L’invasion marocaine de Ceuta et Melilla est un événement d’ampleur majeure aux implications étendues en Europe : les immigrationnistes se frottent les mains, les autres disent « on ne savait pas » et voteront pour les mêmes. Promis juré.
Ce matin, des explosions ont été entendues à la frontière de Melilla, en Espagne, et des dizaines de milliers de migrants clandestins musulmans africains ont pris d’assaut une deuxième ville espagnole, cette nuit, en criant « ALLAHU AKBAR ».
Ceuta est tombé hier. Melilla est presque perdue. Dites bonjour, ce sont vos futurs voisins. Oui parce qu’ils ne vont pas trop rester en Espagne. Où vont-ils aller ? Suivez mon regard, ils parlent français.
Ce qui a mis le feu aux poudres
Trois phénomènes se conjuguent dans la formation de cet ouragan humain. La bêtise, la corruption, et l’opportunisme.
1. Bêtise
Le gouvernement socialiste de Pedro Sánchez a présenté un projet en début d’année 2026 visant à régulariser d’ici l’été la situation de centaines de milliers de migrants clandestins (entre 500 000 et plus d’un million de demandeurs, selon les estimations) déjà présents en Espagne. Résultat, il a créé un premier effet d’aspirateur et attiré davantage de migrants vers le territoire espagnol.
- Corruption
En juillet, la Cour suprême espagnole a restreint l’application des règles spéciales de « refoulement à la frontière » aux migrants interceptés en mer ou aux frontières des enclaves (Ceuta/Melilla). Les réseaux de passeurs ont « interprété » cette mesure comme un accès facilité et une diminution du risque d’expulsion immédiate, ce qui a contribué à la flambée des arrivées, selon les autorités espagnoles.
- Opportunisme
Babak Taghvaee, un analyste en matière de défense, affirme que les services de renseignement espagnols considèrent l’arrivée massive de Marocains à Ceuta comme une opération orchestrée par le gouvernement du roi Mohammed VI, qui aurait gracié des criminels, libéré des détenus et peut-être envoyé des soldats de l’armée, les auraient transportés par camions et guidés par la police.
Il existe des précédents historiques où le Maroc a été accusé d’avoir assoupli les contrôles aux frontières pour faire pression sur l’Espagne et sur l’Europe :
- Levier diplomatique sur le Sahara occidental : le Maroc a historiquement utilisé les pressions migratoires sur Ceuta et Melilla pour pousser l’Espagne et l’UE à reconnaître ses revendications de souveraineté sur le Sahara occidental, un différend de longue date ; le ralliement de l’Espagne à la position du Maroc en 2022 a d’ailleurs fait suite à une précédente crise migratoire survenue en 2021.
- Incitations économiques et aides : cette vague de migrants orchestrée pourrait permettre d’obtenir de l’Espagne et de l’Europe un soutien financier accru de l’UE, des accords commerciaux ou des fonds pour la gestion des frontières, en échange du rétablissement du contrôle et de la maîtrise des flux futurs.
- Signal politique interne : cela démontre le contrôle du roi Mohammed VI sur les frontières et l’appareil sécuritaire.
Chronologie
- Avant le 30 juillet : augmentation des passages clandestins vers Ceuta (enclave espagnole d’Afrique du Nord frontalière du Maroc), avec environ 1 500 arrivées par voie maritime signalées au cours des quelque 10 jours précédents. Les autorités marocaines auraient gracié des milliers de prisonniers à cette période, ce que certains observateurs ont mis en lien avec les événements qui ont suivi.
- 30 juillet 2026 (vague principale) : Des dizaines de milliers de personnes (on parlait initialement de quelques milliers, mais les estimations ont ensuite fortement augmenté), principalement des jeunes hommes, ont franchi la frontière à la nage ou en pataugeant dans des zones telles que la digue de Tarajal, ou encore en submergeant et en franchissant de force les barrières frontalières.
- La frontière s’est « totalement effondrée ».
- Au moins 18 décès ont été signalés, dus à des noyades et à des bousculades.
- Ceuta a déclaré l’état d’urgence humanitaire et sociale.
Les centres d’accueil ont été débordés (certains fonctionnant à 2 400 % de leur capacité).
- L’Espagne a annoncé le déploiement de troupes et de renforts policiers. Des vidéos montrant les foules se précipitant vers la frontière ont largement circulé sur X, principale source d’informations fiables (grâce aux notes de communauté qui immédiatement dénoncent les fake news et la désinformation).
- Des vagues massives de migrants ont fait irruption à Melilla hier soir. Ils se sont attaqués aux forces de l’ordre espagnoles, ont fait irruption dans des habitations, pillé des magasins, incendié des voitures, et squatté des habitations inoccupées.
31 juillet 2026 (la crise en cours et monte en puissance) : les chiffres ont été révisés de 49 000-60 000 en environ 24 heures à plus de 80 000. Notez que c’est l’équivalent de la population de la petite ville côtière.
- Des rapports font état d’un chaos total à Ceuta, notamment de foules se rassemblant devant les supermarchés (par exemple, un magasin Mercadona clôturé et gardé par la police pour empêcher les pillages).
- Poursuite de l’intervention de la police marocaine près de la frontière ; le Premier ministre espagnol Sánchez a prévu une visite.
Un peu de sens dans ce chaos
Faisons le point, car tout va si vite, lorsque les frontières s’ouvrent, et que les camions et bateaux préparés à l’avance déversent sur un continent qui leur ouvre les bras (et votre portefeuille) des dizaines de milliers de jeunes en âge de combattre.
À Ceuta, les épiceries sont barricadées et surveillées par la police. Pourquoi ? Parce que des centaines de migrants affamés attendent l’occasion de les piller.
- On voit les militaires espagnols rester là à REGARDER tandis que des MILLIERS d’Africains en situation irrégulière continuent d’affluer massivement à la frontière. Ils ont reçu l’ordre de ne rien faire. Ou ils ne veulent pas être lynchés.
Si vous n’avez pas vu toutes les images, c’est dramatique :
Demain :
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.com.
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