Traduction : YOM Haasmaout samekha (jour de l’indépendance dans la joie).
La veille, ce petit État commémorait le #YOMHazikaron, jour pénible de pleurs et de larmes en souvenir des soldats tombés au front et des victimes du terrorisme. À tous ces héros d’Israël; que leurs noms soient bénis, que leur mémoire ne soit jamais oubliée. Amen.
Pour certains d’entre vous, la vie, la survie, l’existence du petit État d’Israël ne vous préoccupe guère, voire vous laisse complètement indifférent. C’est votre droit, votre liberté de penser, mais certainement erronée de mon point de vue. Pourquoi ?
Jasem Aljuraid, Koweïtien d’origine, écrit à la Ligue arabe, depuis le Canada, à l’occasion de la journée de l’indépendance de l’État d’Israël et dit : Cessez cette haine héritée des mensonges historiques.
D’autres, classés disons parmi les plus radicaux, appelons-les les opposants à loi Yadan, par la violence haineuse et passionnelle de leurs commentaires sur ce sujet que j’avais traité l’autre jour sur ces colonnes, de la façon la plus objective et neutre possible, m’ont révélé leurs positions anti-israéliennes, antisionistes pour ne pas dire antisémites. Ils m’ont apporté la preuve de leur lâcheté. Tout comme ceux qui crient au racisme, à l’homophobie, il est prouvé qu’ils sont les premiers à souhaiter, en silence, la disparition des Juifs et de leur État. Or, ne pas avoir le courage d’affirmer, avec les chiens et chiennes de garde de Rima haSSan, qu’Israël est à leurs yeux un État de trop sur terre et qu’ils soutiennent sa destruction, sa disparition, de la rivière à la mer, malgré ses 10 millions d’êtres dont un tiers ne sont pas juifs mais arabes et chrétiens, on plonge dans l’inhumanité de circonstances. Dans cette volonté masquée et inavouable, il faut voir une forme de lâcheté et d’ignominie rance, qui ressemble à s’y méprendre à la politique que mène la France, rageusement, depuis le 7 octobre, contre ce pays, visiblement banni. Nous en reparlerons !
Malgré vos/les griefs envers cet État, il n’en reste pas moins que je suis très reconnaissant à cet État juif qui a accueilli sécuritairement ma famille, avec les chrétiens druzes du Liban et de Syrie menacés de destruction totale par le Hezbollah. Ma famille étant issue de ce schéma-là.
La France, par la voix de Macron, parle de désarmer le Hezbollah… sans rien faire concrètement. N’est-ce pas là une forme implicite de complaisance envers le Hezbollah ? …
Or souvenez-vous, depuis 1978, ces terroristes enkystés au Liban ont pourri la vie de millions de gens : Israéliens et Libanais. Telles des métastases, ils ont rongé toutes les institutions libanaises, ils ont ruiné l’économie du pays dans le silence complice de la France qui n’a de cesse de condamner les actions de défense d’Israël contre ce « proxy » de l’Iran, ce parasite d’occupation qui s’est implanté, tel le gui dans les arbres, dans l’État du Liban.

Cette impuissance complice tend à faire oublier les 58 parachutistes, soldats français du Drakkar, morts dans un attentat du Hezbollah au Liban le 23 octobre 1983. Ici, la diplomatie du verbe noie les Français dans un verbiage plat et creux, inconsistant, dont la logorrhée ne cache plus son opposition frontale, son dédain, sa rage, à cellezéceux qui sont obligés d’agir seuls, de se défendre contre les tirs de missiles et de roquettes, de déplacer leur population pour la mettre en sécurité. Pour cet État, que nombre d’entre eux voudraient voir disparaître, il s’agit d’une question de survie existentielle. C’est incontestable ! C’est indiscutable ! C’est impératif !
Malgré la mort d’un soldat français de la FINUL au Liban, tué par le Hezbollah, et vite excusée en forme d’accident par Macron, une vérité dérangeante semble menacer la France. Il s’agit d’une haine voilée dans la diplomatie contre l’État juif depuis le 7 octobre, et cette vérité dérangeante s’appelle l’impuissance.
Nous vivons dans un monde où celui qui parle en l’air, sans agir, disparaît très vite pour cause d’impuissance, d’inconsistance. Au point que dans toutes les négociations sur la guerre contre l’Iran, ni les USA, ni Israël ne veulent de la France à la table des négociations, ce qui n’a fait qu’enrager l’enfant gâté de l’Élysée déluré un peu trop tôt, d’où une immaturité précoce.

