Vous aimez CHOPIN ? Alors là, vous allez être aux anges : sa musique + 2 énormes surprises !


Mais je dois faire durer un peu le suspens. Ce serait trop facile… Les surprise, les TRES GRANDES SURPRISES, ce sera pour la fin de cet article. Alors quelques mots, quand même, sur Chopin, ce qui est passionnant, même si, j’en suis sûr, les afficionados connaîtront déjà un certain membre de choses.

On dit que Chopin est le compositeur du piano. C’est vrai. Chopin a TOUJOURS écrit pour le piano, a TOUJOURS écrit pour le piano dans TOUTES ses œuvres, mais n’a pas TOUJOURS écrit pour piano SEUL. Mais les exceptions sont rares. En effet, Chopin a aussi composé plusieurs Variations pour piano et orchestre, des Trios, une première Sonate op.4 (très peu jouée), quelques Fantaisies, une Berceuse et quelques œuvres pour violoncelle.

Mais à part cela, son immense œuvre est consacrée, quasi-exclusivement, au piano.

Quelques mots quand même sur Frédéric Chopin

C’est un compositeur et pianiste franco-polonais (Żelazowa Wola, 1810 – Paris, 1849). Pianiste George Sand, sa compagne durant sept ans.

Contrairement à Liszt, Chopin n’est pas un amateur de joute pianistique, préférant l’ambiance des salons organisés par ses amis dans lesquels il rencontre Delacroix, Berlioz, Camille Pleyel et beaucoup d’autres personnalités influentes du monde artistique. Chopin, comme Schubert, préfère l’intimité de quelques amis aux grandes salles de concert.
Jusqu’à la fin de sa vie (il meurt le 17 octobre 1849) et malgré la maladie qui le ronge, il partage sa vie de compositeur avec celle de professeur en dispensant des cours de piano. Il conçoit et enseigne une nouvelle technique du toucher pianistique qu’il n’est pas nécessaire de développer ici.
Après cette rapide biographie (oui, très rapide !) écoutons quelques œuvres de Chopin. Ce compositeur est réputé pour être « intimiste », c’est-à-dire que sa musique est plus faite pour être jouée dans une pièce avec quelques personnes que dans une salle de concert (tout comme Schubert avec ses intimes schubertiades). Comme tout compositeur, Chopin est extrêmement connu par certaines œuvres et beaucoup d’autres ne sont que très rarement jouées.
Je vais donc, avant les deux colossales surprises de fin d’article, vous proposer quatre œuvres pour faire un tour rapide dans l’immense et émouvante œuvre de Chopin.

Première œuvre : Concerto pour piano n° 1 

Un concerto est une pièce de musique écrite pour mettre en valeur un ou plusieurs instruments solistes avec accompagnement de l’orchestre. Les plus fréquents sont les concertos (ou concerti en italien) pour piano ou violon. On parle alors de concerto pour piano et orchestre ou violon et orchestre. Ceci est valable pour tous les instruments. Mais, bien sûr, il existe d’autre formes : double concerto pour piano, violon et orchestre de Brahms, triple concerto pour violons de Vivaldi ou piano-violon-violoncelle de Beethoven, etc…
Ce magnifique concerto est ici superbement interprété par la splendide et extraordinairement jolie Olga Scheps. Mais, messieurs, ne vous emballez pas trop vite. Pour avoir discuté avec Olga, elle ne cache pas sa sexualité comme n’étant pas celle qu’attendrait un homme… Hi, hi ! Dommage, hein ?

Bien entendu, des dizaines (centaines ?) de pianistes ont enregistré ou donné en concert cette œuvre sublime, et pour l’écrasante majorité d’entre eux jouée de façon remarquable.

Deuxième œuvre : Mazurka, Op. 68 n. 2

Une mazurka est une danse traditionnelle polonaise à trois temps. C’est un morceau de musique court. Frédéric Chopin en a composé cinquante-neuf. Il les a écrites tout au long de sa vie. Ces œuvres sont à l’esprit de sa musique, empreinte d’une forte mélancolie. N’oublions pas que Chopin est un exilé polonais, et il exprime dans sa musique tout son amour pour sa patrie.
Les interprètes sont extrêmement nombreux. J’ai choisi un des plus grands pianistes de tout les temps, le plus grand pour certains, Arturo Benedetti Michelangeli, pianiste italien né le 5 janvier 1920 à Brescia, et mort le 12 juin 1995 à Lugano. Les spécialistes apprécieront l’inouïe finesse du jeu de Benedetti Michelangeli, et l’incroyable phrasé qu’il emploie. Chopin au piano lui-même, presque !

