et véhicules aux hydrocarbures pour « protéger la planète ». P’tain, ça crache trop de CO2. Alors répondons leur que le co2 participe à l’extinction de l’incendie… C’est du bon sens hi hi !
Chut…ils vont faire interdire les extincteurs au CO2 qui privent les feux d’oxygène.