« Taxer les riches » : Mamdani et l’économiste Zucman plaident pour une taxe mondiale sur la fortune

 

Cet élu et ses deux économistes se font des illusions et sont simplement jaloux de ceux qui ont du succès et de l’imagination comme Musk…
Il devraient savoir que tout le monde ne les suit pas, qu’il y a bien des pays comme la Russie qui ont une flat taxe et donc pas d’impôts confiscatoires pour les riches, qu’il y a des pays où on ne paie des impôts que sur le revenu de son travail mais pas sur ses économies comme le Panama, des pays où la TVA n’est pas de plus de 20 % ce qui est confiscatoire, comme la Suisse, etc.
Dominique Schwander 

Gabriel Zucman a déclaré à The Epoch Times qu’il se rangeait du côté de Mamdani car « nous devons taxer les ultra-riches partout : à New York, à Paris, partout dans le monde ».

Le jour de la déclaration d’impôts, le maire de New York, Zohran Mamdani, a organisé un forum public avec deux économistes de renom, plaidant pour une taxe sur les ultra-riches.

Le même jour, les trois hommes – Mamdani, l’économiste et prix Nobel Joseph Stiglitz, et l’économiste français Gabriel Zucman – ont cosigné une tribune dans le quotidien britannique The Guardian, qualifiant les inégalités de « crise mondiale » et exigeant que les milliardaires paient leur « juste part ».

Cette proposition n’est pas nouvelle. Zucman, 39 ans, la défend depuis 2024, année où il a conseillé la présidence brésilienne du G20 sur un impôt minimum mondial pour les milliardaires. Il s’est fait connaître en 2019, lorsque les sénateurs Elizabeth Warren et Bernie Sanders ont intégré ses recherches sur l’évasion fiscale à leurs campagnes présidentielles.

La mesure a été adoptée par l’Assemblée nationale française début 2025, mais bloquée par le Sénat à majorité conservatrice. Des projets de loi similaires sont en cours d’examen dans plusieurs États américains et figuraient à l’ordre du jour des 17 et 18 avril à Barcelone, où le président brésilien Lula da Silva, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum et le président sud-africain Cyril Ramaphosa rencontraient le Premier ministre socialiste espagnol Pedro Sánchez pour discuter de leurs inquiétudes face à la montée des partis conservateurs.

Plaidoyer pour la taxe

Lors du forum, Mamdani, socialiste démocrate, a plaidé pour « la mise en place d’une taxe de 2 % sur la fortune à l’échelle mondiale » dans le cadre d’une « lutte pour un monde plus juste ». L’inégalité, a-t-il affirmé, « a imprégné la vie politique dans les cinq arrondissements de notre ville, dans notre pays, et partout dans le monde ».

Stiglitz est allé plus loin. Au cours des 25 dernières années, a-t-il déclaré, 41 % de la croissance des richesses a profité aux 1 % les plus riches, entraînant l’« érosion de la classe moyenne » et « l’essor de l’oligarchie au sommet de la pyramide ».

Zucman a présenté sa campagne comme « le point de départ d’un mouvement international visant à enfin faire payer aux ultra-riches leur juste part » et a décrit la confrontation entre « démocratie et oligarchie à l’échelle mondiale » comme « le combat décisif du XXIe siècle ».

Zucman, qui possède la double nationalité franco-américaine, a établi un parallèle historique dans une interview accordée à The Epoch Times :

« La Révolution française a aboli les privilèges de l’aristocratie. Aujourd’hui, nous devons abolir les privilèges fiscaux de notre aristocratie moderne : les milliardaires, qui paient beaucoup moins d’impôts que le reste de la population », a-t-il déclaré.

Lors du forum, il a exhorté les États-Unis à « renouer avec leur tradition et leur histoire en matière de fiscalité », citant l’impôt progressif sur le revenu et les droits de succession comme des outils qui devraient financer les services publics, mais aussi « réguler les inégalités » et « protéger et promouvoir la démocratie ». L’extrême richesse, a-t-il affirmé, « est toujours un pouvoir extrême… corrosif pour les institutions démocratiques ».

