Guerre en Ukraine et présidentielle 2027 : jusqu’où ira le « camp du bien » pour faire taire le RN ?

Louis Aliot a dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : si Marine Le Pen gagne en 2027, le Rassemblement national  « coupera le robinet » » de l’aide à l’Ukraine.

Bravo Louis. Exactement ce qu’il fallait dire. L’argument est simple, presque trivial : la France n’a plus les moyens de financer indéfiniment une guerre qui n’est pas la sienne, et il faut savoir arrêter un bain de sang.

Réaction immédiate et unanime du « front républicain » (sic !) élargi : soumission à Poutine, capitulation, abandon d’une démocratie agressée… j’en passe et des meilleures. Philippe,   Faure, Glucksmann… tous y sont allés de leur couplet indigné. Le message est clair : sur l’Ukraine, il n’y a plus de débat possible. Il n’y a que des patriotes et des collabos.

Pendant ce temps, Barrot, qui nous sert de ministre des Affaires étrangères s’étrangle parce que Xenia Fedorova, journaliste russe expulsée, pourrait revenir à l’antenne de CNews… en visioconférence depuis l’étranger. (Bravo CNews, j’en pleure de rire, quel doigt d’honneur !) et les autres de vitupérer en s’arrachant les cheveux : « Affligeant ! Chacun devra être mis face à ses responsabilités ! » Autrement dit : on a expulsé la journaliste, on a gelé ses avoirs, mais si une chaîne privée ose encore lui donner la parole via Zoom, c’est le média qui devra rendre des comptes. La liberté d’expression s’arrête où commence le Wi-Fi non autorisé par le Quai d’Orsay.

Et comme si ce n’était pas assez, 71 universitaires déposent un nouveau recours devant le Conseil d’État contre l’Arcom, accusant CNews et Europe 1 de manque de pluralisme (ben voyons !).

Leur objectif  est à peine dissimulé : museler les antennes Bolloré avant la campagne présidentielle. Parce que, évidemment, le vrai danger pour la démocratie, ce n’est pas l’absence de débat sur l’engagement militaire et financier français en Ukraine, c’est qu’on puisse encore entendre des voix critiques.

Alors la question qui fâche, celle que personne n’ose poser franchement : Macron, Barrot et tout l’appareil d’État iront-ils jusqu’à interdire purement et simplement au RN de participer aux élections parce qu’il refuse de continuer la guerre ? Juridiquement, c’est absurde. Politiquement, le climat se prépare. On a déjà vu l’exclusion de listes, les interdictions de médias, les expulsions de journalistes. On a déjà vu le « front républicain » transformer toute divergence sur l’Ukraine en trahison nationale. Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?

La guerre entre la Russie et l’Ukraine n’est plus seulement un conflit à l’est de l’Europe. Elle est devenue le test de loyauté ultime de la vie politique française. Celui qui refuse d’aligner la France sur une ligne de soutien inconditionnel et illimité se retrouve automatiquement dans le camp de l’ennemi. Peu importe les coûts budgétaires, les risques d’escalade, les intérêts nationaux ou le simple droit de demander si quatre ans de soutien  ont réellement travaillé à la paix. Surtout qu’on se souvient que, depuis le début, la paix été proche et à chaque fois l’un de nos Malbrough ont fait échouer in extremis la paix et en tout premier Boris Johnson 

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C’est nous les principaux responsables de la guerre en Ukraine, pas la Russie !

Si cette logique continue, la présidentielle 2027 ne sera plus un choix entre des projets politiques. Ce sera un test de pureté idéologique. Et ceux qui échoueront risquent de découvrir que, dans la France de 2026, le droit de se présenter aux élections n’est plus aussi automatique qu’on le croyait. Et cela sans parler du bruit des bottes… 

Christine Tasin

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2 Commentaires

  1. Le camp du bien, une camarilla de faux -culs et d’hypocrites, dont la ligne de conduite est dictée par les états-majors de partis devenus obsolètes dans un contexte géopolitique renouvelé. La doctrine de ces partis est en partie dictée par des réflexes pavloviens et conditionnés, hérités d’une période où la politique était divisée en deux camps. Les temps ont changé,il y a trois camps désormais : la vieille gauche composée d’utopistes ou de collabos, la droite molle composée de nouilles rances et indécises, prêtes à s’allier avec des traîtres, et la troisième voie, celle des patriotes et des pragmatiques.