La recherche médicale montre que près de 40 % des cancers pourraient être évités
Selon des études universitaires et des analyses mondiales récentes, plus d’un tiers à peu près de la moitié des cancers peuvent être prévenus. Beaucoup des nouveaux cas de cancer dans le monde sont liés à des facteurs de risque évitables. La part des cancers évitables est plus élevée chez les hommes (env. 45-48 %) que chez les femmes (env. 30 %). Les causes principales modifiables sont tabagisme, consommation d’alcool, alimentation déséquilibrée, surpoids et des infections oncogènes (comme le papillomavirus). Le tabac responsable de 8 cancers des poumons sur 10, est de loin le premier facteur de risque évitable de cancers.
Des patients présentent une vulnérabilité physique ou émotionnelle qui précède leur cancer. Lorsque un clinicien expérimenté analyse l’anamnèse du patient, il trouve des causes à son cancer: le patient a suivi d’innombrables cures d’antibiotiques qui ont détruit son microbiote, il avale chaque jour de bien trop nombreux médicaments depuis des années, il traverse une période difficile (un long et conflictuel divorce, la mort d’un de ses enfants, des problèmes récurrents dramatiques avec ses enfants, un traumatisme psychique ou physique important, un stress persistant, etc…). Selon cette étude publiée dans Nature Medicine, plus de 30 facteurs modifiables sont à l’origine du cancer.
Notre corps possède des mécanismes permettant de nous détoxifier des polluants et de réduire l’expression de certains gènes et d’en stimuler d’autres. Il s’avère que cette réduction ou stimulation est influencée par les informations que nos cellules reçoivent, lesquelles proviennent aussi de nos habitudes de vie.
Nous pouvons et devrions plus déranger ces mécanismes spécifiques grâce auxquels un cancer s’implante dans notre corps.
Voici les cinq groupes de facteurs à perturber, facteurs grâce auxquels un cancer s’implante dans notre corps et l’envahi.
Inflammation chronique
L’inflammation aiguë est une réaction saine de défense. La douleur, l’oedème et la rougeur signalent que l’organisme mobilise ses ressources pour guérir une lésion. L’inflammation chronique, elle, est un facteur causal majeur dans le développement de nombreux cancers, L’inflammation chronique crée des conditions propices à la croissance tumorale: la formation de nouveaux vaisseaux sanguins fournit aux cellules malignes les nutriments, l’oxygène et les voies nécessaires à leur propagation. L’inflammation peut affecter tous les aspects du développement et de la progression tumorale, ainsi que la réponse au traitement. Dans cette étude sur l’immunité, l’inflammation et le cancer, les auteurs ont noté que l’inflammation étant modifiable, le risque de cancer qu’elle engendre l’est également. Pour ces auteurs la prévention est bien plus efficace et économique pour lutter contre le cancer que nos traitements actuels d’une maladie cancéreuse déjà avancée et souvent incurable.
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Les cancers associés à l’inflammation chronique sont: cancer colorectal, cancer pulmonaire, cancer du foie, cancer du sein, mais aussi la polyarthrite rhumatoïde associée à un sur-risque de lymphome et de cancer pulmonaire, etc.
Les causes de l’inflammation chronique sont avant tout des facteurs de risque comportementaux: sédentarité, stress persistant, obésité, déséquilibre du microbiote intestinal, alimentation riche en aliments pro-inflammatoires, sommeil insuffisant et/ou de mauvaise qualité, exposition chronique à des toxines ou des produits chimiques. Le vieillissement est aussi caractérisé par une inflammation chronique dénommée inflammaging
L’utilisation d’anti-inflammatoires (AINS) est étudiée pour prévenir ou traiter certains cancers et a montré des résultats satisfaisants, notamment dans le cancer du côlon.
Système immunitaire affaibli
L’affaiblissement du système immunitaire est un facteur de risque majeur dans le développement de cancers, car il compromet l’immunosurveillance, le processus par lequel l’organisme détecte et détruit les cellules anormales avant qu’elles ne forment une tumeur. Les mécanismes clés sont les suivants:
- Le concept d’immunosurveillance. Le système immunitaire ne se contente pas de combattre les virus, etc.. ; il vérifie en permanence l’intégrité de nos protéines cellulaires. Lorsqu’il est affaibli, les cellules cancéreuses peuvent croître sans être détectées, ni détruites.
- Désactivation de la réponse immunitaire. Les tumeurs peuvent créer un environnement local qui supprime l’activité des cellules immunitaires.
- Vieillissement. Le risque de cancer augmente avec l’âge car les défenses immunitaires s’affaiblissent.
Des causes cliniques de l’affaiblissement immunitaire sont: Infection par le VIH. médicaments immunosuppresseurs, malnutrition et maladies chroniques comme le diabète.
Nos comportements quotidiens, en particulier notre sommeil et notre alimentations ont un impact direct sur notre immunité et nos pathologies chroniques. Le sommeil, la réduction du stress et une alimentation riche en nutriments peuvent améliorer la fonction de nos globules blancs.
