Quitter une religion devrait être un acte intime, libre, personnel. En France, pays de la laïcité, personne ne devrait avoir à se justifier d’avoir changé de croyance, d’avoir cessé de croire, ou d’avoir choisi de vivre en dehors d’un cadre religieux. Pourtant, pour beaucoup d’ex-musulmans, cette liberté reste encore théorique.
L’apostasie n’est pas seulement un mot. C’est une réalité vécue par des femmes et des hommes qui, après avoir quitté l’islam, se retrouvent parfois confrontés au rejet familial, à l’intimidation, à l’isolement social, aux menaces, voire à la peur de parler publiquement. Certains vivent à visage découvert. D’autres se taisent pour protéger leur travail, leurs enfants, leur sécurité ou simplement leur paix.
C’est pour cette raison que Elsa collectif ex-musulman existe.
Notre combat est clair : défendre la liberté de conscience, défendre la laïcité, protéger la parole des apostats, et rappeler qu’en République française, aucune pression religieuse ou communautaire ne doit empêcher un individu d’être libre.
Nous ne combattons pas des personnes. Nous ne combattons pas des origines. Nous ne combattons pas une population. Nous combattons l’emprise, l’intimidation, le séparatisme mental, la peur imposée à ceux qui veulent penser autrement.
Être ex-musulman ne devrait pas être un danger.
Être critique de la religion ne devrait pas être une provocation.
Être une femme libre ne devrait pas être un scandale.
Être français, laïque et attaché à la liberté ne devrait pas nécessiter du courage.
Et pourtant, il en faut.
Il faut du courage pour dire publiquement : « Je ne crois plus. »
Il faut du courage pour dire : « Je refuse qu’une religion décide de ma vie. »
Il faut du courage pour dire : « Ma conscience m’appartient. »
Il faut du courage pour dire : « Je suis apostat, et je n’ai pas à m’excuser d’exister. »
Ce courage, beaucoup d’ex-musulmans l’ont payé cher. Certains ont perdu leur famille. D’autres ont perdu des amis. Beaucoup ont appris à surveiller leurs mots, leurs publications, leurs fréquentations. Certains ont dû se reconstruire seuls, dans le silence, parce qu’ils ne trouvaient aucun espace pour être entendus.
La France doit être cet espace.
Notre pays possède un trésor politique et moral : la laïcité. Mais la laïcité ne doit pas rester un slogan. Elle doit protéger concrètement les individus, en particulier ceux qui subissent des pressions religieuses. La liberté de croire est essentielle. Mais la liberté de ne pas croire l’est tout autant. La liberté de quitter une religion est aussi fondamentale que celle d’y entrer.
Aujourd’hui, trop souvent, l’apostat est oublié. On parle des religions, des croyants, des communautés, des institutions religieuses. Mais on parle rarement de ceux qui sortent de ces cadres et qui demandent simplement à vivre libres. Les ex-musulmans ne demandent pas un privilège. Ils demandent l’application normale des principes républicains.
Notre collectif veut porter cette voix.
Nous voulons créer un espace de parole, de soutien et de protection pour celles et ceux qui n’osent pas encore parler. Nous voulons rappeler que la critique des religions est un droit. Nous voulons défendre les femmes qui refusent l’assignation religieuse. Nous voulons soutenir les apostats menacés. Nous voulons alerter les institutions lorsque des pressions communautaires ou idéologiques deviennent incompatibles avec les valeurs françaises.
Il ne s’agit pas de haine. Il s’agit de liberté.
Trop souvent, ceux qui critiquent une religion sont immédiatement accusés de haine. Cette confusion est dangereuse. Critiquer une doctrine, une idéologie, une pratique ou une pression religieuse n’est pas attaquer des personnes. C’est exercer un droit fondamental. Une société libre doit pouvoir débattre des religions comme elle débat des idées politiques, des systèmes philosophiques ou des idéologies.
Aucune croyance ne doit être placée au-dessus de la critique.
Le rôle d’une association comme la nôtre est aussi de rappeler une chose simple : l’apostasie existe. Elle est française, elle est républicaine, elle est légitime. Des citoyens issus de familles musulmanes, ou ayant grandi dans un environnement musulman, ont le droit de dire qu’ils ne veulent plus de cette religion dans leur vie. Ils ont le droit de choisir leur chemin sans être humiliés, surveillés, menacés ou exclus.
La République doit regarder cette réalité en face.
On ne peut pas défendre sincèrement la liberté d’expression sans défendre les apostats. On ne peut pas défendre sincèrement la laïcité sans défendre ceux qui subissent des pressions religieuses. On ne peut pas parler d’émancipation sans écouter celles et ceux qui ont dû s’arracher à une emprise pour redevenir eux-mêmes.
Notre message est donc simple : nous sommes là.
Nous sommes là pour les apostats qui ont peur.
Nous sommes là pour ceux qui ne peuvent pas parler dans leur famille.
Nous sommes là pour les femmes qui refusent qu’on décide à leur place.
Nous sommes là pour ceux qu’on intimide au nom du religieux.
Nous sommes là pour rappeler que la France n’appartient à aucune religion, mais à ses citoyens.
À travers Elsa collectif ex-musulman, nous voulons faire entendre une voix trop longtemps marginalisée : celle des ex-musulmans attachés à la France, à la liberté, à la laïcité et à la dignité humaine.
Nous ne voulons plus nous cacher.
Nous ne voulons plus baisser les yeux.
Nous ne voulons plus demander la permission d’être libres.
Notre combat est un combat républicain.
Notre combat est un combat laïque.
Notre combat est un combat pour la liberté de conscience.
Et ce combat ne fait que commencer.
Merakchi Elsa
Présidente – Elsa collectif ex-musulman
Lire aussi l’article du JDD
https://www.lejdd.fr/Societe/apostasie-les-ex-musulmans-face-aux-menaces-et-a-lisolement-163882
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Mon commentaire sauté, est-ce volontaire ? [Réponse d’un modérateur : il y aurait matière à procès contre Christine; « Apologie de crimes ou destruction de biens ».
La destruction d’un lieu de culte est un délit grave (dégradation volontaire de biens d’utilité publique ou destinés au culte, articles 322-1 et suivants du Code pénal).]
Ou un ratage ?
Vivent les mosquées et les voilées !!
Autant une conviction religieuse ne peut être un boulet pour un tiers, autant la laïcité ne peut l’être pour qui que ce soit. La laïcité ne peut se vivre sereinemment que dans le cadre d’une adhésion libre, pleinement pesée et réfléchie. Lorsqu’elle permet l’interdiction du port du voile pour les jeunes filles et les dames désireuses de s’en couvrir, la laïcité est, tout autant, un boulet inacceptable et, dès lors condamnable !
Mon cher, si ces dames veulent se couvrir, libre à elles de s’installer dans l’un des 56 pays musulmans.
En France, on ne veut pas d’intégriste musulman, du balai, dehors, ouste !!!!
Pas de charia, la France est un pays LIBRE, et elle doit le rester.
La France ETAIT cet espace avant son envahissement sciemment organisé pour détruire une grande nation qui dérangeait.
Tant que certains n’auront pas été délogés, tout empirera.