Hommage à Rafaël Frühbeck de Burgos (15 septembre 1933/11 juin 2014)

(Illustration : à bord du Carnival Dream. En médaillon : Rafaël Frühbeck de Burgos).

C’est au début des années 70 que j’ai fait l’acquisition du seul 33 tours que j’aie jamais eu du chef espagnol. Je l’avais trouvé chez un disquaire à Creil. (C’était l’époque où Creil était encore une ville française et non une cité maghrébine comme aujourd’hui). Il n’existait que deux versions des Carmina Burana. Celle d’Eugen Jochum, d’ailleurs approuvée par Carl Orff lui-même et celle de Rafaël Frühbeck de Burgos, la seule qui se trouvait en rayon. Et les années se sont passées…

Un certain nombre de vidéos qui vont suivre seront extraites du concert de nouvel an donné à Copenhague le 1er janvier 2014.

On commence tout de suite avec le Capriccio espagnol de Rimski-Korsakov :

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On n’oubliera pas que Rafaël était espagnol…né à Burgos ! En toute logique, on va passer à de la musique espagnole, avec la Suite espagnole d’Albéniz dans une orchestration due au chef :

 

Retour à Copenhague avec ce Boléro, j‘ai un trou de mémoire sur le compositeur, mais je pense que vous le retrouverez vous-même !

 

Toujours à Copenhague, mais un autre jour avec cette Huitième symphonie de Beethoven :

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Un concerto à présent ? Le concerto d’Aranjuez de Joaquin Rodrigo :

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Nous voilà de nouveau en ce nouvel an 2014, avec cet extrait de la deuxième suite de L’Arlésienne de Georges Bizet :

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On termine en beauté avec le Zapateado de Pablo de Sarasate :

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Et comme promis, les Carmina Burana ! Cette version n’est pas très rapide, mais elle est remarquable par la puissance et l’énergie qu’elle dégage. Ajoutons à cela une prise de son remarquable, en 1965 ! Beaucoup d’enregistrements de cette période sont d’ailleurs époustouflants par leur qualité. Et il ne faut pas oublier la voix d’or de Lucia Popp ! Au moment de sa disparition, le 16 novembre 1993, la revue Diapason avait titré “Lucia Popp : la lumière qui s’éteint”. Quel hommage magnifique ! Il faut citer enfin le chœur New Philharmonia dirigé par Wilhelm Pitz, un des meilleurs ensembles vocaux, sinon le meilleur du monde à l’époque.  Pour la petite histoire j’ai eu la chance de chanter les Carmina Burana au début des années 80, dans les chœurs des Pays de Loire, l’orchestre étant dirigé par Marc Soustrot.

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En juillet je rendrai hommage à Lorin Maazel.

Filoxe

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10 Commentaires

  1. Extraordinaire, comme à chaque fois. Grand merci à toi Filoxe pour ces moments de plénitude et de sérénité dans ces heures sombres que nous traversons.

    • Un immense merci pour le lien que vous m’avez envoyé, j’ai regardé un extrait je vais télécharger ça et le garder précieusement.

    • C’est encore moi ! Je viens de jeter un œil (mais un seul) sur ma vidéothèque et sur quoi je tombe ? Le DVD de Ponnelle ! Je vais revoir ça…avec les sous-titres en français, ça va de soi !

      • Houla ! Le temps passe et on accumule, on ne se souvient plus de ce que l’on a acheté il y a des années! Ou alors est ce nôtre mémoire qui flanche? Car elle aussi en accumule des informations au fil du temps!😉

        • C’est tout à fait ça, mais en réalité je savais que je possédais une version scénique, j’avais juste oublié que c’était celle-là.
          Vieillesse quand tu nous tiens ! 🤣

  2. Bonjour Filoxe, les véritables carmina burana, n’ont pas grand-chose à voir avec l’œuvre de Carl Orff, ce sont des neumes religieux et profanes composés dans la première moitié du XIII ème siècle en latin. un enregistrement existe chez harmunia mundi par René Clemencic qui a remis au goût du jour la musique médiévale dans les années 70. Pour l’oeuvre de Carl Orff, il existait chez EMI un 33 t d’André Previn avec le London symphony orchestra et Sheila Amstrong en soliste, mon préféré, qui date, je crois, de 1975. J’adore Lucia Popp artiste souvent sous estimée injustement! Quelle voix magnifique ! Notamment chez Humperdink, R Stauss, Mozart et plus surprenant, Wagner, superbe fille du Rhin dans l’intégrale de Janowski.