Les pleurnichards de Grasset : 115 (ou 170, on s’en fout) qui préfèrent la censure gauchiste à la liberté

Quel grand moment de comédie pathétique ! Mercredi soir, plus de cent auteurs – Despentes, BHL, Beigbeder, Chalandon et toute la clique habituelle – ont sorti leur plus belle lettre ouverte de victimes offensées. Leur drame ? Vincent Bolloré a osé virer Olivier Nora, le patron historique de Grasset.

Atteinte inacceptable à l’indépendance éditoriale !  hurlent-ils.
Nous refusons d’être pris en otages dans une guerre idéologique !  
Nos livres n’appartiennent pas à des imbéciles ! 

On se croirait dans une manif étudiante de 1968, version Saint-Germain-des-Prés avec cachemire et droits d’auteur.

Ces gens qui se prennent pour la fine fleur de la littérature française viennent de prouver, en direct, qu’ils sont surtout les derniers défenseurs acharnés d’un monopole idéologique gauchiste grotesque.

Le vrai scandale, selon eux ? Un actionnaire légitime exerce son droit de propriété sur la maison qu’il a rachetée. Bolloré, cet homme libre, breton jusqu’à la moelle, catholique, capitaliste et surtout allergique au prêt-à-penser progressiste, ose mettre son nez dans l’édition. Pire : il permet à des voix dissidentes, comme Boualem Sansal, de respirer un peu dans ce milieu asphyxié par le conformisme woke et antiraciste sélectif.

https://www.20minutes.fr/arts-stars/livres/4218363-20260414-hachette-annonce-depart-pdg-grasset-apres-arrivee-boualem-sansal

Alors c’est la panique. L’apocalypse. Le fascisme !

Pour ces beaux esprits, « indépendance éditoriale »  signifie une seule chose : le droit sacré de rester entre soi, dans la bulle tiède où l’on se gargarise de  diversité  tout en excluant systématiquement quiconque pense mal. Où l’on publie des manifestes contre « l’extrême droite »  tout en tremblant à l’idée qu’un patron ose ne pas voter comme Libération. Où la vraie culture humaniste – celle qui valorise le courage, la complexité, la liberté de pensée sans filtre moralisateur – est vue comme une menace existentielle.

Leur départ massif n’est pas un acte de résistance. C’est un aveu pitoyable de sectarisme. (Je les comprends je suis devenue pareille… dans l’autre sens, je préfère quitter un groupe plutôt que d’y côtoyer/supporter des LFI, des gauchos primaires, des islamolâtres, des wokistes impénitents… C’est ainsi, les excès des uns obligent les autres à faire attention, il n’est plus possible de mélanger les torchons et les serviettes. En l’occurrence, les torchons c’est eux. Qu’ils dégagent ! )

Ils préfèrent saborder leur propre maison d’édition historique plutôt que de tolérer qu’un milliardaire « pas du bon côté » y introduise un minimum de pluralisme réel. Priorité au catéchisme gauchiste absurde. Priorité à la haine viscérale de Bolloré. Priorité au militantisme sur la culture.

Qu’ils partent. Qu’ils aillent se réfugier chez Gallimard, au Seuil ou ailleurs, là où l’on leur garantira la pureté idéologique, l’entre-soi confortable et l’absence totale de risque de contamination par des idées impures.

Grasset sans eux ? Tant mieux. Un peu d’air frais dans un milieu qui pue le conformisme depuis trop longtemps. Un endroit où, enfin, on pourra peut-être publier sans devoir passer par le tribunal de la vertu progressiste. Un rare coin en France où l’objectivité, le débat réel et la culture humaniste non formatée auront droit de cité.

Ces auteurs n’ont pas défendu la littérature. Ils ont défendu leur pré carré, leur rente morale, leur petit pouvoir de censeurs autoproclamés.

Et pendant qu’ils pleurent leur indépendance perdue en sirotant leur café dans un bistro parisien à la mode (attention ne pas se mélanger à la plèbe qui boit son Ricard), les lecteurs fatigués du formatage permanent se marrent doucement.

Bon vent, chers virtuoses de la vertu offensée.
Votre départ est la meilleure chose qui pouvait arriver à Grasset.

La propriété privée, quand elle n’est plus entre les mains des bons, ça fait mal, hein ?
Et ça fait surtout un bien fou à la liberté.

