Le Pape Léon XIV est en France. 150 000 personnes à Lourdes, procession aux flambeaux, discours très ferme contre « la mort programmée » et la « fausse compassion ». Jusque-là, tout va à peu près bien. On applaudit. Admettons qu’il puisse même avoir raison de dire que « ce qui est légal n’est pas nécessairement moral » et d’appeler à développer « sans relâche les structures de soins palliatifs« .
Sauf qu’il y a un petit détail qui cloche. Un détail qui sent la calomnie à plein nez.
La Maison médicale Jeanne Garnier, Haut lieu parisien des soins palliatifs.L’endroit même où on pratique cette sollicitude aimante que le Pape appelle de ses vœux. Les équipes du Vatican avaient un temps imaginé une étape du voyage papal là-bas. C’était prévu. Et puis, au cœur de l’été, pschitt ! retiré du programme.
Pourquoi? Selon les informations — diffamations? — publiées par la revue Le Pèlerin, reprises par Ouest-France, l’établissement ne s’opposerait pas à la mise en œuvre de la loi sur l’euthanasie(1). L’établissement lui-même a dû s’en défendre. Sa présidente, Isabelle Lesage, a rappelé que sa charte dit exactement l’inverse de ce qu’on lui prête: « Chaque malade est digne non seulement d’être soulagé et réconforté, mais aussi d’être aimé ».
(1)Mais c’est aussi — et surtout — une motivation politique qui a présidé au retrait de cette visite de l’agenda pontifical. Le 15 juillet, entre la première et la seconde visite de repérage du Vatican, l’Assemblée nationale a adopté la loi sur l’aide à mourir. Un texte qui oblige les établissements de santé et médico-sociaux (associatifs, privés ou publics) à permettre la mise en œuvre de ce droit dès lors qu’un malade le demande et répond aux critères médicaux édictés.
Vote qui a déclenché un tollé dans les établissements catholiques, dont « Jeanne-Garnier », géré par l’association « Les Dames du Calvaire. » Dans une tribune publiée par La Croix, 150 directrices et directeurs ont signé un appel exigeant de pouvoir « soulager la souffrance sans aider à faire mourir ». Parmi les signataires, Isabelle Lesage, la présidente des Dames du Calvaire. Pour elle, un principe immuable en guise de ligne directrice : « Donner la mort n’est pas un soin. »
Depuis, le Conseil constitutionnel a répondu à leurs inquiétudes, et reconnu une clause de conscience qui permet aux établissements qui le souhaitent de ne pas intégrer l’aide à mourir dans leurs programmes de soins. Las, pas à temps pour convaincre le Vatican de maintenir la séquence sur les soins palliatifs à Paris.
Trop tard. donc, le mal éait fait. Sur la base d’un article de presse, on/le pape annule une visite. On punit un établissement qui soigne les mourants depuis 1842. Au nom de la pureté doctrinale.
Elle est belle, la charité!
Celle qui consiste à dire à des pèlerins en fauteuil roulant à Lourdes « vous n’êtes pas un poids, vous êtes le cœur battant de notre humanité » — très beau, très émouvant — et qui, le même jour, sanctionne discrètement des soignants qui, tous les jours, portent ces mêmes malades, les lavent, les veillent, les accompagnent jusqu’au bout, sous prétexte que dans leur établissement ceux qui le voudraient pourraient peut-être être aidés. à mourir. Révoltant, terrifiant?
Et pendant ce temps, on nous explique, sermon après sermon, que nous devrions avoir une charité sans limite pour les migrants. Là, pas de conditions, pas d’enquête de la revue Le Pèlerin, pas de retrait de programme. La charité, oui, mais pour tout le monde sauf pour ceux qu’on soupçonne de ne pas être assez purs?
Le comble? C’est que le Pape a raison de défendre les soins palliatifs., mais de quoi se mêle-til pour l’euthanasie ? Chacun doit pouvoir être libre de finir sa vie dans des conditions correctes, de quel droit ce pape ose-t-il boycotter les malades et les soignants de la maison Jeanne Garnier ? Comment les défendre en boycottant justement le symbole même des soins palliatifs en France, sur la base d’une rumeur?
C’est ce qu’on appelle tirer contre son propre camp. Ou alors c’est la nouvelle doctrine: charité ciblée, pardon à la carte, et visite au mérite après vérification par Le Pèlerin.
Jésus, lui, visitait les lépreux sans demander leur position sur la loi romaine. Mais ça, c’était avant.
