Canon français : les Insoumis ne supportent pas de voir des gens heureux

C’est des petits comiques, non ? Des gens mangent, boivent, discutent, chantent, dansent… ô scandale ! Et hop ! faut interdire. S’ils avaient voulu nous cacher qu’ils étaient des liberticides c’est raté.

Monique B

La perspective du banquet normand, prévu par la société Le Canon français le 18 avril prochain, cristallise une vive opposition politique. Des élus locaux de gauche et d’extrême gauche réclament l’annulation de cet événement qu’ils jugent lié à l’extrême droite. Une pétition citoyenne a même été lancée.  

L’annonce de la tenue d’un banquet du Canon français au parc des expositions de Caen a déclenché une levée de boucliers. Des élus insoumis de Caen ont immédiatement fustigé cette initiative, y voyant une manœuvre politique sous couvert de gastronomie. Le député européennEmma Fourreau a notamment interpellé la municipalité, via ses réseaux sociaux, pour obtenir l’interdiction de ce rassemblement, prévu le samedi 18 avril. Une pétition en ligne a déjà réuni à ce jour près de 2000 signatures pour s’opposer à cet événement.  

Un « barrage républicain » au-delà des urnes 

La « Pétition pour l’annulation des banquets du Canon français au parc Expo à Caen », publiée sur Change.org, affirme que derrière les bérets et le terroir se cachent des comportements radicaux. Le texte évoque notamment, lors de précédentes éditions, des « chants à la gloire de Bardella (député du RN) en fin de repas » ou encore des « drapeaux royalistes », et même des « saluts nazis ».  
Dans sa vidéo diffusée sur Instagram, Emma Fourreau montre un convive levant la main lors d’un banquet. Si l’eurodéputée insoumise qualifie ce geste de salut nazi, il demeure toutefois difficilement identifiable comme tel. 
Les détracteurs de la manifestation avancent également dans la pétition le soutien financier du milliardaire Pierre-Édouard Stérin. Ce dernier est présenté comme le promoteur du plan « Périclès » (acronyme pour Patriotes / Enracinés / Résistants / Identitaires / Chrétiens / Libéraux / Européens / Souverainistes).  

« Le barrage républicain ne se limite pas aux élections, l’extrême droite, nous la combattons dans les urnes, dans la rue, et dans nos campagnes même sous ses formes les plus insidieuses », indique encore le texte sur Change.org. 

« On réfute complètement un pseudo-lien avec l’extrême droite » 

Cependant, les fondateurs de la société, Géraud de la Tour et Pierre-Alexandre de Boisse, rejettent fermement ces accusations. Lors d’un précédent événement, qui s’était tenu du 7 au 9 novembre au château de Blossac à Goven (Ille-et-Vilaine), les organisateurs avaient déjà dû faire face à une controverse.  
Plusieurs dizaines de sympathisants de gauche et d’extrême gauche s’étaient notamment rassemblés à Bruz, une commune située à quelques kilomètres de Goven, pour exprimer leur désaccord. Christophe de La Rousserie, le propriétaire du château de Blossac, avait fait l’objet de pressions et de menaces de certains élus. 
Géraud de La Tour avait alors déclaré à France 3 Bretagne : « On ne comprend absolument pas la polémique et tout le bruit autour de notre banquet. On est choqués de voir ces extrémistes s’attaquer à nous et se livrer à la diffamation dans la presse. » L’organisateur avait par ailleurs ajouté : « On réfute complètement un pseudo-lien avec l’extrême droite. » En Ille-et-Vilaine, le Canon français avait riposté judiciairement en déposant plainte contre treize élus qui réclamaient l’interdiction de ses festivités. 

Le maire de Caen refuse d’interdire le banquet au nom du droit 

Face à la pression des élus insoumis, le nouveau maire divers droite de Caen, Aristide Olivier, a clarifié sa position. S’il a confié à Ici Normandie ne pas être enthousiaste à l’idée d’accueillir ce banquet, il a rappelé les limites de ses pouvoirs.  
L’événement reste donc maintenu pour le moment au parc des expositions, un lieu privé faisant l’objet d’un contrat de location. Le maire a toutefois demandé à la direction du site de rencontrer les organisateurs. Il souhaite ainsi prévenir toute dérive verbale ou comportementale durant cette soirée où 4000 convives sont attendus. De leur côté, les participants habituels décrivent, selon les témoignages recueillis par la presse régionale en novembre 2025, une ambiance simplement « festive et apolitique » . 
Emmanuelle Bourdy est rédactrice pour l’édition française du journal The Epoch Times depuis 2021. 
Epoch Times

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2 Commentaires

  1. Prochain banquet a Troyes.
    Ville maire de droite , et 3 députés de droite et extrême droite dans le département.