S’ils nous empêchent d’aller voter, on fait quoi ? Partie 2 : Louis-Napoléon Bonaparte, Cromwell, Pinochet

Voir la première partie ici

Deuxième partie : quelques exemples historiques de factions ou hommes ayant bloqué des Parlements, suspendu des scrutins… pour s’emparer du pouvoir, à tort ou à raison (c’est la postérité qui répond, en général, et pas de manière unanime)

Il est bien évident que ce travail n’est qu’une synthèse simple de ce que l’on trouve sur le net, Encyclopédia, IA… ou dans des livres scolaires et que nombre de faits et de personnages sont contestés (selon les partis politiques notamment). Il s’agit juste d’alimenter par des exemples historiques, quoi qu’on en pense, les risques/possibilités/avantages… en cas d’insurrection empêchant le vote en France.

1. La France de Louis-Napoléon Bonaparte (1851)
  • Le contexte : La Constitution de la IIe République interdit au président de se représenter. L’Assemblée refuse de changer cette règle.
  • L’action : Le 2 décembre 1851, Louis-Napoléon Bonaparte organise ce qui sera le  Coup d’État du 2 décembre 1851. Il dissout l’Assemblée nationale pour empêcher les députés de s’opposer à lui.
  • La prise de pouvoir : Il prend le contrôle total par la force et se proclame empereur un an plus tard sous le nom de Napoléon III. [1, 2, 3]
    2. L’Angleterre d’Oliver Cromwell (1653)
    • L’action : Le 20 avril 1953, Oliver Cromwell entre dans la Chambre des communes avec des soldats. Il chasse les députés de force pour stopper leurs décisions. [1]
    • La prise de pouvoir : Il dissout l’assemblée en prononçant une célèbre diatribe (« Au nom de Dieu, partez ! »). Il s’installe ensuite à la tête du pays en tant que Lord Protecteur. [1, 2]

     

      3. Le Chili de Pinochet (1973)
      • Le contexte : Le pays traverse une grave crise politique sous la présidence de Salvador Allende. L’armée s’oppose au gouvernement en place.
      • L’action : Le 11 septembre 1973, les forces armées dirigées par le général Augusto Pinochet bombardent le palais présidentiel.
      • La prise de pouvoir : La junte militaire dissout immédiatement le Congrès national, interdit les partis politiques et suspend les élections pour instaurer une dictature de dix-sept ans.

       

      Ces trois-là, pour le meilleur ou pour le pire ? A chacun et aux historiens de répondre… Ce qui est sûr c’est que la nature, comme la culture, a horreur du vide… Pas d’élections ? Pas de solutions ? Il y a (presque toujours) un homme là au bon endroit et au bon moment pour éviter que des foules errent et fassent n’importe quoi en catalysant les forces qui ne demandent que cela. Il faut juste être là où et quand il faut. Et c’est aussi pour cela et comme cela que de vraies ordures ont pris le pouvoir et l’ont gardé parfois très très longtemps… alors les rois de l’abstention ne me font pas rire, ils me font craindre le pire.
      Christine Tasin

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      3 Commentaires

      1. Madame Tasin,vous oubliez ce cher(dans toutes les sens du terme)zelensky,il nous coute un pognon de dingue.hier la poissonière,je ne me rappelle plus la chaine,appelait à l’insurection si le RN passait en 2027.Bien sur aucune réaction du gouvernement et des politiques,ils sont complices.

        • Hélas, Jean-Christophe non je n’oublie pas mais effectivement c’est un élément supplémentaire

      2. La France va s’enfoncer dans le chaos. L’appel à la rébellion est normalement puni par la loi. S’il y avait un gouvernement digne de ce nom et une Justice à la hauteur, la Tondelière devrait acquitter une amende et faire un tour dans nos jolies prisons.