La folie autour des maladies infectieuses (1)

La folie autour des maladies infectieuses

Pendant la majeure partie de l’histoire de l’humanité, les maladies infectieuses faisaient partie du quotidien de chacun. Elles ont tué des millions de personnes, façonné des civilisations et, périodiquement, bouleversé le cours de l’histoire des nations. Pourtant, bien qu’elles aient vécu à des époques où la mortalité due aux maladies infectieuses était bien plus élevée que de nos jours, les générations passées ont réussi, d’une manière ou d’une autre, à fonder des familles, à bâtir des communautés, à développer des économies et à créer des cultures sans être soumises constamment à un déluge constant davertissements alarmistes et liberticides concernant le prochain agent pathogène menaçant lexistence même de lhumanité.

Qu’est-ce-qui a changé?

Aujourd’hui, la santé publique évolue de plus en plus dans un contexte pervers où la menace retient davantage votre attention que la maladie elle-même. Chaque épidémie devient une catastrophe mondiale potentielle. 

Pour les parasites de journalistes illettrés copieurs-colleurs qui veulent seulement ne pas perdre leurs abonnés et leurs subventions, toute crise, tout risque, tout désastre… deviennent une catastrophe. Alors que par définition une catastrophe, que ce soit en médecine ou en politique, etc, est un événement soudain et destructeur, qu’il soit naturel (séisme, inondation, tempête) ou d’origine humaine (accident, conflit), qui cause des pertes humaines et des dégâts matériels dépassant les capacités d’une communauté à y faire face avec ses ressources. Le terme de catastrophe désigne toujours une rupture brutale dans l’organisation normale d’une nation. Un risque lui, par exemple une épidémie de Hantavirus est prévisible et compensable. Même grave, il s’inscrit dans une logique qu’un service de santé tant soit peu compétent ou des assurances peuvent évaluer et prendre en charge. La catastrophe, en revanche, dépasse toujours cette logique de ressources disponibles, ce qui oblige les médecins par exemple  lors d’une catastrophe à recourir au triage des victimes.

Chaque nouvel agent pathogène est devenu aujourd’hui susceptible de déclencher la prochaine pandémie. Chaque foyer de contamination (cluster de cas) s’accompagne de prédictions sur ce qui pourrait se passer si des mesures immédiates drastiques et liberticides ne sont pas prises. Le langage de crise est devenu une manipulation permanente des gouvernants, des médias et même de médecins ayant oublié leurs principes déontologiques.

Le Dr. méd. David Bell a examiné les raisons de cette transformation. Son argument n’est pas que les maladies infectieuses sont imaginaires, ni que les épidémies ne méritent pas qu’on leur accorde une attention sérieuse et professionnelle.

Ce confrère pose une question beaucoup plus dérangeante: que se passe-t-il lorsque la peur elle-même devient un outil et un atout économique ? Ce nouvel avantage économique pour le commerce de la santé vient s’ajouter opportunément mais malhonnêtement aux trois grandes catégories des avantages économiques classiques: ressources matérielles ou naturelles (matières premières, situation géographique, infrastructures de transport), capital humain (main-d’œuvre qualifiée, niveau d’éducation, innovation et savoir-faire) et environnement des affaires (stabilité politique, fiscalité avantageuse, accès aux marchés internationaux).

Alors que la mortalité liée aux maladies infectieuses traditionnelles a fortement et rapidement diminué grâce à l’amélioration de  l’hygiène, de l’assainissement, de la nutrition, des antibiotiques, de l’éducation et des conditions de vie, une industrie et un marché de plus en plus important dédié à la préparation aux épidémies et aux pandémies sest développé autour de la recherche de nouvelles menaces et de nouveaux débouchés commerciaux. Il en a résulté un système dans lequel linquiétude du public (par les médias de masse dont les objectifs sont de leur faire peur et de les désinformer), les dépenses publiques et les incitations commerciales se renforcent de plus en plus mutuellement, bien trop souvent sans tenir compte de lampleur réelle des risques.

Nous ne pouvons plus ignorer cette observation centrale. On demande au monde entier de consacrer des ressources toujours plus importantes à des menaces de plus en plus hypothétiques, tandis que bon nombre des facteurs qui continuent de tuer des millions de personnes chaque année, la pauvreté, la malnutrition, l’insalubrité, l’accès limité aux soins de santé de base, l’ignorance, la corruption, le manque de formation et les maladies chroniques reçoivent comparativement moins d’attention.

La question soulevée n’est pas de savoir si les maladies infectieuses sont importantes. Elles le sont. La question est de savoir si nous avons mis en place un système de santé publique qui est devenu plus doué pour commercialiser la peur que pour évaluer les risques de ces maladies infectieuses.

Docteur Dominique Schwander 

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2 Commentaires

  1. Un article qui tombe à pic! Nous vivons actuellement ce tapage médiatique avec la « caniencule historique » nous sommes constamment « canienculés » du matin au soir et plus écrasés par l’information que par la chaleur.le dérèglement climatique et le risque de guerre s’ajoute à la crainte d’une nouvelle pandémie, par pitié Macron sauve nous et pardonne nos péchés comme nous ne pardonnons pas les tiens!🤣🤣🤣Bonne journée.