Réduire l’exposition aux agents cancérigènes environnementaux, à des substances telles que les produits chimiques industriels et la pollution atmosphérique, ainsi que l’abstinence de tabac et d’alcool, peuvent protéger les cellules des dommages cumulatifs qui affaiblissent nos défenses immunitaires.
Résistance à l’insuline
La résistance à l’insuline, souvent liée au diabète de type 2 et à l’obésité, est associée à un risque accru de plusieurs cancers (sein, colorectal, pancréas, utérus et prostate), cela en raison de l’hyperinsulinémie compensatrice et de l’inflammation chronique.
L’insuline est une hormone de croissance qui à dose élevée peut stimuler la prolifération cellulaire, favorisant ainsi la division des cellules cancéreuses et donnant la possibilité à des cellules endommagées de survivre suffisamment longtemps pour se transformer en tumeurs.
Un excès de sucre et de glucides raffinés dans l’alimentation oblige le pancréas à produire toujours plus d’insuline pour normaliser notre glycémie. Cette glycémie élevée est un facteur de prolifération cellulaire de presque tous les cancers. Il faut donc impérativement gérer sa glycémie en ayant une diète pauvre en glucides, perdre du poids, faire de l’exercice, gérer son stress et si nécessaire prendre un médicament comme la métformine qui agit contre la résistance à l’insuline.
Déséquilibres hormonaux
Les déséquilibres hormonaux, qu’ils soient naturels ou induits par des facteurs externes, jouent un rôle central dans le développement de certains types de cancers dits hormonodépendants: cancer du sein, cancer de la prostate, cancer de l’endomètre de l’utérus.
L’œstrogène tout particulièrement et le cortisol sont deux hormones impliquées dans plusieurs cancers. Les œstrogènes stimulent la croissance de cancers du sein, de l’ovaire, du poumon, du pancréas et de la prostate en se fixant aux cellules et en les incitant à croître et à se diviser. Pour prévenir les effets néfastes d’un excès d’œstrogènes, il faut réduire l’exposition aux xénoestrogènes. Les xénoestrogènes sont des composés chimiques exogènes, naturels ou synthétiques, qui imitent l’œstrogène l’hormone sexuelle féminine, perturbent notre système endocrinien en se fixant sur ses récepteurs. Présents dans certains plastiques (bisphénols), cosmétiques (phtalates, agents conservateurs comme les parabènes), pesticides et médicaments, ces substances imitent les oestrogènes dans notre organisme et causent une dominance œstrogénique liée à des cancers, des problèmes de reproduction, une baisse de libido et des troubles métaboliques.
Comment les limiter? Utiliser pour les aliments des récipients en verre ou en acier inoxydable au lieu du plastique. Privilégier les produits cosmétiques et d’entretien naturels/biologiques. Privilégier les aliments biologiques pour limiter l’exposition aux pesticides. Éviter de chauffer des aliments dans des contenants en plastique. Il nous faut donc mieux lutter contre la toxicité de notre environnement.
Le cortisol, dit souvent hormone du stress, est aussi impliqué dans le développement du cancer. Un taux chroniquement élevé de cortisol et d’autres hormones liées au stress, comme l’adrénaline et la noradrénaline, est associé à la croissance des cellules cancéreuses.
Le stress n’a pas besoin d’être catastrophique. Des stress mineurs mais persistants sont également nuisibles: frustration due aux retards, stress des embouteillages quotidiens, sentiment d’être submergé par les responsabilités professionnelles ou familiales… Apprendre à mieux manager ses stress est donc une nécessité.
Polluants, toxines et mauvaise alimentation
Les recherches établissent des liens solides entre l’exposition aux polluants et toxines et le développement de divers cancers, bien que la démonstration d’une relation de cause à effet directe reste complexe en raison de la multiplicité des facteurs d’exposition.
Les articles académiques classent généralement les agents cancérigènes environnementaux en plusieurs groupes:
- Pollution atmosphérique. Reconnue comme cancérigène de groupe 1 par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Les particules fines (PM2.5) issues des transports et du chauffage augmentent significativement le risque de cancer du poumon.
- Polluants organiques persistants (POP). Des études démontrent que ces substances (comme les dioxines) renforcent l’agressivité des cancers du sein en favorisant les métastases.
- Perturbateurs endocriniens et pesticides. Ces substances interfèrent avec les récepteurs hormonaux de l’organisme, ce qui peut jouer un rôle crucial dans la pathogénie des cancers hormonodépendants.
- Métaux lourds. Le cadmium et l’arsenic sont documentés pour leur toxicité génotoxique et leur lien avec divers types de tumeurs.
- Toxines naturelles. Certaines substances d’origine naturelle comme le radon du sol ou les aflatoxines (champignons contaminant les aliments) sont des causes avérées de cancer.
Les toxines agissent par trois mécanismes d’action:
- Génotoxicité; dommages directs à notre acide désoxyribonucléique (ADN) provoquant des mutations.
