Un pizzaiolo « palestinien » arrêté pour terrorisme : « Qui aurait pu s’en douter ? », s’étonne le patron

 

Italie : Abdalmuti Abunada (photo). Ce ressortissant palestinien de 30 ans, né à Ramallah fait actuellement l’objet d’une enquête formelle pour incitation et apologie d’actes de terrorisme.

🔶Edito

L’aveuglement coupable face à l’islam : quand nos cuisines abritent le djihad

Le propriétaire de la pizzeria, Cristiano Taurisano, 42 ans, était abasourdi : « Vous n’imaginez pas que j’aurais pu, que nous ayons pu, soupçonner une chose pareille… Ici, il faisait son travail correctement et s’entendait bien avec tout le monde, sans jamais dire un mot déplacé. » Il a ajouté que le garçon « était venu ici pour fuir les bombardements israéliens sur sa Palestine natale » et qu’il avait trouvé un emploi à temps partiel en cuisine pour aider sa famille restée au Moyen-Orient.

Ils l’ont même aidé à trouver un appartement à deux pas du club et, après son arrestation, à se réinsérer. Solidarité totale, aucune suspicion. Un modèle du genre.

L’histoire que « personne ne pouvait imaginer »

L’enquête a débuté par la surveillance d’un autre Palestinien résidant à Latiano, un ami proche d’Abunada. Les deux hommes avaient auparavant travaillé ensemble dans une pizzeria à San Daniele del Friuli. Ce dernier avait arboré le drapeau palestinien devant son domicile et publié sur TikTok des vidéos d’armes de guerre et d’explosions. Grâce aux « j’aime » et aux interactions sur les réseaux sociaux, les carabiniers ont pu remonter la piste d’Abunada et découvrir un profil de radicalisation bien plus inquiétant.

Deux Palestiniens, deux « réfugiés », deux pizzaïolos. L’un brandit des drapeaux et publie des photos d’explosions, l’autre fait l’éloge de Daech et du 7 octobre. Tous deux sont intégrés au tissu économique italien grâce à des employeurs qu’ils « n’auraient jamais pu imaginer ».

Embaucher des citoyens non européens, c’est trahir son pays.

Cet épisode n’est ni un cas isolé ni un incident imprévisible. Il est la conséquence directe de politiques d’accueil sans discernement et d’un marché du travail qui, pour économiser quelques euros, embauche des travailleurs issus de pays et de cultures présentant un risque extrêmement élevé de radicalisation islamique.

En fin de compte, quiconque embauche un ressortissant d’un pays hors UE, originaire de zones de conflit au Moyen-Orient ou de sociétés islamiques où le djihadisme est répandu, sait (ou devrait savoir) ce qu’il fait. Il ne s’agit pas de « solidarité », mais d’importation de problèmes. 

🔶L’article dans la presse italienne Le quotidien des Pouilles

Un pizzaiolo arrêté pour terrorisme : « Qui aurait pu s’en douter », confie le propriétaire de la pizzeria  Luppolo e Farina

« Mais pensez-vous, comment moi, comment nous aurions pu soupçonner, ne serait-ce qu’un minimum, une telle chose : au restaurant, il faisait ce qu’il avait à faire et s’entendait avec tout le monde, jamais un mot plus haut que l’autre ni le moindre élément lié à la propaganda djihadiste ». C’est un sentiment d’incrédulité totale qui anime Cristiano Taurisano, 42 ans, propriétaire de Luppolo e Farina, une pizzeria désormais comptée parmi les plus renommées des Pouilles et bien au-delà de la seule province de Brindisi.

S’il en était besoin, il convient de souligner avec force que cet établissement, situé à Latiano, n’a absolument rien à voir avec l’opération antiterroriste qui a conduit, avant-hier, à l’arrestation dAbdalmuti Abunada. Ce ressortissant palestinien de 30 ans, né à Ramallah, fait actuellement l’objet d’une enquête formelle pour incitation et apologie d’actes de terrorisme international. Abunada a été incarcéré et sera soumis dans les prochains jours à un interrogatoire de garantie.

