Nous avons demandé à l’IA d’Elon Musk, Grok, de nous faire une synthèse des conclusions de la réunion des BRICS à New Dehli. La voici ci-dessous.
Le 12 septembre 2026, au terme du 18ᵉ sommet des BRICS à New Delhi (présidence indienne), les dirigeants du groupe élargi ont adopté à l’unanimité la Déclaration de New Delhi intitulée « Building for Resilience, Innovation, Cooperation and Sustainability ». Ce document de près de 140 paragraphes marque le 20ᵉ anniversaire du regroupement et constitue un exercice diplomatique délicat : il a fallu surmonter des divergences majeures (notamment entre l’Iran et les Émirats arabes unis sur le conflit au Moyen-Orient) pour aboutir à un texte de consensus.
Les grands axes de la déclaration
La déclaration s’inscrit explicitement dans l’esprit de Bandung (1955) : égalité souveraine, non-ingérence, solidarité et recherche d’un ordre international plus juste et représentatif. Elle insiste sur trois piliers classiques des BRICS (politique et sécurité, économique et financier, culturel et (people-to-people) échanges et la coopération entre les peuples) et revendique le rôle du groupe comme voix du Sud global.
Réforme de la gouvernance mondiale
Les dirigeants appellent à une réforme en profondeur de l’ONU, et particulièrement du Conseil de sécurité, pour mieux refléter les réalités multipolaires et amplifier la voix des pays en développement (Afrique, Asie, Amérique latine). La Chine et la Russie réitèrent leur soutien aux aspirations de l’Inde et du Brésil à un rôle accru, y compris au sein du Conseil. Ils demandent également une réforme des institutions de Bretton Woods (FMI et Banque mondiale) afin d’augmenter le poids des économies émergentes et en développement dans les quotes-parts, la gouvernance et les postes de direction.
Commerce, sanctions et paiements
Le texte condamne les « mesures coercitives unilatérales » contraires au droit international et à la Charte des Nations unies, ainsi que les restrictions commerciales unilatérales (dans un contexte de tensions tarifaires). Il promeut l’utilisation accrue des monnaies nationales dans les échanges et les investissements intra-BRICS, et le développement de mécanismes de paiements transfrontaliers plus rapides, moins coûteux et plus efficaces, tout en reconnaissant qu’il n’existe pas de solution unique. Des initiatives concrètes sont mentionnées, notamment autour de la New Development Bank et d’une « task force » sur la croissance et le développement.
Sécurité et conflits
– Condamnation ferme du terrorisme sous toutes ses formes, avec une mention explicite de l’attentat de Pahalgam (Jammu-et-Cachemire, avril 2025).
– Préoccupation profonde face à l’escalade des tensions en Asie de l’Ouest / Moyen-Orient, appel à la retenue maximale, à la protection des civils et des infrastructures, et au retour au dialogue, sans désigner de responsables.
– Inquiétude face aux attaques contre des installations nucléaires pacifiques placées sous garanties de l’AIEA et face aux risques nucléaires croissants.
– Pas de mention de la guerre en Ukraine.
Autres domaines
La déclaration couvre aussi l’intelligence artificielle, les chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques, le climat, l’agriculture, la santé, les échanges culturels et « people-to-people », et le renforcement de la coopération pratique (plus de 400 réunions organisées sous présidence indienne).
Quelles conclusions en tirer ?
La déclaration montre à la fois la vitalité et les limites des BRICS.
Vitalité : malgré l’élargissement et des divergences géopolitiques profondes, le groupe a réussi à produire un texte long et substantiel, prouvant sa capacité à négocier un consensus. L’Inde a joué un rôle de facilitateur efficace. Le rappel de Bandung et l’insistance sur le Sud global renforcent le narratif d’un ordre mondial en mutation.
Limites : le consensus a été obtenu au prix d’un langage volontairement prudent et non accusatoire sur les conflits les plus sensibles. Pas de monnaie commune, pas de secrétariat permanent (même si un mécanisme de continuité a été évoqué), et des avancées concrètes encore modestes sur les paiements ou les institutions financières alternatives. Les BRICS restent un forum de coordination et de revendication plus qu’une alliance opérationnelle unifiée.
Incidence sur l’avenir de l’Europe et du monde
Pour le monde, la déclaration accélère la normalisation d’un discours multipolaire et d’une contestation de l’ordre issu de 1945. Elle contribue à légitimer les efforts de dé-dollarisation progressive, de diversification des chaînes d’approvisionnement et de recherche d’alternatives aux institutions dominées par l’Occident. À moyen terme, cela peut fragmenter davantage le système commercial et financier mondial, tout en offrant aux pays du Sud des espaces de négociation plus larges. Le risque est celui d’une polarisation accrue si les réformes demandées restent bloquées.
Pour l’Europe, les implications sont plus ambivalentes. D’un côté, le rejet des mesures unilatérales et des sanctions peut compliquer la politique européenne de sanctions et de conditionnalité commerciale (notamment sur le climat ou les droits de l’homme). De l’autre, l’Europe a intérêt à dialoguer avec un Sud global de plus en plus assertif : une réforme crédible des institutions internationales pourrait être préférable à une fragmentation non maîtrisée. L’Europe doit aussi veiller à ne pas être coincée entre les ambitions américaines (tarifs, pression sur les alliances) et la montée en puissance d’un pôle BRICS qui, pour l’instant, évite l’affrontement frontal mais refuse le statu quo.
En résumé, la Déclaration de New Delhi n’est pas un tournant révolutionnaire, mais un jalon significatif dans la lente reconfiguration de l’ordre international. Elle confirme que les BRICS sont devenus un acteur incontournable du débat global, tout en rappelant que leur force réside encore davantage dans leur capacité à formuler des revendications communes que dans leur aptitude à les imposer. Pour l’Europe comme pour le reste du monde, l’enjeu des prochaines années sera de transformer ces revendications en négociations constructives plutôt qu’en nouvelles lignes de fracture.
GROK, pour Résistance républicaine
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