Dingue, « l’ASE » fonctionne… à l’étranger !

Il y a des équivalents à notre épouvantable ASE ailleurs, dans d’autres pays, et, incroyable, ils ont souvent des résultats  meilleurs que le système français actuel. Vous me direz que ce n’est pas difficile, mais  quand même
La preuve par neuf.
 L’Allemagne, en particulier, est fréquemment citée comme un modèle plus « équilibré » dans le cadre européen, même s’il n’est pas parfait.
 « Kinder- und Jugendhilfe » , un système qui insiste sur « aide à domicile » avec des moyens. 
 Contrairement à la France (système décentralisé avec une forte composante administrative et judiciaire, priorité au maintien des liens familiaux même risqués), l’Allemagne adopte une approche d’aide à domicile avec  soutien précoce aux familles, avec une relative capacité d’intervention plus structurée et une culture de professionnalisme. Le système est national dans ses principes  avec mise en œuvre locale, mais plus cohérent que les départements français.
– Points forts 
   Davantage de placements en familles d’accueil mais avec un effort vers la diversification et la qualité).
   Meilleure intégration éducation/travail : les jeunes en placement ont souvent accès à des formations professionnelles solides (système d’apprentissage allemand).
  Moins de mélange toxique dans les structures : distinction plus nette entre profils, encadrement renforcé.
  – Taux de sortie sans diplôme et de délinquance post-placement généralement considérés comme inférieurs à la France (où 70 % sans diplôme est un chiffre récurrent). Moins de scandales massifs de violences en foyers.
Limites : Taux d’accueil hors domicile assez élevé (autour de 14-15 pour 1000 enfants), critiques sur les placements résidentiels pour adolescents, et défis avec les mineurs migrants. Mais globalement, les indicateurs d’insertion (emploi, autonomie) semblent meilleurs grâce à la rigueur allemande et à une moindre idéologie anti-autorité.
Est-ce mieux qu’en France ? Je suis très tentés de répondre oui  pour plusieurs aspects concrets (résultats éducatifs, stabilité des placements, professionnalisme), selon les comparaisons européennes. La France est souvent décrite comme au bord de la rupture  avec bureaucratie, manque de places et mixité problématique dans les foyers. L’Allemagne n’évite pas tous les problèmes, mais son cadre plus exigeant et culturellement attaché à l’ordre et à l’éducation produit moins d’échecs structurels.
Autres modèles européens performants (orientation « family service »)
Pays nordiques (Suède, Finlande, Danemark) :
  – Approche très préventive, services ouverts volontaires, seuil bas d’intervention mais avec possibilité de placements contraignants quand nécessaire.
  – Fort accent sur le soutien familial + éducation de qualité. Taux d’insertion élevés, faible reproduction de la délinquance.
  – Danemark : Augmentation récente des adoptions forcées pour les cas graves (de 1-2 à ~37/an), pour rompre avec des environnements toxiques et prioriser l’intérêt de l’enfant. Moins de tabou sur la rupture définitive.
  – Résultats : Meilleurs indicateurs de bien-être des enfants (PISA, santé mentale, autonomie) que la France, malgré des critiques sur la « sur-intervention »  dans certains cas.
– Pays-Bas : Système décentralisé mais avec évaluations rigoureuses, mix de prévention et de placements spécialisés. Bonne performance sur la stabilité et l’adoption quand le retour est impossible.
Points communs des modèles qui marchent mieux
– Priorité à la famille d’accueil de qualité plutôt qu’aux grands foyers.
– Séparation claire des publics(victimes vs délinquants).
– Adoption simplifiée et rapide pour les cas sans retour viable (moins d’attentisme idéologique).
– Exigence et résultats mesurables : formation des éducateurs, évaluations continues, implication du privé/associatif.
– Culture d’autorité éducative: moins de « tout est négociable », plus de cadre structurant.
Ce dont la France pourrait s’inspirer
Un nouveau système pour les gosses retirés à leur parents pourrait combiner :
– Prévention renforcée en amont (soutien familial précoce).
– Placements en petites structures ou familles d’accueil hyper-formées et rémunérées.
– Voie d’adoption accélérée (comme au Danemark récemment).
– Structures de type stages intensifs éducatives ou militaires pour les profils à risque (modèles testés ailleurs avec succès).
– Pilotage national avec indicateurs publics (taux de diplôme, insertion, récidive, maltraitance secondaire).
Ces modèles montrent que oui, c’est possible : des pays européens avec des contraintes budgétaires et démographiques similaires obtiennent de meilleurs résultats que la France en sortant d’une logique purement bureaucratique et droit-de-l’hommiste  abstraite. En France, le blocage principal reste politique et culturel (idéologie dominante dans l’administration et les départements). Les drames comme celui de Louis accélèrent la prise de conscience. Mais combien de générations foutues avant que ça arrive au cerveau de nos dirigeants en passant par les pieds ? Des réformes locales dans certains départements ou une alternance politique pourraient débloquer une refonte inspirée de ces exemples.
Pourraient... Quand ? Et en attendant des Louis trépassent ! 

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