Depuis le 7 octobre, une rupture nette, une opposition anti-diplomatique s’amorce entre la France et Israël. Proclamer la reconnaissance de la Palestine sur les ruines encore fumantes du 7 octobre par crainte de voir la colère des banlieues à l’œuvre dans nos rues me semble être une erreur diplomatique grave, irresponsable et irréversible. Conséquences : à cause de cette erreur fatale, à sens unique, la nouvelle carte de la paix qui émergera de la guerre en Iran rejettera la France et l’Europe dans les oubliettes de l’histoire. La guerre en Iran aura fait bouger les lignes là où 49 ans de diplomatie avaient échoué. Sous la supervision américaine l’architecture régionale du Moyen-Orient se dessine à nouveau. Et, la France, exclue des négociations, regarde passivement passer le train de l’Histoire depuis le quai de son impuissance.
Quant aux relations entre le Liban et Israël, nous explique Michel Fayad, sur Atlantico.fr :
Dès le 17 mai 83, une voie pleine de promesse de paix aurait pu s’ouvrir. Mais les possibles accords de paix ont été sabotés par Hafez-el-Assad mal conseillé par Robert Mc Farlane, émissaire démocrate américain qui déclencha la guerre de la montagne pour empêcher tout déploiement de l’armée libanaise dans les zones évacuées par Israël. Ajoutons l’erreur de Caspar Weinberger, à l’époque secrétaire américain à la Défense, qui refusa l’intervention d’une force multinationale dans le Chouf. Cette décision coûta la vie aux centaines de chrétiens massacrés. Et enfin, cerise sur le gâteau, le coup d’État du 12 mars 85 organisé par Hobeika Pakradouni et Geagea qui ouvrit pour la première fois la route du Liban Sud à l’organisation terroriste du Hezbollah, ce qui eut pour effet direct de déraciner 75 000 chrétiens de leurs terres ancestrales (dont ma famille). Les vrais gagnants de cet épisode furent Yasser Arafat et Hafez-el-Assad. On pense aujourd’hui, suite à la violence des frappes israéliennes sur leurs bases militaires, que le Hezbollah est très affaibli. Les Libanais, épuisés à leur tour par ces années de guerre et d’occupation, veulent se libérer de l’occupation du Hezbollah et pour cela commencent à entrevoir qu’une paix durable entre Israël et le Liban semble être la seule possibilité pour eux de retrouver leur souveraineté. À terme, une normalisation économique n’est plus impensable mais envisageable. Si elle devient possible, pourra-t-elle seulement rattraper quarante ans d’histoire tragique ?… L’histoire le dira. L’annonce prochaine d’une rencontre à la Maison-Blanche entre le Président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre Benjamin Netanyahou conforte et renforce le processus de paix, même si le Hezbollah refuse de déposer les armes.
Rompre avec la France par Rony Akrich (synthèse)

Pour Rony A. la France officielle n’est plus une amie d’Israël. Au fil des ans, elle blâme, elle soupçonne, elle humilie, toujours prompte à condamner Israël, sans jamais chercher à comprendre les dangers existentiels qu’il affronte. À chaque guerre, le même cirque recommence : Israël enterre ses morts, combat ses ennemis, défend ses frontières et Paris distribue des leçons. À Jérusalem, le réel, la guerre, à Paris les leçons de morale de salon.
Qu’un tel pays prétende jouer un rôle dans nos affaires régionales est une imposture fallacieuse. On ne peut pas continuer à injurier un peuple, délégitimer son État, salir son armée puis demander une chaise à la table des négociations. Il y a là une indécence politique. La France éternelle que nous aimons avec sa langue, sa littérature, ses grands hommes, que nous voudrions conserver intacte, avec tous les Français qui aiment Israël, et il en existe beaucoup, ne pose aucun problème. Le problème vient de la France officielle, politique, celle des chancelleries, du Quai d’Orsay, des médias, des ONG humanitaires, des indignations sélectives, des prudences de lâches, des Affaires étrangères, des audaces féroces dès qu’il s’agit de juger l’État JUIF ! Il lui faut donc rompre au plus vite avec cette imposture politique faussement diplomatique.
Assez de nostalgie. Parlons clair. Assez de fausse amitié avec un pays qui ne nous respecte plus, au bord de la faillite morale et économique. Aucun attachement ne peut se prolonger sans le respect et la dignité. Cette erreur diplomatique conduira à la séparation nette et précise et sans aucun effet de retour.
Israël n’a rien à attendre d’une France qui aime les Hébreux morts, commémore les victimes, célèbre leur mémoire mais ne supporte plus les Hébreux vivants, armés, souverains, bien décidés à ne pas mourir et à défendre leur terre et celle de leurs ancêtres et honorent leur drapeau à toutes les occasions. Lorsque le lien devient malsain, pourri, il faut rompre ce pont au plus vite par un point de non-retour. Un peuple qui veut vivre n’a aucun compte à rendre avec celui qui le hait, qui veut sa destruction depuis le 7 octobre. Ce qui rassure, c’est que celui qui est de passage et représente cette France actuelle honnie demain ne sera plus à sa tête.
« La suspension de l’accord entre l’UE et Israël est une interrogation légitime si les Israéliens ne changent pas de politique » a indiqué Macron ce mardi soir.
Il est difficile de trouver argument plus anti-israélien que celui-là ! J’y vois une menace contre Israël afin de créer un climat de tension irréversible, tout cela pour activer l’article 16 et se maintenir au pouvoir. Il a déjà essayé de créer une situation de guerre s’alliant avec l’Ukraine, mais Poutine plus malin que lui a fait capoter sa combine. Depuis, il reporte sa haine contre l’État hébreu, en guerre contre le Hezbollah au Liban, espérant bien recréer un climat de guerre, échoué contre la Russie trop grosse pour lui, mais à sa hauteur, pense-t-il contre Israël. À vous de juger !
Patrick Granville
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