Allemagne: le bruit des bottes et les lycéens qui disent non

Pendant qu’ils nous agitent la prétendue menace russe matin, midi et soir, Berlin remet en marche la machine.
Depuis le 1er janvier 2026, le gouvernement Merz a relancé le service militaire dit « volontaire ». Concrètement: tous les jeunes hommes de 18 ans ont l’obligation de remplir un questionnaire de l’armée et de se soumettre à une visite médicale militaire pour évaluer leur aptitude. Pour les femmes, c’est facultatif. Objectif affiché: recruter 20.000 jeunes par an pour faire passer la Bundeswehr de 180.000 à 260.000 actifs, plus 200.000 réservistes, et devenir « la première armée d’Europe » d’ici 2035.
Et pour être sûr qu’ils ne s’échappent pas, un article discret oblige désormais les hommes de 17 à 45 ans à demander l’autorisation à l’armée pour quitter le pays plus de trois mois. Le ministère dit que c’est « toujours accordé » pour l’instant… tant que le volontariat suffit.
Sauf que le volontariat ne suffit pas. Sur près de 300.000 lettres envoyées, seules 530 recrues au final. L’échec est cuisant.
Résultat: dans les lycées, la fronde monte. Comme le raconte Le Média en 4-4-2, les lycéens se mobilisent contre ces visites médicales obligatoires qu’ils voient comme le premier pas vers le retour de la conscription obligatoire. Ils refusent de servir de chair à canon pour une guerre qu’on leur vend à coups de drones à Leipzig et de « menace hybride ».
Comme en France en 2024 avec le SNU, comme partout, la jeunesse voit clair: quand les va-t-en-guerre parlent de patrie, ils parlent surtout d’envoyer les autres mourir.
Le bruit des bottes à Berlin, c’est le bruit de l’Europe de der Leyen et Macron qui se prépare à la guerre au lieu de préparer la paix.
Jeanne La Pucelle

 5 total views,  5 views today

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Soyez le premier à commenter