Macron tue Présent, journal patriote, en lui supprimant ses subventions


Macron tue Présent, journal patriote, en lui supprimant ses subventions

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Présent privé de subventions publiques en 2019… Ces subventions accordées – en principe- aux journaux qui ont peu de publicité, ce qui est le cas, ô combien, de Présent... 

Le prétexte donné ? Riez, lecteurs, ou pleurez, plutôt… Présent n’est pas vendu assez cher. Lui reprocherait-on de faire de l’ombre aux organes de presse macroniens qui vendent à prix d’or de la merde en barre ? 

Alors, si vous pouvez aider Présent en vous abonnant (parce que, en plus, peu de marchands de journaux le proposent à la vente…) ou en faisant un don… c’est et pour la bonne cause, et parce que c’est l’un des derniers journaux où l’on informe vraiment. 

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Rien n’a jamais été facile pour Présent. Je puis en té- moigner : cela va faire quarante ans – des quarantièmes rugissants pour le coup… – que j’en partage la miraculeuse aventure. J’ai eu souvent l’occasion de l’écrire : depuis sa création Présent a reçu – et pas toujours de ses seuls ennemis, hélas – plus de coups que de caresses.

On connaît la paronomase latine Ad augusta per angusta, mot de passe des conjurés dans Hernani. Ce qui veut dire, grosso modo : « Vers les sommets par des cheminsétroits ». C’est notre destin.

Il n’empêche que nous ne détesterions pas atteindre les cimes en empruntant parfois des chemins moins piégeux et piégés… A l’annonce de nos nouvelles épreuves, un lecteur ami me rappelle la très remaniée formule nietzschéenne : « Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ». Sauf que ce qui risque de nous tuer nous met dans une situation de faiblesse extrême.

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Nous ne nous sommes jamais plaints d’être des cibles. C’est un honneur et c’est notre honneur d’être, plutôt que des mâtins gras du bide, la marque du collier autour du cou, des loups efflanqués au ventre plat et à la truffe fraîche. Mais, aujourd’hui, ce n’est pas une attaque de plus, une attaque encore, contre Présent qui n’est pas un quotidien, mais le quotidien de la France de la reconquête. C’est une mise à mort. Par le passé, ils ont déjà essayé de nous faire disparaître.

 

Grâce à vous, amis lecteurs, ils ont toujours échoué. Aussi font-ils donner cette fois-ci l’artillerie lourde en nous sucrant l’aide publique accordée aux quotidiens à faibles ressources publicitaires (selon la formule consacrée). Or, à « plus faibles ressources publici- taires » que nous, tu meurs…

Présent de samedi dernier titrait à juste titre : « La richesse de Présent, ses amis ». C’est vrai bien sûr. Des amis indéfectibles, et le fait que, ballotté, malmené, menacé, notre journal est sous de plus hautes protections que celles du temporel. L’abbé Lorans n’a pas tort, qui rappelle, avec saint Luc, que « l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole de Dieu ». Reste qu’il nous faut quand même, pour continuer à propager la bonne parole – et à témoigner

au sens le plus fort du terme –, assurer notre pain quotidien.

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D’où, à tour de rôle, ces SOS urgents, pressants, vitaux. Je lisais l’autre jour que des habitants de Levallois-Perret avaient lancé une cagnotte pour récolter de quoi payer la caution de l’honnête Balkany, une caution fixée à 500 000 euros. Il serait extravagant – osons même le mot : indécent – que, dans le même temps, nous ne trouvions pas les 140 000 euros qui nous empêcheront de mourir.

De l’argent pour les Thénardier et rien pour Jean Valjean, alias M. Madeleine ? O mânes de Victor Hugo… Je ne veux pas, je ne peux pas y croire, et c’est pourquoi je viens humblement vous faire une petite Cosette…

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Il paraît que nous sommes punis parce que nous ne ven- dons pas assez… cher notre journal ! Quand il faudrait plutôt nous féliciter d’avoir été ménagers du pouvoir d’achat. Mais c’est bien dans la logique des parvenus de Macron, ce président des riches, que de nous balancer, « salauds de pauvres ! », un tel reproche. Nous sommes surtout victimes d’une volonté politique de nous éliminer. Une volonté hypocrite et mue par de secrets arcanes administratifs, mais pensée, concoctée, appliquée. C’est ce que Franck Delétraz a justement appelé un « homicide financier ».