Christine Tasin

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16 Commentaires

  1. c’est ben vrai ça.une specialite de la gauche bien pensante,reprocher aux autres ce que eux font a longueur de temps,c’est incroyable,ils n’ont quand meme pas pu etre tous trepanes ensemble,c’est pas possible des cerveaux pareils.on etaient jeunes,nos parents nous envoyaient au catechisme,pourtant nous n’etions pas des enfants de coeur,ils nous apprenaient a faire notre examen de conscience,il n’y avait pas de rouges chez nous,mais peut etre que c’est a cause de ça,ils auraient du aller a l’eglise,ça yest on a la reponse.les handicapes de goupillon,c’est ainsi que j’appelle mon voisin quand on va a un enterrement ensemble,on a l’imperssion que ça leur brule les doigts.mais on est bien d’accord chacun est libre de ses choix,car nous sommes plus tolerants que la gauche.c’est ben vrai ça.vedette meritait notre confiance,pas eux.ah,il faut bien rigoler un peu.

  2. le typa aurait même dû être viré de puis longtemps ! en attendant quel régal, ce bon nettoyage de fond, et plus jouissif le départ des gauchistes collabos pleurnichards : qu’ils aillent cracher leur mépris de ceux qui ne pensent pas comme eux chez les éditeurs gauchistes, il y en a à la pelle ! va t-on enfin voir se dissoudre cette clique gauchiste assommante, tellement sûre d’elle, qui monopolise l’ensemble du monde culturel, pour ne parler que de lui, depuis des décennies avec toujours ses mêmes mantras

  3. J’ai pas beaucoup le temps en ce moment de regarder pour m’occuper de ma santé, mais là, je tape des pieds et des mains. Beigbeider ça m’a étonnée … dont acte. Quel souffle ma Christine !

    • Doublement heureuse, ma Sylvia, de te voir ici malgré tes soucis, énormes, et que tu apprécies ma prose. Grosses bises

  4. Cet article Chère Christine c’est du Mozart et du Berloz. Que du bonheur. Il fait de nouveau bon savoir lire. Un Grand Merci à vous.

  5. Faites savoir CONCRETEMENT aux éditions Grasset, qui transmettront à Bolloré, que vous partagez pleinement l’opinion exprimée par Christine dans cet article :
    IMPRIMER l’article et l’ENVOYER par La Poste à l’adresse postale des éditions Grasset figurant sur
    https://www.grasset.fr/contactez-nous/
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    « Lu et approuvé ! »
    puis signer de votre prénom et ville.
    Mettre les deux feuilles dans une enveloppe, écrire l’adresse, timbrer et poster.

  6. Bonjour,

    Merci Christine !

    J’étais prêt à les croire, mais quand leur unique justification est C-News, « haineuse, raciste, etc etc » et que je constate, par l’écoute de C-News, que rien de cela n’existe, je comprends qu’ils se fichent de ma poire.

    C’est une grosse manipulation de la Göche, version café de Flore, au moment du Salon du Livre : tu le dis très bien !

  7. Bon vent pour ces « Génies de la Littérature », véritables mutins de Panurge. Pour rappel car ce phénomène n’est pas nouveau : Dame Amelie Nothomb, qui ayant appris qu’Albin Michel devait éditer les mémoires de Jean Marie Le Pen, s’était alors fendue d’une lettre indiquant à cet éditeur que si celui ci se risquait, comme il était convenu, à publier l’Abomination de la Désolation, elle ne publierait plus chez Albin. Evidemment, ce dernier s’inclina devant cet acte de Tolerance dont est capable la classe germanopratine.

  8. Bonjour Christine, il est dommage qu’il n’y a pas le même mouvement dans l’agriculture ! Les parasites en desertant les champs, cela rendrait les pesticides inutiles et excellent pour notre santé ! Ce depart de toutes ces ruines poussiéreuses est une aubaine pour la santé mentale de tous les français. Bonne journée.

    • Si, il y a encore des lecteurs et amateurs de belles (bonnes ?) lectures ! Moins qu’autrefois bien sûr… Ce qui m’inquiète, c’est la disparition progressive des librairies ! Le signe manifeste de la baisse du niveau intellectuel dans notre pays…

      Par contre la mentalité sectaire et intolérante de la gent littéraire, elle, ne semble pas diminuer ! L’attitude hautaine et méprisante de Mazarine Pingeot vis à vis des habitants de La Flèche en est la preuve !