Les violons Stradivarius sont-ils meilleurs que les autres ? Réponse : non

En voilà une question, et une bonne ! Précisons tout de go qu’on appelle un stradivarius un violon fabriqué par le luthier italien Antonio Stradivari (1644- 1737). Lequel luthier n’a pas fabriqué que des violons, puisqu’il a fabriqué des altos, violoncelles, viols, guitares, mandolines, harpes et encore d’autres. Mais les siècles ont fait qu’on ne retient de lui que la fabrication de ses seuls violons.

L’histoire du violon tient particulièrement à cœur votre serviteur. En effet, il est entré au Conservatoire à Paris en classe de violon, jusqu’en classe supérieure et passage de tous les examens et concours de fin de cycle conservatoire.

Deux heures par jour de violon durant toute sa scolarité secondaire et supérieure en se levant à 4h30 du matin, pour son violon entre 5 heures et 7 heures. Durant les vacances, 4 à 5 heures de violon par jour.

Le meilleur violon de votre serviteur de tous ceux qu’il a possédés est un Carolus Columbus Bruno fabriqué en 1909 (photo de droite).

Le violon a occupé donc une très grande partie dans la vie de votre serviteur, sans parler de ses compositions : sonates pour piano, concerto pour piano, œuvre pour orchestre à cordes, pour orgue, et d’autres plus accessoires.

Quels sont les grands noms de la lutherie mondiale ? Ils sont extrêmement nombreux, tout aussi nombreux ceux qui ont fabriqué des instruments absolument remarquables mais seuls quelques noms sont sortis de l’oubli. On les connaît tous, quelques exemples, Antonio Stradivari italien, élève d’Amati (1644-1737), Guarneri del Gesù italien (1698-1744), Jean-Baptiste Vuillaume français (1798 à Mirecourt-1875), Nicolas Lupot français (1758-1824), Gustave Adolphe Bernardel, français (1832-1904), Etienne Vatelot français (1925-2013), Niccolo Amati italien (1596-1684), Jacob STAINER allemand (1621-1683) le luthier préféré de J.S. Bach et bien d’autres…

Mais restons sur Antonio Stradivari qui a fabriqué environ un millier d’instruments de son vivant et dont il reste actuellement environ 696 exemplaires dont certains dans un excellent état.

Alors, comme ces violons valent des fortunes à la vente, pouvant atteindre très facilement plusieurs millions de dollars (ou euros), sont-ils, par rapport aux autres violons, d’une supériorité écrasante et à toute épreuve, d’une sonorité cristalline et puissante, d’un corps volumineux doublé d’une finesse romantique, d’une profondeur envahissante ? Ou bien alors, ces sommes cosmiques demandées et payées aux ventes aux enchères, ne sont-elles justifiées que par des fantasmes, des traditions, et un héritage psychologique de qualité ?

Comme nous sommes là dans le ressenti musical, il n’y a pas de méthode objective et scientifique pour prouver leur supériorité. Sur quoi serait-elle basée ? Les matériaux utilisés, leurs traitements, ne peuvent justifier de la qualité des résultats. Les techniques de fabrications utilisées par Stradivari impliquent-t-elles obligatoirement une supériorité aux autres violons ? La réponse est évidemment non. Alors comment faire ?

Des expériences d’auditions comparatives ont été faites en 2010, et en 2012. Puis une autre a été réalisée à nouveau en 2014. Pour l’ensemble de ces trois expériences, la majorité des violonistes solistes internationaux qui se sont prêtés au jeu ont préféré un instrument moderne à un Stradivarius.

Pour l’expérience de 2014, menée par des chercheurs français, dont Claudia Fritz, du Centre national français de la recherche scientifique (CNRS) et acousticienne de l’institut Jean Le Rond d’Alembert, ont soumis à ces concertistes douze violons, six modernes et six anciens, dont cinq Stradivarius. Ils ont alors demandé aux musiciens de choisir le violon qu’ils préféraient pour remplacer celui qu’il possédait pour une tournée hypothétique de concerts.

Les solistes ont joué sur tous les instruments dans deux salles de concert, durant plus d’une heure. Les musiciens ne pouvaient pas reconnaître les violons car les modernes ont été traités artificiellement pour paraître anciens.

