Ohé du Medef, si on arrêtait l’immigration au lieu de taxer les retraités ?

Le patron du Medef, Patrick Martin, a proposé sur BFMTV d’augmenter la CSG des retraités percevant plus de 2 000 euros par mois pour financer un allègement des charges des entreprises.

https://www.capital.fr/votre-retraite/faire-contribuer-les-retraites-aises-a-partir-de-2-000-euros-par-mois-le-plan-du-medef-pour-enrayer-le-declin-de-la-france-1527881

Objectif affiché : relancer le pouvoir d’achat et enrayer le « déclin » de la France. Une idée qui sent le déjà-vu : encore et toujours, faire payer ceux qui ont travaillé toute leur vie plutôt que de s’attaquer aux vraies causes du malaise français.

Les retraités aisés ne sont pas des vaches à lait éternelles. Beaucoup ont cotisé des décennies durant, souvent dans des conditions plus dures que celles d’aujourd’hui. Ils ont bâti ce pays, payé leurs impôts, élevé leurs enfants. Leur demander aujourd’hui de contribuer davantage  pour soulager les entreprises, alors que la France croule déjà sous une fiscalité record, relève d’une forme d’injustice intergénérationnelle. Pourquoi ne pas plutôt baisser les dépenses publiques inutiles ou inefficaces avant de ponctionner les pensions ?

Car il existe des gisements d’économies bien plus évidents. Selon plusieurs estimations sérieuses, le coût net de l’immigration (logements d’urgence, aides sociales, éducation, santé, justice, etc.) se chiffre en dizaines de milliards d’euros par an. Des études indépendantes évoquent entre 40 et 75 milliards d’euros bruts, pour un solde net négatif important une fois prises en compte les contributions fiscales des immigrés.

Au lieu de remettre en cause le pacte social avec les retraités, il suffirait de :

– Remettre en place un contrôle réel des frontières et appliquer enfin les règles d’asile et d’immigration.
– Stopper les dépenses massives liées à l’accueil et à l’intégration forcée d’une immigration souvent non choisie et mal contrôlée.
– Prioriser les Français dans l’accès aux aides, au logement social et aux emplois peu qualifiés.

La France n’a pas un problème de manque de solidarité, elle a un problème de gestion irresponsable des flux migratoires et de dépenses publiques hypertrophiées. Taxer les retraités à 2 000 euros de pension (un niveau loin d’être extravagant compte tenu du coût de la vie) est une solution de facilité qui évite le débat de fond : celui de la soutenabilité d’un modèle migratoire et social actuel.

Les entreprises ont besoin de compétitivité, c’est vrai. Mais la compétitivité passe d’abord par une baisse des charges structurelles, une réforme profonde de l’État et un retour à la réalité démographique et migratoire. Pas en opposant actifs et retraités.

Il est temps d’arrêter de faire payer les mêmes toujours : les classes moyennes et les anciens qui ont tenu bon. La vraie urgence, c’est de reprendre le contrôle de nos frontières et de nos dépenses. Le reste n’est que diversion… et macronisme qui tue la France et les Français.

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2 Commentaires

  1. Retraité aisé avec 2000 €, encore un qui vit sur une autre planète.
    Qu’il passe donc un hiver à 16° dans sa propriété, on en reparlera après.

  2. Taxer les retraités après avoir bien réduit leur pouvoir d’achat est tout simplement un vol manifeste.
    Mais comme la majorité d’entre eux était en admiration devant les deux loustics de l’élysée, ils méritent bien le label de francons,
    Combien auront-ils compris cette fois l’état dans lequel ils ont mis le pays en soutenant mordicus des traîtres depuis des lustres.