Ruffin est contre l’immigration de travail, mais pour l’invasion de peuplement

François Ruffin est cet ancien député LFI, qui se dit marxiste, et qui essaie de de différencier de Mélenchon pour exister. On ne sait comment le définir, professionnellement : essayiste, c’est à la mode, journaliste, réalisateur, écrivain ? Toujours est-il qu’il postule à la primaire Pinder de la gauche, avec la Tondelière, Olivier Faure, Clémentine Autain, Jérôme Guedj et d’autres prochain guignols. Député, il siège à présent avec les Verts, avec Alexis Corbière et Danielle Simmonnet, virés de LFI par Mélenchon et s’habille parfois de manière curieuse pour un député.

Il a essayé déjà d’exister en critiquant la campagne jugée communautariste des candidats LFI, estimant qu’ils oubliaient les classes populaires françaises, en se tournant systématiquement vers celles issues de l’immigration. Cela lui avait valu un accueil musclé à la Fête de l’Huma, où l’assassin Raphaël Arnault avait fait scander au public des slogans anti-fascistes, le suspectant de basculer à l’extrême droite.

 

Et naturellement, à gauche, on ne débat plus, mais on scande des slogans, en italien, signifiant que comme on se dit antifasciste, celui avec qui on cause est forcément fasciste. Ruffin, qui a joué longtemps cette partition, s’est donc retrouvé arroseur arrosé.

 

C’est donc cet homme qui s’exprime sur l’immigration, à l’occasion d’un débat sur l’hôpital, et la place des médecins étrangers. Il ne remet pas en cause l’absence de diplômes de nombre de médecins étrangers sévissant en France, il explique qu’ils sont les deux piliers, avec les internes exploités, qui permettent à l’hôpital public de tenir, et réclame l’égalité des droits et des salaires pour eux. Mais il se distingue de la gauche classique en combattant, avec des mots, l’immigration de travail, expliquant que la France n’a pas à utiliser de main-d’oeuvre étrangère, comme elle l’a fait dans l’industrie, pour faire face à ses besoins dans les services.

 

La position de Ruffin ressemble à la position historique du mouvement ouvrier, qui, dans les années 1930 – ce que lui rappelle le journaliste – voyait dans l’immigration, surtout en période de chômage, l’armée de réserve du capital. Mais là où sa position devient intenable, c’est qu’il est incapable, au sein de la gauche, d’aller plus loin dans le débat et de demander notamment l’arrêt total de l’immigration, ce qu’un Georges Marchais était capable de faire, dans les années 1980.

Et ces propos remontent à près de cinquante ans, quand il y avait 10 millions d’immigrés de moins en France ! Donc, la logique de Ruffin, qui s’oppose à l’immigration de travail, mais pas à l’immigration de peuplement, est donc de défendre une logique d’invasion migratoire qui fera de tout nouveau venu un assisté payé par les cotisations sociales des Français et des immigrés qui travaillent, ce qui est loin d’être le cas de tous.

S’il était vraiment cohérent, Ruffin demanderait la fin de l’immigration, et le retour au pays de tous ceux qui n’ont rien à faire en France, parce qu’ils sont délinquants ou chômeurs, ou les deux. Mais cela demanderait un courage qu’il n’a pas, et qu’il n’aura jamais parce qu’alors il sera traité de fasciste et de raciste par la meute de Mélenchon et tous les journaleux du système, alors qu’il ne ferait que défendre le modèle social français, qui ne peut survivre qu’en étant national.

Joël Locin

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