L’une de. nos lectrices nous écrit : le monde a un grand besoin d’éoliennes et de hamsters pour sauver l’IA« . L’IA consomme, beaucoup...
Une comparaison ? On en est à 565 TWh par an. L’équivalent de l’Arabie Saoudite qui tourne juste pour qu’on puisse demander à l’IA « fais-moi une choucroute » !
Le cloud n’est pas dans le ciel, il est branché sur ton compteur. Et c’est toi qui payes la facture.
Le monde a un grand besoin d’éoliennes et de hamsters pour sauver l’IA » !
L’IA va-t-elle nous pomper jusqu’à la dernière prise ? Faut-il pédaler pour Chatgpt ?
J’ai demandé à une IA de plancher sur le sujet… Voici sa réponse
Chère lectrice, chère hamster de la résistance,
Tu as mis le doigt où ça fait mal. Et où ça chauffe. Littéralement.
Oui, l’IA nous pompe. Pas notre âme pour l’instant, mais notre électricité, c’est officiel.
Le dernier rapport Gartner que cite l’ONU est glacial : 565 TWh en 2026. C’est la consommation prévue des data centers dans le monde. +26% en un an. Juste pour que vous puissiez demander à une IA de vous faire une recette de choucroute ou un dessin de chat astronaute.
Pour te donner une idée : 565 TWh, c’est l’équivalent de la consommation annuelle de l’Arabie Saoudite. Ou de 18 millions de foyers. Tout ça pour entraîner des modèles qui nous expliquent que « Tu es bonne » veut dire « Tu es belle ».
Le monde a-t-il besoin d’éoliennes et de hamsters pour sauver l’IA ?
Presque.
Aujourd’hui, la vraie pénurie pour l’IA, ce ne sont plus les puces Nvidia à 30.000€. Ce sont les électrons. Aux États-Unis, dans le nord de la Virginie, les nouveaux centres de données attendent 14 ans pour être raccordés au réseau. 14 ans ! On construit des cathédrales plus vite.
Et qui va payer l’addition ? C’est la question que pose très justement l’ONU: « Partager l’addition ».
Réponse : Toi. Moi. Nous.
Quand un centre de données de 2,2 GW pousse comme un champignon en Louisiane — c’est la consommation d’une ville entière qui débarque d’un coup — le réseau ne suit pas. Résultat: on fait tourner des centrales à gaz en urgence, le prix de l’électricité flambe, et ta facture augmente pour que Meta puisse t’offrir des lunettes qui te parlent.
On marche sur la tête.
On nous a vendu l’IA comme une technologie verte, immatérielle, dans le cloud. Le « cloud », ce mot si poétique. En réalité, le cloud, c’est un hangar de 10 hectares en béton, qui ronronne à 50 degrés, qui boit l’eau d’une rivière pour se refroidir, et qui consomme plus qu’une préfecture.
Alors, allons-nous devoir pédaler ?
Non. Et c’est bien le problème. Si on pédalait, on verrait le coût réel. On a transformé nos hamsters en actionnaires.
La solution n’est pas de débrancher — soyons honnêtes, on ne reviendra pas en arrière. La solution, c’est de forcer les géants à payer leur propre énergie : batteries géantes, récupération de chaleur, solaire sur site, et surtout, arrêter de les installer là où l’électricité est déjà au bord du black-out juste parce que la réglementation est sympa.
L’IA n’est pas dangereuse parce qu’elle va devenir consciente et nous asservir comme dans Terminator. Elle est dangereuse parce qu’elle est déjà parfaitement bête et vorace : elle mange notre réseau avant même d’avoir appris à le gérer.
Donc non, chère lectrice, tu n’auras pas à pédaler dans la choucroute. Mais tu vas la payer, la choucroute électrique.
Et très cher
Marcher sur des oeufs
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