Le résultat est surprenant : aucun des dix violonistes n’a été en mesure de deviner l’âge des différents instruments et donc de distinguer entre les violons anciens et modernes. De plus, six des dix solistes ont choisi un violon moderne comme leur préféré.

Comme toujours, quand les résultats d’une expérimentation ne sont pas mathématiquement et physiquement incontestables, ils sont contestés par certains. C’est la raison pour laquelle en plus des études comparatives du son des Stradivarius avec des instruments plus récents de 2010, 2012, et 2014, une nouvelle étude a encore été faite, en 2017, par Claudia Fritz, le luthier américain Joseph Curtin, le statisticien Jacques Poitevineau et Fan-Chia Tao, ingénieur en cordes.

Pour mener à bien cette expérience, les chercheurs ont soumis à 137 auditeurs très avertis, public de musiciens, de mélomanes, de luthiers et de critiques musicaux, 55 dans un auditorium à Paris et 82 dans une salle de concert new-yorkaise, 9 paires de violons, constituées chacune d’un violon ancien et d’un violon récent. A eux de juger chaque instrument selon deux critères :

  1. leur préférence personnelle
  2. la projection sonore.

Les tests ont été réalisés en « double aveugle », c’est-à-dire que la nature de chaque instrument a été dissimulée aux violonistes et au public (référence).

Les musiciens portaient des lunettes de soudeur afin de ne pas voir leur instrument, ils étaient séparés du public par un rideau qui ne laissait voir que leur ombre. De chaque côté de ce rideau, personne ne savait si l’instrument qui retentissait était un Stradivarius ou non. Les neuf paires de violons ont été testées pendant 45 minutes chacun, d’abord en solo, puis avec piano et enfin avec orchestre (référence).

Dès les premiers tests à l’aveugle, les violonistes professionnels qui se sont prêtés au jeu n’ont pas pu différencier les instruments. Puis après avoir joué un moment sur les violons, les conclusions sont sans appel : les violons récents ont été jugés en moyenne supérieure aux anciens, c’est-à-dire les Stradivarius. Il en a été de même pour le public.

Tous ces mélomanes ont particulièrement apprécié la projection sonore, l’ergonomie, et la qualité de la tonalité des nouveaux instruments.

Dans l’ordre de préférence établie par les solistes, le premier Stradivarius n’apparaît qu’en troisième position.

Toutes les études montrent les mêmes résultats à savoir que les instruments récents sont majoritairement choisis par les solistes internationaux par rapport aux anciens.

Ce sont donc des expériences multiples aboutissant aux mêmes résultats. Alors, amis mélomanes, avant d’investir 11 millions d’euros dans votre prochain violon, voyez si pour 10 ou 20 000 € vous ne pourriez pas en avoir un.

Et si vous ne savez pas quoi faire de vos 11 millions d’euros, et ben.. un don à RR, non ? Je plaisante évidement !!

Cachou

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29 Commentaires

  1. Merci ami Cachou pour tes réponses. Oui la violoniste est très mignonne (je n’arrive pas à écrire son nom !) et je me demande même si elle ne joue pas pieds nus. La cadence du premier mouvement m’a littéralement scotché je n’avais jamais entendu ce dialogue entre 🎻 soliste et violoncelle, il y a une véritable complicité entre Patricia et l’orchestre ! Par contre il me semblait que la partie 🎻 timbales était pour la version piano de ce concerto, mais cela ne gâche pas notre plaisir. Herreweghe est très bon dans ce répertoire, il s’est attaqué aussi à des symphonies de Schumann avec succès.
    Partie 1

  2. CACHOU POUR FILOXE 2 sur 4
    Merci du lien que tu me donnes pour le concerto de Beethoven par Patricia Kopatchinskaja et Philippe Herreweghe à la baguette. J’avais entendu Patricia Kopatchinskaja dans le concerto de Tchaïkovski et j’avais beaucoup aimé. Je viens d’écouter celui de Beethoven et j’ai beaucoup aimé aussi. Dans cet enregistrement, pour le chef, on reconnait très bien la marque très personnelle de Philippe Herreweghe, et j’avoue aimer beaucoup. En fait, je trouve qu’ils vont bien ensemble car ils ont une vision de l’interprétation assez personnelle et qui sort des sentiers battus. Sans parler des tempi assez rapides. D’où, d’ailleurs, ton expression dans ton post : « étonnante ».

