Imaginez-vous une dépense de 80 000 euros à SOS Méditerranée pendant le mandat de Doucet à Lyon ?
Une victoire pour le bon usage de l’argent public » : à Lyon, la justice désavoue Grégory Doucet et annule la subvention à cette association
Reconquête Rhône se félicite ouvertement de cette décision, estimant qu’elle « va dans le sens de la transparence de la dépense publique […] et de la défense de l’intérêt général. »
Le parti fondé par Éric Zemmour parle d’« une victoire importante pour le respect du droit et du bon usage de l’argent public », ajoutant que cette décision « rappelle que les collectivités territoriales doivent strictement encadrer l’attribution des subventions. »
Une vigilance annoncée sur l’exécution
Dans son communiqué, Reconquête insiste également sur « le travail engagé avec constance depuis l’origine » et voit dans ce jugement « une étape significative dans l’exigence de rigueur dans l’utilisation des deniers publics. »
Le parti assure vouloir rester mobilisé. « Reconquête Rhône restera vigilant quant à la pleine exécution de cette décision », est-il précisé, avec la volonté de « garantir le respect du cadre légal par les collectivités. »
Cette affaire intervient dans un contexte plus large de débats sur les finances locales. Pour rappel, en pleine campagne des municipales, un rapport du think tank GenerationLibre pointait la gestion des subventions dans plusieurs grandes villes françaises. À Lyon, selon ces derniers, l’exécutif mené par Grégory Doucet aurait versé près de 110 millions d’euros aux associations en 2024, soit environ 212 euros par habitant.
Un rapport publié dans la dernière ligne droite des municipales critique la gestion des subventions dans plusieurs grandes villes françaises. À Lyon, l’exécutif de Grégory Doucet aurait versé près de 110 millions d’euros aux associations en 2024, soit environ 212 euros par habitant, selon l’analyse du think tank GenerationLibre.
Mise à jour à 11h15 : La Ville de Lyon a réagi à la publication de cette note : « Nous tenons tout d’abord à déplorer la méthode employée par le think tank Génération Libre. À l’instar d’autres organismes reconnus pour leur expertise, tels que l’Institut Montaigne dans ses récents travaux, ces derniers ont toujours sollicité les services de la Ville de Lyon afin de confronter leurs analyses aux réalités du terrain et aux données consolidées de la collectivité. Le choix de Génération Libre de s’affranchir de toute contradiction technique auprès de la troisième ville de France, qui plus est en pleine temporalité électorale, interroge sur la rigueur scientifique de leur rapport. Cette démarche semble s’apparenter davantage à une volonté politique délibérée qu’à un travail d’étude sérieux, cherchant manifestement à imposer une vision strictement comptable et déshumanisée de la gestion des territoires ».
La municipalité répond ensuite sur certains points : « La mise à disposition de locaux municipaux que nous considérons comme des lieux communs est une pratique strictement encadrée par le droit. Chaque occupation fait l’objet d’une convention de mise à disposition formalisée par un contrat écrit, et des délibérations afférentes, publiques et votées en Conseil Municipal, formalisent cela. La gratuité est réservée aux structures à but non lucratif œuvrant pour l’intérêt général. Réduire cette politique à un manque de transparence revient à méconnaître les cadres juridiques de l’administration territoriale. Concernant la mise à disposition de personnel communal au profit d’associations, depuis le décret du 18 juin 2008, la mise à disposition donne lieu au remboursement de la rémunération du fonctionnaire, des cotisations et contributions y afférentes ».
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