 

Troisième œuvre : Polonaise No.6, Opus 53 dite « Héroïque »

La Polonaise apparaît dans la musique dès la fin du 16e siècle en tant que danse. Chopin commença à se consacrer à ce genre quasiment dès l’enfance à l’âge de sept ans. Les sept grandes polonaises op. 26 no 1 et 2, op. 40 no 1 et 2, op. 44 et 53, sont des œuvres de la maturité. Chopin y montre toute sa grandeur.
Pour cette œuvre, j’ai choisi le formidable pianiste chinois très connu de nos jours, Lang Lang,  né le 14 juin 1982 à Shenyang, et résidant actuellement aux États-Unis.

 

Quatrième œuvre : intégrale des 19 nocturnes

Un nocturne (« musique pour la nuit ») est une forme musicale classique, basée sur un mouvement lent et pathétique. On est ici dans le pur romantisme musical !
Le créateur du « nocturne pour piano » est le compositeur irlandais John Field, au 19ème siècle, et non Chopin comme tout le monde le croit ! John Field était un pianiste virtuose et compositeur irlandais, né à Dublin en juillet 1782 et mort en 1837 à Moscou
Les nocturnes sont des morceaux élégants avec une mélodie simple, nostalgique et méditative. Chopin a adopté cette appellation et l’a développée.

Je vous propose ces 19 nocturnes par le très talentueux pianiste Thierry de Brunhoff (qui les interprète sur un piano Bechstein). Thierry de Brunhoff, est né le 9 novembre 1934 (il a donc 86 ans aujourd’hui), est un pianiste français. Et comme quoi, la musique peut accompagner beaucoup de choses, puisqu’il est aussi moine bénédictin, sous le nom de Frère Thierry Jean.

 
Si on devait retenir 6 dates pour Chopin :

  • 1829-1831 : séjour à Vienne
  • 1831 : rencontre Rossini, Cherubini et Paër
  • 26 février 1832 : premier concert parisien dans les salons de Pleyel. Il se lie avec Liszt, Hiller, Mendelssohn, Berlioz et Auguste Frachomme
  • 1836 : rencontre Aurore Dupin, connue sous le nom de George Sand
  • 1848 : tournée en Angleterre et en Ecosse
  • 16 avril 1848 : dernier concert à Paris dans les salons Pleyel

Si on devait retenir 6 œuvres pour Chopin (bien difficile, mais bon…) :

  • 1828-29 : Trio avec piano en sol mineur, op.8
  • 1829 : 24 Etudes, op.10
  • 1830 : Concerto pour piano en mi mineur, op. 11
  • 1831-35 : Balades, op.23
  • 1835 : Fantaisie-impromptu en ut dièse mineur, op.66
  • 1845-46 : Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur, op.65

Alors, maintenant, les surprises, c’est quoi ? Et bien, elles sont ENORMES !!

SURPRISE N° 1 : L’INTÉGRALE DES PARTITIONS

Vous allez pouvoir télécharger INTEGRALEMENT TOUTES les partitions de piano de Chopin, soit 95 % de sa musique. Et tout ceci absolument LEGALEMENT, puis Chopin étant mort depuis plus de 70 ans, les partitions de ses œuvres sont tombées dans le domaine public. C’est pas beau ça ?
Le catalogue des œuvres de Frédéric Chopin regroupe l’ensemble de ses compositions par numéro d’opus. Les catalogues, outre les opus et opus posthumes (66 à 74), ont été établis au cours du temps par Maurice Brown (1960, rev. 1972, « B »), Józef Chomiński (Katalog dzieł Fryderyka Chopina 1990, « C »), peu utilisés ; auquel s’ajoute celui de Krystyna Kobylańska (KK) en 1977 et 1979, qui recense tous les manuscrits ; et celui de la Fondation pour l’édition nationale des œuvres de Frédéric Chopin (Fundacja Wydania Narodowego Dzieł Fryderyka Chopina, « WN ») des œuvres sans opus originaux, commencée en 1974 et mis à jour depuis (sources : Wikipédia).
Compte tenu du volume, j’ai donc dû mettre tout ça sur un de mes sites, ce qui fait que vous pouvez, sur ce site, choisir les différents liens en fonction de ce que vous souhaitez télécharger.

J’Y VAIS POUR LES PARTITIONS

(une nouvelle page va s’ouvrir. Pour revenir à l’article, fermer cette nouvelle page)

 

SURPRISE N° 2 : L’INTÉGRALE DE LA MUSIQUE DE CHOPIN PAR LA PIANISTE IDIL BIRET

Mais comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, vous pouvez aussi télécharger l’intégrale de la musique de Chopin par l’extraordinaire pianiste Idil Biret.
Compte tenu du volume, j’ai donc dû mettre tout ça sur un de mes sites, ce qui fait que vous pouvez, sur ce site, choisir les différents liens en fonction de ce que vous souhaitez télécharger.