  3. CACHOU POUR FILOXE 3 sur 4
    Cependant, Patricia Kopatchinskaja montre sa virtuosité époustouflante qu’on lui connaît, mais elle ne met pas suffisamment de romantisme dans cette œuvre, contrairement à Philippe Herreweghe qui dirige avec un romantisme, même étonnant de sa part. Ayant écouté cette œuvre des centaines de fois par des dizaines de violonistes différents, l’ayant joué moi-même, je dirais que je suis plus attiré pour cet enregistrement par l’orchestre que la violoniste.
    Le reproche que je ferais à cet enregistrement de Beethoven est la prise de son où l’orchestre couvre trop le violon qui est étouffé.
    Par contre, j’ai découvert la cadence du premier mouvement extrêmement original que je n’avais jamais entendu. Je l’ai complètement adorée car elle fait intervenir deux violoncelles et le premier violon de l’orchestre ce qui ne se fait jamais dans les cadences.

  4. CACHOU POUR FILOXE 4 sur 4
    J’ai même rigolé, oui rigolé réellement, tant je trouve qu’elle est humoristique. Je ne sais pas qui l’a écrite, mais le gars avait envie de s’amuser. Ce qui n’enlève en rien sa très grande difficulté technique évidente.
    Celle du troisième mouvement est également inhabituel et je ne l’avais également jamais entendu.
    Dans Tchaïkovski (https://www.youtube.com/watch?v=-1MTqZQ9rA0) Patricia Kopatchinskaja est tout à fait extraordinaire moyennement par sa musicalité que par sa virtuosité époustouflante, voir le troisième et dernier mouvement dont le tempo est d’une rapidité rarement atteinte.
    De plus, je trouve que Patricia Kopatchinskaja est super mignonne, et ça ne gâche rien à l’affaire !

  5. Je prends seulement connaissance de ton article (c’est pas bien !). Les trois plus beaux concertos pour violon sont pour moi ceux que tu viens de citer. Pour Beethoven il existe une version étonnante:
    https://youtu.be/xr9KmgDFwMc
    Pour ce qui est de Capuçon je suppose que tu fais allusion à Renaud et non pas à René. Je n’ai qu’un DVD de lui, le triple concerto de Beethoven avec son frère au violoncelle et Argerich au piano, concert donné en 2007 au Festpielhaus de Salzbourg et l’orchestre Simon Bolivar du Venezuela dirigé par Gustavo Dudamel, ce disque est un petit bijou, notamment avec le bonus consacré à Mahler. C’est vrai qu’à part ça, Capuçon est plutôt discret !

    • CACHOU POUR FILOXE 1 sur 4
      Bonjour ami Filoxe,
      Il m’arrive aussi parfois de découvrir des articles de mes amis de RR tardivement. Pas de problème !
      Oui, bien évidemment, je voulais parler de Renaud Capuçon et non de René. C’est peut-être la preuve, m’étant trompé sur son prénom, qu’il ne compte pas beaucoup pour moi parmi les violonistes…😊. En fait, je m’en étais aperçu juste après la publication de mes commentaires.
      Tu confirmes bien ce que j’ai expliqué par le fait que tu ne possèdes qu’un DVD le triple concerto de Beethoven. Cette œuvre, toute magnifique et émouvante qu’elle soit est violonistiquement parlant peu difficile à jouer pour un violoniste professionnel, je dirais même facile.
      Renaud Capuçon est totalement inexistant dans les grandes œuvres très difficiles citées dans mon post, c’est-à-dire globalement parlant les plus intéressantes. Mais on le voit en permanence et partout dans les endroits où règne le politiquement correcte et la bien-pensance avec une petite romance illustrative à l’appui.
      VOIR LES SUITES 2, 3, ET 4 PLUS HAUT.

