Pourra-t-on, bientôt, chanter à la manière de Ferrat « un air de liberté flottait sur Chișinău » ?
D’accord, vous ne connaissez sans doute pas Chișinău, en tout cas c’était mon cas jusqu’à ce que j’apprenne que dans cette ville, capitale de la Moldavie se déroulera un évènement incroyable, une réunion du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe les 14 et 15 mai prochains.
L’ordre du jour comprend l’adoption d’une déclaration politique sur l’interprétation et l’application de la Convention européenne des droits de l’homme dans le contexte de la migration irrégulière et de la situation des étrangers condamnés pour des infractions graves.
Le texte en préparation repose sur un document de résultats adopté le 20 mars 2026 par le Comité directeur pour les droits de l’homme (CDDH) du Conseil de l’Europe (réf. CDDH(2026)R3_EXTRA_Addendum). Ce document propose des éléments pour la déclaration politique, articulés autour de cinq thèmes : l‘expulsion d’étrangers condamnés, les arrivées massives de migrants, l’instrumentalisation de la migration, la prise de décision dans les affaires migratoires et les « solutions innovantes » (traitement de demandes d’asile dans des pays tiers, « return hubs »).
Le processus a été lancé à la suite d’une Conférence ministérielle informelle tenue à Strasbourg le 10 décembre 2025, elle-même précédée d’une lettre ouverte de plusieurs chefs d’État européens, le 22 mai 2025.
Breizh-info traduit ces projets de façon très positive aux yeux des anti-immigration que nous sommes :
Expulsions bloquées, souveraineté fantôme : le grand procès de la Cour européenne des droits de l’homme s’ouvre à Chișinău
L’affaire pourrait passer inaperçue pour qui ne suit pas les arcanes du Conseil de l’Europe. Elle risque pourtant de compter parmi les rendez-vous les plus décisifs de la décennie pour l’avenir politique de nos nations. Les 14 et 15 mai 2026, les États membres du Conseil de l’Europe se retrouveront à Chișinău, capitale moldave, pour examiner une déclaration politique – symbolique mais tout de même – consacrée à l’articulation entre politique migratoire et Convention européenne des droits de l’homme. Derrière ce titre administratif un peu froid se cache une question d’une ampleur constitutionnelle : les peuples européens peuvent-ils encore décider, souverainement, de qui entre sur leur sol, de qui y demeure et de qui doit en être éloigné ?
Une fronde lancée par neuf gouvernements
Le processus qui aboutit à cette rencontre n’est pas né de rien. En mai 2025, neuf gouvernements européens — parmi lesquels les exécutifs danois, italien et plusieurs États du flanc nord et central du continent — avaient adressé une lettre commune appelant à rouvrir le débat sur l’interprétation de la Convention par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) en matière d’immigration. Cette démarche, rare dans l’histoire de l’institution, a été suivie de discussions ministérielles à l’automne 2025 puis d’une contribution de la Cour elle-même, qui a publié une synthèse de sa propre jurisprudence migratoire. On s’apprête donc, à Chișinău, à confronter publiquement deux visions du droit européen :celle d’une juridiction qui estime tenir une ligne protectrice cohérente, et celle d’États qui jugent cette ligne devenue incompatible avec l’exercice réel de leurs responsabilités.
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Complément sur Atlantico
La crise migratoire en Europe ne se résume plus aux frontières. Elle est de plus en plus une question d’autorité. Qui régit les conditions d’entrée et d’expulsion ? Qui décide du droit de séjour d’un ressortissant étranger ? Et qui a le dernier mot lorsque des gouvernements démocratiques cherchent à faire appliquer la loi, pour se voir ensuite contraints par un cadre juridique qu’ils n’ont pas entièrement élaboré, mais auquel ils sont néanmoins tenus de se conformer ?
Ces questions ne sont plus théoriques. Les États membres du Conseil de l’Europe préparent une déclaration politique sur la migration et la CEDH, qui sera examinée à Chișinău les 14 et 15 mai 2026. Ce processus s’inscrit dans un processus accéléré après la lettre de mai 2025 signée par neuf gouvernements et les discussions ministérielles qui ont suivi fin 2025. La Cour européenne des droits de l’homme y contribue désormais par une communication relative à sa jurisprudence en matière d’immigration…. Suite réservée aux abonnés.
Tout cela au moment où les infâmes liberticides que sont LDH et Utopia veulent faire juger Fabrice Leggeri…
Bref, la guerre de civilisation commence même à l’UE. Tout n’est peut-être pas perdu…
On signalera au passage mais cela n’étonnera personne que, naturellement, Macron n’a pas signé la lettre de mai 2025, non plus que Merz, non plus que Sanchez etc. Eux se battent pour que nous envoyions nos gosses mourir pour Zelinsky.
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