Le boom silencieux de la fabrication aux Etats-Unis
Sous le brouhaha médiatique, une histoire importante et méconnue se dessine : un boom industriel se déploie actuellement aux États-Unis, et plus particulièrement au centre du pays.
Ce boom naissant représente un tournant historique, car les investissements dans les usines et la production tangible impliquent des dépenses d’investissement extrêmement stables. Cet engagement envers la production constitue un pari macroéconomique sur un cycle de plusieurs années, et non un pari à court terme sur la dernière mode ou sur le prix de l’essence la semaine prochaine. De ce fait, cette histoire, largement passée sous silence, mérite d’être étudiée et mise en lumière, tant pour ses retombées économiques que pour les retombées politiques potentielles pour les candidats de la droite populiste.
Mais avant d’examiner l’importance de ce changement, il est essentiel d’analyser les chiffres, les données de terrain vérifiables qui confirment cette nouvelle réalité. L’indicateur le plus suivi de l’activité productive, l’indice ISM manufacturier, vient d’atteindre un nouveau sommet en quatre ans. Plus précisément, cet indice s’établit désormais à 55, bien au-dessus du seuil de 50, qui signale une expansion. Ce chiffre est en hausse depuis sept mois. (Note : L’indice de référence pour le secteur manufacturier pour la zone Euro est le PMI manufacturier (et non l’indice ISM, qui est américain). Entre 2020 et 2024, cet indice a connu de fortes variations : un creux historique soit une baisse à 33,4 en avril 2020 (grâce à la soit-disant pandémie COVID-19), un pic record à 63,4 en juin 2021 (reprise), avant de retomber sous la barre des 50 en zone de contraction, soit une baisse, tout au long de l’année 2024). Par ailleurs, l’emploi dans le secteur manufacturier est en progression, atteignant lui aussi un nouveau record en quatre ans. Il s’agit d’emplois bien rémunérés, permettant aux familles de subvenir à leurs besoins et contribuant à la force de notre société dans son ensemble, et non de petits boulots à temps partiel ou de transitions vers l’économie des petits boulots.
Les emplois dans le secteur de la construction, directement liés aux usines et au commerce, explosent sous la présidence de Donald Trump, à un rythme dix fois supérieur à celui qu’il a hérité de Joe Biden. Au premier trimestre 2025, lors de l’entrée en fonction de Trump, les États-Unis n’avaient créé que 9 300 emplois de ce type dans la construction. À ce jour, au troisième trimestre 2026, l’Amérique en a créé 93 000, et ce n’est pas fini. Un progrès remarquable ! Comment expliquer cette renaissance ? La réponse réside dans des politiques solides. Tout d’abord, l’administration Trump insiste sur un commerce équitable et réciproque. Fini le temps où l’Amérique tolérait les pratiques commerciales abusives et prédatrices, notamment celles de la Chine. Mais même en dehors de nos adversaires du Parti communiste chinois, nos alliés et « amis » ont également abusé de l’économie américaine. Par exemple, l’Europe occidentale subventionnait massivement ses exportations vers les États-Unis grâce à la TVA, rendant ses produits bien plus abordables pour les Américains que les produits américains exportés. Ces barrières commerciales non tarifaires ont été habilement dénoncées et neutralisées par la nouvelle approche américaine du commerce.
Aujourd’hui, le contexte des investissements aux États-Unis en fait la meilleure destination au monde pour les capitaux et les ressources. De fait, les capitaux étrangers affluent désormais pour construire et investir aux États-Unis. L’année dernière, en 2025, les capitaux internationaux ont investi 232 milliards de dollars aux États-Unis, soit une hausse spectaculaire de 50 % par rapport à 2024 sous la présidence de Biden.
Ce rythme effréné ne montre aucun signe de ralentissement. Le Financial Times prévoit que les engagements de capitaux étrangers atteindront un nouveau record de 321,4 milliards de dollars en 2025. De plus, les États-Unis ont capté une part record de 23,6 % de ces engagements à l’échelle mondiale. L’époque où l’on se contentait de gérer la délocalisation constante de la production américaine est révolue, et c’est tant mieux ! Les dirigeants d’entreprises, tant à l’étranger qu’aux États-Unis, reconnaissent qu’investir sur le territoire américain est judicieux dans un cadre réglementaire allégé qui encourage l’innovation et permet à l’esprit d’entreprise américain de s’épanouir.
Ce cadre juridique et de conformité est désormais renforcé par une politique énergétique ambitieuse qui exploite pleinement le potentiel des ressources américaines pour alimenter l’industrie pendant de nombreuses années grâce à une énergie américaine abondante et fiable. Ensemble, tous ces indicateurs montrent que le programme économique « L’Amérique d’abord » tient sa promesse fondamentale : réindustrialiser l’Amérique. Ces dernières décennies, une grande partie du pouvoir économique s’est concentrée entre les mains d’une petite élite diplômée. Aujourd’hui, les Américains constatent une évolution inverse. Certes, l’Amérique peut et doit dominer les secteurs de la finance et des services. Mais un pays fort se doit aussi de produire, notamment les produits essentiels à une économie moderne, comme les semi-conducteurs de pointe et les médicaments novateurs. L’Amérique connaît une renaissance discrète mais bien réelle de son secteur manufacturier. Certes, le sentiment économique du public reste sceptique en ce moment, ce qui est compréhensible après cinq années d’inflation insoutenable. Mais ces tendances historiques dans le secteur manufacturier laissent présager que les fortes hausses récentes des salaires réels des cols bleus, c’est-à-dire les salaires ajustés au coût de la vie, ne feront que s’accélérer.
Sur le plan électoral, les médias traditionnels, hélas, ne manifestent aucun intérêt pour cet événement majeur. Il incombe donc à notre mouvement et à nos candidats de diffuser la bonne nouvelle de cette tendance bien réelle qui annonce une prospérité accrue pour les petites entreprises.
Reproduit avec l’aimable autorisation du Daily Signal, une publication de la Heritage Foundation.
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Pardon, mais moi c’est la situation économique de la FRANCE qui m’intéresse, pas celle de l’UE ! Je suis né Français et ne me renierai pas en me faisant Européen. Ben MERDE ALORS !!!
Faut arrêter les contre-vérités-sottises. La TVA touche autant l’entreprise française qui produit en France que le produit US importé. On supprime la TVA à l’import on organise une concurrence déloyale et on désindustrialise le peu qu’il nous reste.
La réalité est que les US subventionnent leurs produits tout comme les chinois car ils en produisent la moitié en Chine avec des salaires faibles, de même que nos multinationales qui prennent le main-d’oeuvre du Bangladesh ou même du Maroc par exemple.
C’est la mondialisation qui a conduit à tous les désordres que l’on constate actuellement comme le manque de masques ou de médicaments en France.
Je vous livre un scoop : la Chine fait chanter le monde avec les terres rares et tient les US par les nougats. Or jusqu’en 1990 la France avec Rhône-Poulenc et son usine de Rochelle assurait près de ma moitié de la production mondiale de terres rares. Les crétins ont tout délocalisé en Chine. La France est dirigée par des crétins dont le Medef a ses beaux spécimen. Rappelez-vous, il y peu ils en étaient à arrêter tout le nucléaire. Des crétins nos politiques….
Au MEDEF ce ne sont pas des crétins mais des vampires assoiffés de fric, de mauvais Français. Les crétins uniquement les politiques.