Protégé de l’économiste socialiste Thomas Piketty, Zucman est l’une des figures les plus controversées de la vie politique française. Ses détracteurs le qualifient de « militant de l’extrême gauche », citant des articles soutenant les programmes économiques de la Nouvelle Union Écologique et Sociale des Peuples (NESPP) et du Nouveau Front Populaire (NPF), alliances codirigées par le parti La France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon, et soulignant que l’Observatoire européen des impôts qu’il dirige est en partie financé par les Fondations Open Society de George Soros.

« Ces attaques personnelles ne font que refléter le fait que les opposants à la mesure ne disposent d’aucun argument de fond valable », rétorque-t-il.

Critiques : Un diagnostic différent

Nicolas Lecaussin, directeur de l’Institut de recherches économiques et fiscales (IREF) basé à Paris et co-auteur, avec le président de l’institut Jean-Philippe Delsol, de l’ouvrage « À quoi servent les riches ? », a contesté les données et les conclusions dans une interview accordée à The Epoch Times. L’idée qu’une infime élite accapare l’essentiel des richesses, affirme-t-il, est une idée qu’il entend « depuis des décennies » de la part d’économistes et de journalistes « obsédés par les 1 % les plus riches, voire les 0,1 % les plus riches ».

La population dans son ensemble s’est enrichie, et non appauvrie, explique-t-il : la part des personnes vivant avec moins de 3 dollars par jour est passée de 43 % en 1990 à 10 % en 2025, selon la Banque mondiale.

« L’augmentation du nombre de milliardaires a coïncidé avec le recul de la pauvreté dans le monde », a-t-il déclaré.

Lecaussin a minimisé la portée symbolique du chiffre des 1 %. « Si l’on veut pousser l’absurde loin, on pourrait calculer combien gagne un footballeur vedette par minute passée sur le terrain. Évidemment, cela ne veut rien dire », a-t-il déclaré.

Il ajoute que des entrepreneurs comme Mark Zuckerberg et Elon Musk « créent d’innombrables emplois » et « ont révolutionné le monde », bénéficiant avant tout aux populations sorties de la pauvreté.

Selon Zucman, dans les années 1960, les 400 Américains les plus riches payaient environ 50 % de leurs revenus en impôts ; aujourd’hui, ce taux avoisine les 24 %, affirme-t-il. Le taux effectif pour les milliardaires français, soutient-il dans son ouvrage « Le Triomphe de l’injustice : Comment les riches échappent à l’impôt et comment les faire payer », se situe aux alentours de 13 %, soit moins que celui payé par la classe moyenne.

De nouvelles données relancent le débat, amenant Lecaussin à conclure qu’« on ne peut pas affirmer que les milliardaires ne paient pas beaucoup d’impôts ».

Aux États-Unis, les données de l’IRS pour 2023, publiées le 15 avril par la Tax Foundation, montrent que les 1 % des contribuables les plus riches paient désormais 38,4 % de l’ensemble des impôts fédéraux sur le revenu des particuliers, contre 33,2 % en 2001, sur un revenu brut ajusté représentant 20,6 %. La moitié des contribuables les moins riches, dont le revenu brut ajusté représente 12,3 %, a payé 3,3 % des impôts fédéraux sur le revenu. Les 1 % les plus riches ont contribué à hauteur de 823 milliards de dollars, soit presque autant que les 95 % les plus pauvres réunis.

Quant à la France, une note récente des autorités fiscales françaises « a révélé que les milliardaires visés par la proposition de Zucman paient en moyenne un impôt sur le revenu net entre 200 et 1 000 fois supérieur à celui du contribuable français moyen, en valeur absolue ».

L’affirmation la plus facilement vérifiable empiriquement concerne les migrations. Lecaussin prévient qu’une telle taxe « ne ferait qu’accélérer l’exode des entrepreneurs », citant les migrations internes aux États-Unis vers les États à faible imposition.

Zucman a balayé cette inquiétude d’un revers de main, la qualifiant de « propagande ».

« Tout ce mythe et cette menace de migration, utilisés par les plus riches pour dire : “Non, non, non, vous ne pouvez pas nous taxer”, ne fonctionneront jamais », a-t-il déclaré, ajoutant que la « conclusion incontestable » de la recherche est que « personne ne part ».

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Etienne Fauchaire
Etienne Fauchaire, journaliste de Epoch Times à Paris.

 

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