- Stress oxydatif: production de radicaux libres endommageant les cellules.
- Mimétisme hormonal: interaction avec les récepteurs.
Notre corps absorbe des toxines par la peau, le système respiratoire et le tube digestif. Nous subissons la pollution atmosphérique, les microplastiques et les produits chimiques contenus dans nos produits d’hygiène et notre alimentation. Notre corps, tout particulièrement notre foie nous détoxifient en neutralisant ces composés avant qu’ils ne causent des dommages permanents à notre ADN. Lorsque le système de détoxication de notre corps est chroniquement surchargé, notre risque de cancer augmente.
Cette détoxification dépend principalement de notre alimentation. Nous ne pouvons pas contrôler l’air cancérigène que nous respirons mais nous pouvons faire que notre alimentation nous aide. D’un point de vue scientifique, le corps humain possède des mécanismes de détoxification endogènes très performants, principalement via le foie et les reins. Une alimentation saine ne nettoie pas l’organisme au sens astiquage du terme, mais elle fournit les nutriments essentiels pour soutenir ces processus biologiques complexes.
Le foie transforme les substances toxiques (médicaments, alcool, polluants) en molécules inoffensives et éliminables selon trois phases:
- Phase I Modification: des enzymes, notamment les cytochromes P450, transforment les toxines en molécules intermédiaires.
- Phase II Conjugaison: des intermédiaires sont liés à des molécules (comme le glutathion) pour devenir hydrosolubles.
- Phase III Élimination: des substances sont excrétées par l’urine (reins) ou la bile (intestins).
Selon une étude publiée en 2025,certains composés végétaux, les flavonoïdes des agrumes, les catéchines polyphénoliques du thé vert et la curcumine extraite du curcuma, régulent les voies de protection contre le cancer et activent les voies de détoxification. Certains composés alimentaires agissent ainsi comme des cofacteurs ou des inducteurs des enzymes de détoxification. Les légumes crucifères (brocoli, chou) contiennent du sulforaphane qui stimule les enzymes de Phase II. Les fibres alimentaires sont cruciales pour l’élimination intestinale (Phase III) et peuvent réduire la réabsorption de certains polluants. Les antioxydants tels les polyphénols (thé vert, curcuma) aident à neutraliser les radicaux libres générés durant la Phase I.
Une alimentation équilibrée, riche en fruits et en légumes colorés, légumes et grains entiers et le moins possible d’aliments transformés par l’industrie ou enrichis d’agents conservateurs, de colorants, etc, reste la meilleure stratégie pour maintenir la dite résilience métabolique de l’organisme.
Adoptons une approche préventive contre le cancer
L’approche préventive contre le cancer, s’articule autour de trois axes principaux: la prévention primaire (réduction des risques), secondaire (dépistage précoce) et tertiaire (prévention des récidives).
- Prévention primaire soit réduction des facteurs de risques et des comportements à risque. L’objectif est d’empêcher l’apparition de la maladie cancéreuse en modifiant nos habitudes de vie et l’environnement. Environ 40 % des cancers seraient évitables grâce à ces mesures.
- Prévention secondaire soit dépistage précoce. Pour augmenter nos chances de guérison, elle vise à détecter des lésions précancéreuses ou des cancers à un stade initial.
- Prévention tertiaire une fois le diagnostic posé. Cette étape concerne les patients déjà traités afin de limiter les séquelles et d’éviter les récidives ou de nouveaux cancers.
Notre intérêt à tous pour la prévention du cancer doit changer parce que d’une part les taux de cancer sont de plus en plus élevés et d’autre part, depuis en particulier les vaxxinations Covid, les patient cancéreux de moins de 40 ans augmentent.
Sans obsession, luttons contre nos choix de vie malsains et adoptons des habitudes plus saines.
Docteur Dominique Schwander
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Bonjour, Très bel exposé. Très complet, des causes certifiés ou probables, j’en retire une leçon : pour éviter le cancer, il ne faut pas naitre ! Car il est quasiment impossible pour de nombreuses personnes d’éviter tous ces risques. L’excès de depistage et de prévention mène aussi à de nombreuses erreurs de diagnostique ou à des interventions préventives qui ne sont pas sans risques, par exemple l’ablation d’une tumeur du sein qui peut devenir maligne suivie d’une radiothérapie peut se terminer par un cancer du poumon àcause de l’rradiation inutile, les cas ne sont pas rare. Bonne journée.
Et l’empoisonnement par la vaccination anti covid qui déclenche des turbos cancer tres agressifs, ça aussi il faut le dire.
Vous avez raison. Comme je l’ai mentionné : « depuis en particulier les vaxxinations Covid, les patients cancéreux de moins de 40 ans augmentent ». C’est dramatique que les cancers augmentent justement chez les jeunes qui n’ont encore guère raison d’attraper un cancer. Cela illustre bien combien ces vaxxins sont de le vraie m…. pour les gens en bonne santé.