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Naguère, on avait demandé à Georges Marchais, l’ex-OS du STO, si un Soljenitsyne pourrait continuer à être publié dans une France communiste. Il avait répondu, façon Beria : « Bien sûr. S’il trouvait un éditeur pour le faire… » Présent peut-il continuer à paraître en macronie ? Bien sûr. S’il survit aux coups mortels qu’on lui porte. On ne nous interdit pas de paraître. Mais on fait tout pour nous faire disparaître. La guillotine sèche. Au nom de la pluralité de la presse et des valeurs de la République, évidemment…

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Alors ? Alors notre sort est entre vos mains, amis lecteurs. Une fois de plus. Nous allons tout faire pour ramener de la voile, faire des économies, racler les fonds de tiroirs. Mais sans vous, sans votre aide, sans votre diligente générosité, nous sommes condamnés. Et ce à un moment – ce qui explique cet acharnement à notre endroit – où nos idées ont le vent en poupe.

Entre Présent et ses lecteurs, ça a toujours été une histoire d’amour. Mais on sait que, dans le fond, il n’y a pas d’amour : il n’y a que des preuves d’amour. Ces« preuves » dans l’épreuve, nous les attendons. Avec un sentiment d’urgence, je le répète. Mais aussi une indéfectible confiance. 

Alain Sanders

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Christine Tasin

Présidente de Résistance républicaine ; professeur agrégé de lettres classiques.


6 thoughts on “Macron tue Présent, journal patriote, en lui supprimant ses subventions

  1. AvatarJolly Rodgers

    Présent je le lis régulièrement , je trouve ce journal sympathique et honnête. c’est vraiment scandaleux ce que fait la dictature macronienne . en plus le comble du comble , ils reprochent au journal sont prix abordable a tous . les gauchistes de gauches et d’ultras gauches vendent leur torchons hors de prix . Présent quant à lui est accessible a tous !

  2. ConanConan

    Merci Christine d’avoir repris cet article du légendaire Alain Sanders ! (légendaire pour les lecteurs de Présent qui ne laissent jamais une miette de ces articles ….)
    Je ne connais que quatre façons de m’informer tout en m’instruisant, c’est d’une part, de parcourir ton blog chaque matin, puis de lire le quotidien « Présent », de sélectionner ensuite une émission à mon goût sur Radio Courtoisie, puis de me brancher sur TVLibertés en soirée …
    Il faut absolument savoir que le journal « Présent » est le seul quotidien papier qui informe vraiment, pour la bonne raison qu’il n’est pas dans les mains du club de milliardaires bien connus qui font l’opinion en France, qu’il n’est pas tributaire de l’AFP (l’Agence France Putes) qui calibre les infos selon les directives du pouvoir et qu’il diffuse, de ce fait, des articles qui ne passent pas pour être spécialement politiquement corrects.
    Avec des pages littéraires souvent intéressantes, ce qui ne gâche rien…
    Il y a parfois des articles sur nos bondieuseries chrétiennes, mais, bon, les lisent que ceux qui se sentent concernés…
    Sa parution numérique a été quelques fois censurée, notamment lors de sa prise de position sur la condamnation de génération identitaire…
    D’où l’intérêt de conserver de la presse papier d’opposition… La saisie de numéros étant autrement plus difficile à réaliser.

  3. AvatarPierre S

    Merci d’avoir relayé cet appel aux dons.
    Je suis abonné à Présent, j’ai fait un don, j’en referai un autre si nécessaire.

  4. Avatarvieux bidasse.

    Une idée pour le futur impérator: N’imprimer que des bulletins de veaute à son nom, et construire de grands hôtels après avoir racheté un morceau de Sibérie – genre goulag- pour les éventuels opposants..
    Sinon, il reste le vote à main levée et la milice en sortie des salles.

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