La haine d’Israël qui transpire chez Macron fait des émules. Tous les prétextes sont bons pour nuire à l’État hébreu. C’est sur le terreau de notre politique résolument pro-arabe que prospère l’antisémitisme dans notre pays, un fléau qui frappe à tous les étages de la société, à commencer par les universités. Une honte et un contre-modèle absolu de tolérance. Inutile de nous gargariser avec nos valeurs humanistes. Notre politique au Moyen-Orient est un désastre.
Nous sommes à des années lumière de la politique équilibrée du général de Gaulle.
– Reconnaissance par Macron d’un État palestinien qui n’existe pas
– Refus d’accueillir les industriels de l’armement israéliens au Salon de Satory
– Refus de soutenir Israël dans sa guerre existentielle contre l’Iran, qui veut le rayer de la carte depuis 1979.
Et dernière trouvaille du PS, Olivier Faure veut interdire l’importation des produits provenant des colonies israéliennes, au nom du droit international.
Eh bien soit, parlons histoire et droit international
La Palestine est restée sous domination turque durant 400 ans, de 1517 à 1917, date de la chute de l’empire ottoman.
Sur décision de la Société des Nations née en 1920, la Palestine, qui englobe à l’époque la Transjordanie, passe sous mandat britannique. Elle le restera jusqu’en 1947, date du partage de la Palestine mandataire en deux États, l’un juif, l’autre arabe.
De plus, en 1946, la Transjordanie est devenue indépendante.
Le partage de la Palestine en deux États (1947) et la guerre de 1948
À l’époque, 650 000 Juifs et 1000 000 d’Arabes vivent en Palestine mandataire.
Le partage prévoit que l’État juif occupe un territoire de 56 % et l’État arabe 42 %, avec Jérusalem qui passe sous contrôle international, soit 2 %.
Si les Juifs de Palestine applaudissent, les Arabes refusent ce plan de partage, jugé injuste.
Mais ce que les antisémites mettent sous le tapis depuis 1947, c’est que le territoire accordé aux Juifs est en grande partie un désert : le Néguev, qui s’étend sur 13 000 km2 et occupe 60 % du territoire juif. Il n’est habité que par 10 % de la population.
Une coalition des États arabes attaque le nouvel État juif dès 1948. Israël sort vainqueur.
La Transjordanie, fraîchement indépendante, annexe la Cisjordanie en 1948 et en 1950, le royaume prend le nom de Jordanie.
Cette annexion n’a jamais été reconnue par l’ONU.
En 1967, une 2e coalition arabe attaque Israël, qui sort vainqueur.
Mais cette fois, Israël possède une puissante armée. Il annexe la Cisjordanie prise aux Jordaniens et occupe la bande de Gaza prise aux Égyptiens. Il s’empare du Golan syrien et du Sinaï égyptien, qui sera finalement restitué en 1982.
En 1973, Israël sort encore vainqueur d’une troisième guerre israélo-arabe.
En 1988 le royaume de Jordanie renonce à la Cisjordanie.
Officiellement, la Cisjordanie n’appartient donc à personne. En 1947, les Arabes n’en ont pas voulu. En 1948, la Jordanie l’a occupée illégalement pour la rendre en 1988.
L’État hébreu a donc beau jeu de déclarer que les frontières de la Judée-Samarie (Cisjordanie) remontent aux temps bibliques et qu’après les trois guerres de 1948, 1967 et 1973, la sécurité du peuple juif exige des zones tampons au sud, au nord et à l’est.
Cette situation n’aura jamais de fin pour une raison très simple :
Aussi longtemps que l’immense majorité des pays musulmans ne reconnaîtront pas l’État d’Israël, aussi longtemps que l’Iran et ses proxys, ainsi que la mouvance islamiste, voudront rayer Israël de la carte en prêchant pour une Palestine de la mer au Jourdain, donc sans Juifs, il n’y aura pas de paix.
28 États membres de l’ONU ne reconnaissent toujours pas Israël.
Harceler Israël, boycotter ses produits, attiser l’antisémitisme, tout cela ne va pas dans le sens de la paix. On ne met pas la charrue avant les bœufs.
Quand toute la planète reconnaîtra le droit à l’existence d’Israël, alors on pourra envisager la paix, discuter frontières et élaborer une solution crédible à deux États. Alors, on pourra invoquer le droit international.
Car où est le droit international quand des illuminés veulent rayer de la carte un État créé par la volonté de la SDN, donc parfaitement légitime ?
Tous ceux qui nuisent à Israël ne font qu’attiser les braises de l’antisémitisme et sabordent les chances d’une paix durable. Cette paix repose avant tout dans la reconnaissance universelle de l’État hébreu. Sans cette exigence aussi élémentaire qu’incontournable, nous irons vers une guerre de 100 ans et peut-être vers un conflit nucléaire. Est-ce si difficile à comprendre ?
Jacques Guillemain
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