
Alors que Gérald Darmanin et ses pareils n’hésitent pas à dégainer la dissolution pour des associations ou groupuscules dits d’extrême droite comme Génération Identitaire accusé d’actions militantes jugées factieuses, il reste étrangement silencieux et inactif face aux provocations répétées de La France Insoumise. Pourtant, les signaux d’alarme s’accumulent.
Le 9 mai 2026, dans un entretien accordé à Oumma.com, le maire LFI de Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine, Bally Bagayoko, a pourtant clairement franchi la ligne rouge. Face à une éventuelle victoire du Rassemblement National en 2027, il a évoqué une insurrection populaire : Soit c’est nous, soit c’est eux . Il assure avoir l’intime conviction que le peuple se lèvera, en citant la prise de la Bastille et les Gilets jaunes comme modèles !!! Sic ! Ils osent même nous voler notre histoire et nos référents ! Les salauds ça ose tout. Ils sont donc prêts à tout. Mais sans doute que la Macronie n’est pas prête à gérer une insurrection insoumise avec la même dureté qu’elle l’a fait pour les simples Français Gilets Jaunes ne réclamant, eux, que de l’essence à prix correct…
Ces propos, ce n’est pas une simple sortie de route. Ils traduisent un refus explicite de respecter le verdict des urnes. Un élu de la République appelle de facto à la désobéissance civile violente si le résultat démocratique ne lui convient pas. Dans un pays où l’État de droit est censé primer, une telle rhétorique relève de l’incitation à la subversion. Imagine-t-on un élu RN ou Reconquête tenir des propos similaires ? La réaction serait immédiate et sans appel.
L’inertie de Darmanin est d’autant plus choquante que la Macronie a multiplié les dissolutions pour bien moins que cela. Génération Identitaire a été visée pour des opérations symboliques aux frontières. Des associations et groupuscules divers ont été interdits sur des soupçons d’apologie de la violence ou de trouble à l’ordre public. 33 associations au moins ont été interdites ou dissoutes par Macron ! Emmanuel Macron détient le record de dissolutions d’associations depuis le début de la Ve République mais il est le deuxième chef de l’Etat à avoir eu le plus recours à ce pouvoir depuis sa création en 1936, derrière le Général De Gaulle. Mais LFI ? Rien. Ou presque. Des liens troublants avec des milieux antifas violents, comme la Jeune Garde (dissoute mais les gens n’ont pas disparu, eux), persistent. Un stand de soutien aux présumés meurtriers de Quentin, voisin d’un stand LFI lors d’un rassemblement à Paris le 8 mai, en dit long sur certaines proximités.
La France Insoumise n’est pas un parti comme les autres. Ses outrances verbales, ses ambiguïtés sur la laïcité, l’antisémitisme ou la violence « antifasciste », et désormais cet appel à peine voilé à l’insurrection, en font un mouvement qui teste en permanence les limites de la République. Jean-Luc Mélenchon et ses proches ont souvent flirté avec la rhétorique révolutionnaire. Aujourd’hui, un de leurs maires passe à l’annonce de l’acte… le coup d’Etat pour empêcher l’autre d’arriver au pouvoir, pour pouvoir rester au pouvoir.
Le ministre de l’Intérieur, prompt à l’action contre la droite, semble frappé de paralysie quand il s’agit de la gauche radicale. Deux poids, deux mesures. Cette partialité mine la crédibilité de l’État et nourrit le sentiment, chez une partie croissante des Français, que certaines menaces sont tolérées tant qu’elles viennent du « bon camp. »
Il serait temps que Darmanin applique la loi sans distinction d’étiquette politique. Dissoudre un parti n’est pas anodin, mais tolérer durablement des appels à ne pas respecter le suffrage universel l’est encore moins. La République n’est pas à géométrie variable. Si LFI continue sur cette voie, les mots de ses élus deviendront des faits. Et l’inertie d’aujourd’hui se paiera cher demain.
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