À Latiano, personne, à commencer par son employeur et ses collègues de travail, ne s’attendait à un tout autre dénouement. Cristiano Taurisano retrace leur collaboration sans détour : « L’histoire est très simple : ce garçon est arrivé ici pour fuir les bombardements d’Israël sur sa Palestine et nous a demandé de l’aide. Nous lui avons proposé un contrat de cinq heures comme commis de cuisine. Il s’occupait des préparations, comme couper la mozzarella, les tomates, et de manière générale, il donnait un coup de main dans l’établissement pour pouvoir aussi aider ses proches restés au Moyen-Orient. »

Le suspect n’évoquait jamais sa foi ni de quelconques convictions extrêmes. « Rien du tout, parfois il était un peu taciturne mais il n’a jamais créé de problèmes et quand il fallait travailler, il l’a toujours fait avec engagement. Nous n’avons jamais eu à nous plaindre de lui. »

Un appartement à deux pas du restaurant

Le logement qu’il louait se trouvait d’ailleurs à proximité immédiate de Luppolo e Farina : « Oui, nous l’avons aidé à trouver un appartement à louer qui ne soit pas trop éloigné de son lieu de travail, car Abda n’était pas véhiculé. Et suite à l’opération de l’autre soir, nous avons également contribué à remettre les lieux en état. »

L’opération policière menée l’autre soir est le résultat d’une enquête complexe et minutieuse menée par le ROS (Groupement opérationnel spécial) des carabiniers de Lecce, avec le soutien opérationnel des forces de l’ordre locales. Une ordonnance de garde à vue a été exécutée à l’encontre du trentenaire palestinien, qui bénéficie du statut de réfugié politique et est demandeur de protection internationale.

Apologie du terrorisme et haine de l’Occident sur les réseaux sociaux

Selon les éléments rassemblés par les enquêteurs et validés par le juge d’instruction (GIP), l’accusé utilisait activement ses comptes personnels Facebook, TikTok et Instagram pour diffuser et relayer des contenus de propagande fondamentaliste en langue arabe.

Dans les publications et les vidéos surveillées de près par les autorités, l’homme exaltait le martyre, glorifiait les actions de l’État islamique (Daech) et manifestait un soutien ouvert au Hamas ainsi qu’à son leader Yahya Sinwar, célébrant explicitement les massacres du 7 octobre 2023.

La rhétorique déployée sur ses réseaux sociaux comprenait des expressions d’une virulence extrême envers l’Occident, qualifié d’« infidèle », et des incitations à la violence aveugle contre les « sionistes », allant jusqu’à réclamer des représailles publiques et particulièrement cruelles. De plus, l’accusé avait inscrit une fausse domiciliation à Paris sur son compte Facebook, un élément analysé par la police judiciaire comme une tentative délibérée d’échapper aux investigations sur le territoire national.

L’origine de l’enquête antiterroriste

L’enquête antiterroriste a initialement débuté par la surveillance d’un autre citoyen palestinien résidant également à Latiano. Ce dernier avait attiré l’attention des carabiniers de Mesagne après avoir arboré un drapeau palestinien au-dessus de son habitation et publié sur la plateforme TikTok des vidéos mettant en scène des armes de guerre et des explosions.

Il s’est avéré que les deux hommes se connaissaient de longue date, ayant partagé par le passé le même logement et travaillé ensemble au sein d’une même pizzeria à San Daniele del Friuli, dans la province d’Udine. C’est en analysant minutieusement les interactions numériques et les mentions « j’aime » sur les publications de ce premier suspect que les carabiniers sont parvenus à identifier Abdalmuti Abunada, mettant ainsi au jour un profil de radicalisation présumée beaucoup plus alarmant.

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