J’ai entendu un autre son de cloche : la visite à l’établissement que vous citez a été annulée non pas par le Pape, mais à la demande du gouvernement français (Manu) lors de la mise au point de la visite par le protocole des deux pays. Le pape ayant déjà refusé de nombreuses propositions de Manu, il a peut-être cédé sur cette demande macronesque d’annuler la visite que le Pape voulait faire à cet établissement.
Cette phrase est juste: « ce qui est légal n’est pas nécessairement moral ». En effet, cette euthanasie n’est rien d’autre que le droit de donner la mort. Macron restera dans l’Histoire comme celui qui est emblématique de la mort avec l’avortement inscrit dans la Constitution et cette loi sur l’euthanasie qui est la porte ouverte à tous les abus.
Je sors peut-être du sujet qui lui, m’en donne l’occasion, pardonnez-moi. Tuer quelqu’un qui souffre devient la règle, admettons. Et que faire à ceux qui, par leur faute, beaucoup sont tués en bonne santé ? 😏
Je suis athée, pas spécialement anti-cléricale tant que les « clercs » ne se mêlent pas de ma vie , de celle de ceux que j’aime et de celle des citoyens français car tout ce qui touche à la France me regarde. J’ai même fait des conférences dans des églises aucun problème à partir du moment où on ne me demande pas de dire le contraire de ce que je pense ni d’y renoncer
La parole du Christ c’est une chose,ce que l’humain en a fait,ç’en est une autre.Ainsi va l’humain,son imperfection est légendaire,mais pourquoi demander au pape qu’il soit pour l’avortement et l’euthanasie,ce n’est pas dans leur logiciel,et je le conçois très bien,de toute façon nous ferons comme nous voudrons,tout en respectant certaines règles de base.A une époque pour l’église catholique,il était de bon ton si on peut dire,de souffrir(physiquement)pour expier ses fautes,et c’est ainsi(ce n’est pas si vieux)que des religieuses trouvaient normal,que des femmes s’étant fait avorter par la sorcière du coin,souffrent le martyr sur leur lit d’hopital(celle pour qui ça s’était mal passé)alors qu’elles aurait pu les soulager.Il faut payer votre mauvaise action ma fille,alors qu’elle se tordait de douleur?Dieu merci,si j’ose dire,tout ça a changé,mais pour dire que la charité chrétienne a plusieurs visages,selon les personnes,et ce n’est pas toujours ce que le Christ a enseigné.
Je comprends,Jean-Christophe, sauf que… La question ne se serait pas posée il y 20 ans. Actuellement on assiste à une scission politique qui a des conséquences énormes : est-on pour on contre l’immigration ? ce n’est pas une posture c’est un acte politique et le fait que le pape soit pour l’immmigration fait de lui un ennemi dans la situation actuelle ; qu’il soit contre l’euthanasie par conviction, par philosoophie c’est son droit qu’il refuse sa visite aux malheureux qui souffrent l’enfer sous prétexte que peut-être ils pourraient demander à être euthanasiés c’est un archaïsme, c’est du non respect de l’autre et de son choix, tout simplement.
Bonjour Mme Tasin,mais je suis tout à fait d’accord sur le fond,vous connaissez mes positions sur les sujets,mais meme si on a séparé l’église de l’état,elle est toujours présente en nous, de toute façon,nous ferons nous personnellement,comme on voudra,on peut apprécier le voyage du pape sur la forme,sur le fond,nous vivons entourés d’ennemis,et il y a de plus en plus de raisons de s’inquiéter,hélas.Bonne journée.
Devant les chefs d’État européens, Léon XIV affirme que l’accueil des migrants doit s’accompagner d’une redécouverte des racines chrétiennes de l’Europe. Le discours est bien plus nuancé que l’était celui de son prédécesseur.
De tout ce que nous avons entendu sur ces sujets sensibles, la position et le conseil pratique le plus censé ce sont les paroles de Jésus « tu aimeras ton prochain comme toi-meme ». La mise en pratique de ce conseil procure la paix intérieure à celui qui donne et celui qui reçoit.
Au moyen-âge, on fuyait les lépreux, je me demande si les nouveaux lépreux ne sont pas dans le camp d’en face, atteints d’une lèpre mentale qui consiste à juger à l’emporte-pièce.
J’ai entendu un autre son de cloche : la visite à l’établissement que vous citez a été annulée non pas par le Pape, mais à la demande du gouvernement français (Manu) lors de la mise au point de la visite par le protocole des deux pays. Le pape ayant déjà refusé de nombreuses propositions de Manu, il a peut-être cédé sur cette demande macronesque d’annuler la visite que le Pape voulait faire à cet établissement.
