La Corse sacrifiée sur l’autel de l’indifférence : même le presbytère de Levie n’est plus sacré

Pendant que les politiques nous parlent de vivre-ensemble  et de cohésion , la réalité explose à coups de pied dans la porte d’un presbytère corse. À Levie, dans l’Alta Rocca, trois jeunes ont défoncé à plusieurs reprises la porte du père Pierre Pio samedi soir. Un prêtre franciscain qui sert sa communauté, pas un symbole lointain. Et cela s’est passé dans  » l’indifférence générale du village » , selon ses propres mots.

Les enfants savaient, les adultes ont regardé ailleurs. Bienvenue en 2026.

On nous avait promis que la Corse resterait ce bastion de traditions, de fierté et de foi chrétienne millénaire. Terre de chapelles, de processions, d’identité profonde. Mais non : l’insécurité qui pourrit le continent arrive maintenant chez nous. Des voitures brûlées, des dégradations répétées, et désormais l’Église elle-même prise pour cible. C’était impensable. C’est insupportable.

Qui s’attaque aux chrétiens en France ? 
On saccage des églises, on profane des croix, on insulte des prêtres sur le continent depuis des années dans une indifférence médiatique et politique glaçante. Et maintenant la Corse ? Sommes-nous en Syrie ou à Levie ? Faut-il attendre qu’un fidèle se fasse agresser pour que l’on admette enfin la réalité ? Le père Pio a raison de sonner l’alarme :  « On critique le continent et les églises saccagées. Mais nous n’en sommes plus loin en Corse ».

Certes, les auteurs et leurs parents sont venus s’excuser, rembourser les dégâts. Tant mieux pour le pardon chrétien. Mais le mal est fait. La peur s’installe.

Ce n’est pas un  « acte isolé », c’est le symptôme d’une déliquescence que l’on refuse de nommer : perte d’autorité, jeunesse sans repères, immigration incontrôlée qui importe des conflits culturels et religieux, et une société qui ne sait plus protéger ses racines.

La mairie condamne, l’Église appelle au dialogue et au « vivre-ensemble ». Pff ! quand les agresseurs ne veulent pas vivre ensemble mais imposer leur loi, leur foi, leurs valeurs aux autres… Des mots. Toujours des mots. Pendant ce temps, le presbytère tremble et les Corses découvrent que leur île n’est plus un sanctuaire. Le père Pio a eu le courage de dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Il faut maintenant que les Corses, si fiers et attachés à leur terre et à leur foi, jusqu’alors se réveillent avant qu’il ne soit trop tard.

Assez de l’indifférence. Assez des excuses faciles. La sécurité des lieux de culte et des prêtres n’est pas négociable. La Corse ne doit pas devenir comme le reste. Debout les Corses !

Christine Tasin

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