Dolly Parton : le franc-parler, le cinéma et le cœur de l’Amérique des profondeurs
On associe souvent Dolly Parton à la musique country, à son sens des affaires hors pair ou à ses tenues flamboyantes. Mais l’icône du Tennessee a également laissé une empreinte indélébile dans le septième art tout en restant fidèle à ses racines. Loin du politiquement correct et de la bien-pensance qui étouffent aujourd’hui Hollywood, sa carrière et sa vie incarnent le bon sens, la force du travail et la solidarité populaire.
Des rôles qui célèbrent le mérite et le réel
Dès ses débuts au cinéma, la chanteuse ne s’est pas contentée de faire de la figuration :
« Comment se débarrasser de son patron » (9 to 5, 1980) : dans cette comédie devenue culte, elle incarne Doralee Rhodes. Face au mépris d’un chef tyrannique, elle défend la dignité de la femme au travail, non pas à travers une posture victimaire, mais par l’action, l’esprit d’équipe et l’humour. La chanson-titre qu’elle a composée est restée un hymne aux travailleurs du quotidien.

« La Cage aux poules » (The Best Little Whorehouse in Texas, 1982) : au côté de Burt Reynolds, elle joue Miss Mona, une figure locale confrontée aux assauts d’un journaliste télévisé moralisateur et hypocrite. Une satire piquante de l’hystérie médiatique face aux traditions locales.

Dolly Parton y explique avec entrain aux spectateurs qu’elle dirige un établissement fréquenté par une « clientèle calme et respectable », où les lits sont propres, les filles sont belles et où « il ne se passe rien de mal ». Autant dire qu’on est très loin du label halal ! Avec Burt Reynolds. L’utilisation de son tube de 1974, « I Will Always Love You », confère au film une dimension émotionnelle particulière, prouvant que cette petite maison close ne serait rien sans elle.
« Potins de femmes » (Steel Magnolias, 1989) : aux côtés de Sally Field et Julia Roberts, elle campe Truvy Jones, une coiffeuse au cœur d’or. Le film met à l’honneur la solidarité féminine, l’enracinement dans une petite communauté du Sud et la résilience face au deuil.

Dolly Parton s’intègre parfaitement à un casting prestigieux – parmi lequel Sally Field, Julia Roberts, Shirley MacLaine et Daryl Hannah – tout en apportant légèreté et humour à un film d’une intensité émotionnelle rare. « Chérie, le temps passe », déclare-t-elle dans la peau de Truvy Jones. « Et tu finis par te rendre compte qu’il se lit sur ton visage. »
« Franc-parler » (Straight Talk, 1992) : elle y joue une femme du peuple propulsée animatrice radio. Shirlee, une fille de la campagne humble et pleine de bon sens, débarque à Chicago et se retrouve propulsée par erreur à l’antenne d’une radio locale. Face au jargon des experts du développement personnel, sa sagesse populaire, forgée à la dure, fait un carton et ridiculise les prétentions des élites urbaines. Même face aux attaques d’un journaliste cynique (James Woods), Dolly Parton impose avec brio son sens du comique, son authenticité et son franc-parler.

Une vie ancrée dans le réel et une générosité sans posture

« La Dame des livres » : Dolly Parton et son programme d’alphabétisation.
Née dans une cabane en bois des montagnes Appalaches au sein d’une famille pauvre de 12 enfants, Dolly Parton n’a jamais oublié d’où elle venait. Contrairement aux stars hollywoodiennes adeptes de la charité d’affichage et de la culpabilisation morale, sa générosité s’exerce de manière concrète, pragmatique et directe envers son peuple :
L’alphabétisation par l’action (Imagination Library) : en hommage à son père qui ne savait ni lire ni écrire, elle a fondé cette organisation qui offre chaque mois un livre gratuit à des millions d’enfants, dès leur naissance et jusqu’à leurs 5 ans

Vous vous souvenez de l’horrible Pap Ndiaye, qui nous avait été servi ministre de l’Instruction par Macron et qui mettait ses propres enfants à l’Ecole alsacienne ? Avez-vous vu une seule fois ce sale type s’intéresser au sort des élèves ? Mais pourquoi les petits Français n’ont-ils pas une Dolly Parton ministre de l’Education !
Le soutien direct aux sinistrés : lors des incendies ravageurs dans le Tennessee en 2016, elle a versé directement 1 000 dollars par mois pendant six mois à chaque famille ayant perdu son logement, sans lourdeur administrative.
L’indépendance de la recherche : au printemps 2020, elle a financé sur ses fonds propres, à hauteur d’un million de dollars, les travaux de recherche médicale de l’université Vanderbilt, sans chercher à en tirer un capital politique.
Une leçon d’authenticité pour le Hollywood actuel
À travers ses choix de rôles et ses actions sur le terrain, Dolly Parton a toujours su représenter cette Amérique des travailleurs, attachée à ses racines, à la liberté et au sens de l’effort. Contrairement aux productions contemporaines pétries de leçons de morale et de dogmatisme wokiste, les films et l’engagement de Dolly Parton rappellent une époque où la culture populaire savait divertir tout en célébrant des valeurs simples et authentiques.
Qu’elle joue les femmes de caractère à l’écran ou qu’elle vienne en aide aux siens dans la vie, Dolly Parton est restée fidèle à elle-même : une incarnation de la souveraineté individuelle, du refus du prêt-à-penser et du respect du travail bien fait.
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