J’Y VAIS POUR L’INTEGRALE DE LA MUSIQUE DE CHOPIN (PIANO) DONC L’OEUVRE QUASI INTEGRALE DE CHOPIN

Bonne interprétation pour les pianistes avec les partitions, et bonne écoute pour les autres…

 285 total views,  2 views today

image_pdf

12 Commentaires

  1. Merci à vous Cachou. J’ai envoyé les partitions à mon fils pianiste et il est plus que ravi de pouvoir jouer quelques unes (les plus faciles) de ces références musicales. Bien à vous. Olivier.

    • C’est un plaisir pour moi, et j’en suis ravi. Que votre fils passe de merveilleux moments en jouant Chopin.

  2. Merci et Bravo Cachou pour ce formidable article.
    J’aime tout ce que je connais de Chopin, avec une inclination particulière pour sa Polonaise no 5 en fait diesel mineur.

    • Merci de tes compliments ami Lagardère qui me font très plaisir. Comme tu aimes Chopin, tu peux télécharger dans le lien de l’article l’intégralité de toute son œuvre, ou bien alors les parties de ses compositions qui t’intéressent plus particulièrement.
      Ainsi tu auras dans ton ordinateur l’œuvre intégrale de Chopin ou les morceaux que tu auras choisis et tu pourras les écouter tout le reste de ta vie.

  3. Ami Cachou, merci pour ce cadeau! Je suis accro à Chopin. Les Nocturnes, somptueux! Merci pour ce somptueux cadeau! Que Dieu te garde!

  4. (Chopin avait une fois adopté un chien errant – et pleins de puces – qui l’avait suivi chez lui, et… il en était vite devenu dingue : il passait son temps à s’en occuper, et le chien le lui rendait bien, puisqu’il ne lâchait plus Chopin (en revanche, ce chien n’aimait pas la petite Solange!)…!
    Le chien avait été nommé « Mops », mais malheureusement pour Chopin… il avait en fait un propriétaire (qui était à se recherche)… Quand ce dernier s’est présenté pour récupérer son chien, Chopin était dévasté (d’être séparé de Mops)!)
    Bien qu’on la surnomme « Valse minute », « La Valse du Petit Chien » est bien la seule appellation donnée à cette composition par Chopin!

    • Un grand merci, Emilie, de cette sympathique anecdote concernant la « Valse minute » ou « La Valse du Petit Chien » au choix, et que l’on peut écouter ici interpréter par Lang Lang.
      Cette très agréable valse fait partie des petits morceaux de détente de Chopin, et dont il y en a écrit que très peu, le reste constituant une œuvre d’une très grande profondeur.
      Merci amie Emilie.

  5. Je me souviens de la première musique que j’ai entendu de Chopin : « La Valse du Petit Chien ».
    Ca m’avait l’air difficile à jouer, alors ça m’avait donné envie d’en écouter plus de ce compositeur… et je n’avais pas été déçue!
    Pour la petite information, « La Valse du Petit Chien » de Chopin aurait pour but de décrire un chien pourchassant sa queue.
    En fait, il se dit que le chien en question serait probablement celui de… George Sand! « Marquis » de son nom, à ce chien! (Un « Bichon frisé », apparemment…)
    Chopin vivait alors avec George Sand, et… bien… on sait qu’il adorait les chiens!
    (Je ne sais pas si c’est vrai, mais c’est George Sand elle-même qui aurait donné l’idée à Chopin d’écrire cette pièce – « La Valse du Petit Chien » : Marquis – le chien – avait pour habitude de courir en rond pour essayer d’attraper sa queue, et George Sand aurait un jour dit à Chopin que, si elle avait son talent, elle écrirai une pièce – pour piano – sur ce chien…!)

  6. Merci pour cet article!
    J’ai découvert Chopin il n’y a qu’une douzaine d’années seulement, parce qu’avant ça, ma culture télévisuelle se limitait aux dessins-animés et aux reportages… et j’ignorais en plus qu’on pouvait chercher tout et n’importe quoi sur Internet (je m’en servais alors uniquement pour apprendre des langues ET chercher des images d’animes/mangas pour imprimer et m’en servir de posters dans ma chambre)! 🙂
    Mais un jour, j’ai appris qu’on pouvait voir des vidéos sur Internet. Du coup… j’avais trifouillé un peu pour voir si on pouvait écouter de la musique classique?
    Il m’avait fallu un peu de temps pour apprendre à utiliser Internet « correctement » et me renseigner sur les grands classiques, mais je venais de découvrir des pièces de Mozart à l’école (d’un prof qui adorait!), et pour moi qui n’aimait la musique qu’au travers de Dalida, Edith Piaf, Aznavour, Barbara, et… etc…! Mozart fut une révélation.
    Et quand on apprend à connaître Mozart… comment ne pas apprendre à aimer « les autres »?

Les commentaires sont fermés.