Excellent commentaire de François Cotard: « La niaiserie désarmante des cathos »!…
http://www.youtube.com/watch?v=WU_214ng56c
Cette phrase est juste: « ce qui est légal n’est pas nécessairement moral ». En effet, cette euthanasie n’est rien d’autre que le droit de donner la mort. Macron restera dans l’Histoire comme celui qui est emblématique de la mort avec l’avortement inscrit dans la Constitution et cette loi sur l’euthanasie qui est la porte ouverte à tous les abus.
Je sors peut-être du sujet qui lui, m’en donne l’occasion, pardonnez-moi.
Tuer quelqu’un qui souffre devient la règle, admettons. Et que faire à ceux qui, par leur faute, beaucoup sont tués en bonne santé ? 😏
Finalement, quand on est anticlérical, on le reste à vie. C’est tellement difficile d’oublier ses réflexes de gauche.
Je suis athée, pas spécialement anti-cléricale tant que les « clercs » ne se mêlent pas de ma vie , de celle de ceux que j’aime et de celle des citoyens français car tout ce qui touche à la France me regarde. J’ai même fait des conférences dans des églises aucun problème à partir du moment où on ne me demande pas de dire le contraire de ce que je pense ni d’y renoncer
La parole du Christ c’est une chose,ce que l’humain en a fait,ç’en est une autre.Ainsi va l’humain,son imperfection est légendaire,mais pourquoi demander au pape qu’il soit pour l’avortement et l’euthanasie,ce n’est pas dans leur logiciel,et je le conçois très bien,de toute façon nous ferons comme nous voudrons,tout en respectant certaines règles de base.A une époque pour l’église catholique,il était de bon ton si on peut dire,de souffrir(physiquement)pour expier ses fautes,et c’est ainsi(ce n’est pas si vieux)que des religieuses trouvaient normal,que des femmes s’étant fait avorter par la sorcière du coin,souffrent le martyr sur leur lit d’hopital(celle pour qui ça s’était mal passé)alors qu’elles aurait pu les soulager.Il faut payer votre mauvaise action ma fille,alors qu’elle se tordait de douleur?Dieu merci,si j’ose dire,tout ça a changé,mais pour dire que la charité chrétienne a plusieurs visages,selon les personnes,et ce n’est pas toujours ce que le Christ a enseigné.
Je comprends,Jean-Christophe, sauf que… La question ne se serait pas posée il y 20 ans. Actuellement on assiste à une scission politique qui a des conséquences énormes : est-on pour on contre l’immigration ? ce n’est pas une posture c’est un acte politique et le fait que le pape soit pour l’immmigration fait de lui un ennemi dans la situation actuelle ; qu’il soit contre l’euthanasie par conviction, par philosoophie c’est son droit qu’il refuse sa visite aux malheureux qui souffrent l’enfer sous prétexte que peut-être ils pourraient demander à être euthanasiés c’est un archaïsme, c’est du non respect de l’autre et de son choix, tout simplement.
Bonjour Mme Tasin,mais je suis tout à fait d’accord sur le fond,vous connaissez mes positions sur les sujets,mais meme si on a séparé l’église de l’état,elle est toujours présente en nous, de toute façon,nous ferons nous personnellement,comme on voudra,on peut apprécier le voyage du pape sur la forme,sur le fond,nous vivons entourés d’ennemis,et il y a de plus en plus de raisons de s’inquiéter,hélas.Bonne journée.
A vous également, Jean-Christophe nous sommes sur le même bateau ou plus exactement sur la même galère
Devant les chefs d’État européens, Léon XIV affirme que l’accueil des migrants doit s’accompagner d’une redécouverte des racines chrétiennes de l’Europe. Le discours est bien plus nuancé que l’était celui de son prédécesseur.
Oui mais la nuance et la subtilité n’ont jamais été les qualités des laicards.
De tout ce que nous avons entendu sur ces sujets sensibles, la position et le conseil pratique le plus censé ce sont les paroles de Jésus « tu aimeras ton prochain comme toi-meme ». La mise en pratique de ce conseil procure la paix intérieure à celui qui donne et celui qui reçoit.
Au moyen-âge, on fuyait les lépreux, je me demande si les nouveaux lépreux ne sont pas dans le camp d’en face, atteints d’une lèpre mentale qui consiste à juger à l’emporte-pièce.