  6. Je pense que l’essentiel, c’est surtout l’interprète (Anne-Sophie Mutter, Hillary Hann, Sarah Chang, Didier Lockwood, Renaud Capuçon…) et l’auteur de l’œuvre : autant j’adore les concertos pour violon de Paganini, Mozart, celui de Beethoven, autant je déteste Prokoviev, quel que soit le violon entre les mains de l’interprète

    • RÉPONSE À MON AMIE DORYLÉE POST 3 SUR 3
      Si tu trouves un enregistrement de René Capuçon des plus grands concertos, dis-le-moi : concertos de Paganini, Tchaïkovski, Brahms, la symphonie espagnole d’Édouard Lalo, Bela Bartok, Max Bruch, Jean Sibelius, Henryk Wieniawski, Sergei Prokofiev, Antonín Dvořák, etc…
      Par contre, tu l’entends dans la méditation de Thais, les deux romances de Beethoven, les cinq concertos de Mozart, les quatre saisons de Vivaldi, et en duo dans les sonates de Brahms, les sonates de Beethoven, les sonates de Bach, tous ces morceaux techniquement peu difficiles pour un violoniste professionnel.
      Pourquoi ne joue-t-il pas les grands concertos que jouent tous les autres grands violonistes ? À mon humble avis, parce qu’il n’a pas le niveau pour les données en concert. D’où mon sentiment d’un violoniste de salon.

    • RÉPONSE À MON AMIE DORYLÉE POST 2 SUR 3
      Tu cites René Capuçon. Ah, là là, ce René Capuçon ! Ce que je vais t’en dire n’est que mon humble avis. C’est pour moi un violoniste de salon, un violoniste aristocratique. Pourquoi ?
      On le trouve partout là où le politiquement correct et la bien-pensance se trouve. Ce qui lui permet de se faire connaître. Il parle bien, et à chaque grande émission où il apparaît on lui demande de jouer un morceau de violon bien sûr et il joue toujours des petits morceaux.
      René Capuçon est un violoniste qui a le niveau suffisant pour paraître dans les milieux de la haute, mais rien de plus.
      J’ai cherché à l’écouter, à trouver des enregistrements ou des émissions dans lesquelles il jouait le grand répertoire. Je n’ai rien trouvé.

    • RÉPONSE À MON AMIE DORYLÉE POST 1 SUR 3
      Oui, amie Dorylée, je suis absolument d’accord avec toi. Ce n’est pas le violon qui va nous faire aimer une œuvre ou non. Car outre les grands luthiers de crémone des 17 et 18ème siècles bien connus, il y a un grand nombre de violons de très haut niveau dont les luthiers ne sont pas connus du grand public. Mais ces violons sont du niveau pour être utilisés dans les grandes œuvres.
      Je sais que tu n’as cité que quelques exemples de violonistes parmi beaucoup d’autres existants. Anne-Sophie Mutter est une très grande violoniste d’un très haut niveau technique, tout comme Sarah Chang. Elles donnent de très nombreux concerts et jouent toutes les plus grandes œuvres du répertoire violonistique y compris les plus difficiles techniquement.
      Didier Lockwood est un violoniste de jazz, très performant dans son domaine, mais qui n’a rien de comparable aux violonistes classiques et du grand répertoire.

  7. L’important c’est d’écouter de la musique classique et écouter le son du violon que ce soit le Stradivarius ou un autre .

    • Je suis absolument d’accord.
      Je connais un grand nombre de concerti pour violon et orchestre. Mais le concerto de Beethoven est celui qui m’émeut le plus, suivie de ceux de Tchaïkovski et Brahms.

  8. Cachou,

    très bel article.

    Sur les brocantes, foires à tout, braderies et autres manifestations du genre j’ai toujours vu des « Gens du Voyage » (gitans, manouches, tziganes, etc…) à la recherche de violons, même en mauvais état.

  9. Sont-ils meilleurs? Non, mais plus cher. Le seul violon que je connaisse, c’est celui avec des barreaux devant, un jour où j’ai fait trois jours de gnouf à la caserne pour avoir mal répondu à un gradé à une question débile : si on vous donnait l’ordre de tirer sur votre propre famille, le feriez-vous ? Réponse : non, mais je tirerais sur le donneur d’ordre. Et une autre fois : vous êtes au volant d’une jeep et vous voyez arriver une colonne ennemie, que faites-vous ? Ma réponse : demi-tour et je me cassse vite fait. Il fallait répondre : j’évalue la force ennemie et j’avertis le régiment par radio. Du coup, cinq jours de mitard.

