
Vendredi le journaliste Jacques Legros a mis les pieds dans le plat en lâchant une vérité atomique : « Cannes n’est plus le rendez-vous des géants du cinéma. C’est juste un immense casting de gens qui veulent paraître. Triste septième art… »
Bien vu, non ? Cannes, c’est devenu le festival de la pose éternelle, tout simplement.
Il fut un temps, pas si lointain (disons il y a 15-20 ans), où Cannes rimait avec Scorsese, Tarantino, De Niro, Lelouch ou Marion Cotillard qui venaient présenter des films qu’on allait vraiment voir. On y célébrait le talent, les scénarios tordus, les réalisateurs fous et les acteurs qui savaient jouer autre chose que leur propre ego sur Instagram.
Aujourd’hui ? C’est le festival international du selfie en tenue improbable !
On y croise moins de cinéastes géniaux que d’influenceurs, de stars de la télé-réalité en robe gonflable et de « people » dont le plus grand rôle reste de marcher lentement sur le tapis rouge en faisant une moue mystérieuse « en se prenant pour… » .
Les films ? On les regarde à peine. Ils servent surtout de prétexte pour louer un jet privé, squatter une yacht-party et faire semblant d’être cultivé entre deux mojitos.
Jacques Legros a tout dit. Gageons que cette phrase sera encore longtemps répétée, elle est tellement vraie ! « Un rassemblement de trous du cul qui posent devant des photographes dans des tenues incroyables, rien que pour paraître ! Ce n’est que des films qu’on n’ira même pas voir ! »
Merci Jacques. Tu as mis des mots sur ce que tout le monde pense en zappant le 20 heures…
Parce que, franchement, vous avez vu le casting 2026 ? Les cinéphiles en pleurent…
– Acteur principal: le mec qui n’a rien tourné depuis 2018 mais qui a 3 millions d’abonnés sur TikTok.
– Second rôle: la starlette qui pleure sur le réchauffement climatique en arrivant en jet privé.
– Figurants : Toute la clique habituelle des subventionnés du CNC qui se congratulent mutuellement pendant que le public normal regarde Netflix.
Résultat ? Un festival qui ressemble de plus en plus à une soirée géante après le boulot dans l’industrie du paraître. On y parle beaucoup d’engagement, de diversité et d’art… mais on filme surtout des fesses et des robes à 50 000 euros qui ne cachent souvent qu’un vide abyssal.
Le vrai cinéma, lui, se fait ailleurs : dans des petites salles, sur des plateformes indépendantes, ou chez des réalisateurs qui n’ont pas les moyens d’aller faire la bise sur la Côte d’Azur.
Cannes 2026 : moins de grosses machines hollywoodiennes, moins de vraies stars, plus de paillettes vulgaires et de discours creux. Le tapis rouge brille toujours… mais c’est du strass made in China.
Triste cinéma, en effet. Il n’y a que les tenues qui soient « incroyables »… Priorités, quand tu nous tiens...
Pendant ce temps, à Venise on respire encore. Le plus vieux festival du monde (1932) reste un grand frère chic et discret : moins de robes à 50 000 € qui cachent du vent, plus de cinéastes fous, d’œuvres audacieuses et de vrais cinéphiles qui viennent pour les films, et pour de vrais acteurs, pas pour`servir de décor pour les photos des (prétendus) artistes ! Des belles robes, certes, mais portées par de vrais artistes… Chiara Mastroianni, Claudia Schiffer, Sharon Stone, Catherine Deneuve... pour porter les films d’un Louis Malle, d’un Lelouch, d’un Jacques Demy…
Ça change tout, non ? À Cannes, on pose. À Venise, on regarde.
L’un est devenu un cirque du paraître avec vue sur la Croisette, l’autre garde encore un peu de cette élégance intello et cette aura d’avant-garde où le talent prime (encore un peu) sur le nombre d’abonnés Instagram.
Triste cinéma ? Oui… mais il y a encore des îlots de résistance. Et ils sont entourés d’eau à Venise.
Christine Tasin
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