    • Tu nous as pas dit si le Capitaine t’a joué un petit air de violon au violon…😄

      • Il n’est même pas venu. Par contre un bon souvenir du mitard. Rien à faire, juste manger, boire, dormir, lire et parties de cartes. En plus on mangeait mieux que la troupe. Le rêve !

        • On comprend maintenant pourquoi certains de nos chances pour la France (enfin, ce qu’il en reste) cassent et tuent. Et de plus par rapport à ton époque, c’est qu’ils ont maintenant en plus piscine et karting…à tes frais, of course.

  10. Je me suis toujours demandé qui décidait de la valeur de tel tableau ou de tel instrument! Celui-ci vaut la prunelle de mes fesses, heu la peau de mes yeux! L’ autre, peau de balle. Sans doute un détendeur de stradi. Ou de Picasso. Le plus bel instrument du monde? la voix humaine. Mais ça aussi, c’ est monnayable!

    • Ami cruet73, c’est là une très bonne interrogation.
      Je crois que la valeur de quelque chose est due à quatre éléments :
      – sa rareté
      – ses qualités
      – une certaine réputation
      – le ressenti humain
      Prenons l’exemple d’un magnifique diamant. Il est rare, cette pierre ne se trouvant pas partout, il est pur : rareté et qualités > il vaudra cher.
      Un violon : rareté non, il y en a des dizaines de milliers au monde. Qualités, liées au ressenti humain, si réputation > il vaudra cher.
      Un jour je visitais un musée de peintures modernes. Voyant une toile entièrement blanche, ma sœur, snob parisienne mais que j’aime beaucoup, m’a expliqué que ce tissu blanc deviendrait « œuvre d’art » s’il y a acheteur, et son prix déterminera sa valeur intrinsèque. Pour moi, cela est complètement idiot, mais je respecte ceux qui y croient.

      • Bonsoir Cachou.
        Ma femme était dans l’antiquité et elle a toujours ça dans la peau.
        J’ai toujours été surpris qu’une peinture ratée, moche mais « signée » a plus de valeur qu’autre, magnifique, peinte par un inconnu.
        Mais je ne suis pas du milieu…. ça doit expliquer ma naïveté.

        • La valeur d’une oeuvre n’est évalué, en première intention, que par le ressenti, l’émotion. Puis après, vient la valeur marchande qui n’a, souvent, plus aucun rapport avec l’oeuvre elle-même, mais uniquement avec la signature qui l’accompagne.

        • @ Mantalo , mon père possédait un tableau magnifique de grande taille représentant le port de Marseille du temps de la marine a voile , un « expert » lui dit que ce tableau ne valait rien en raison de mauvaises proportions ..le type mesurait avec un réglet …Mon père demanda donc a ce monsieur les raisons qui faisaient qu’un Picasso représentant un visage avec une oreille a la place du nez et une jambe a la place de l’oreille pouvait valoir lui des millions . Réponse  » C’est un Picasso  » et personne ne mesure au réglet la longueur des ombres ou les proportions …

          • « …représentant un visage avec une oreille a la place du nez et une jambe a la place de l’oreille… »
            MDR !!!

  11. Avec ou sans colophane la savante sonorité de cet article fut un régal. très instructif aussi . nous savons ce que nous allons faire de nos 12 millions. Merci ++

    • Merci ami jojo ( le plombier ). Ce que je remarque, c’est que tu as une âme de poète dans l’expression. J’ai comme le sentiment que tu es fait pour écrire des poèmes.
      Quand aux 12 millions d’euros, tu peux en faire cadeau à Macron et Borne. Ils te nommeront ministre de l’économie le jour même 😄.
      Pour nos amis, à préciser que la colophane est une espèce de poudre (sève d’arbre durcie avant de badigeonner l’archet avec) que l’on met sur les crins de l’archet (crins de chevaux) afin d’augmenter les vibrations du violon.

      • Bonjour, merci pour cet article étonnant. Juste une question, comment se passe l’amélioration d’un violon, existe-t-il une recherche scientifique ? Comment arrive-t-on à améliorer un son ?

        • Sauf erreur de ma part, on ne peut pas améliorer, de façon sensible, les qualités d’un violon. Il les a par sa construction d’origine.
          Mais la qualité du violoniste est importante pour exploiter au maximum les capacité d’un violon. De même que celles du luthier qui l’entretient. De même que celle de l’archet.

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