Quand l’État et la Cnil censurent l’information sur notre système de santé
ÉDITO. « Le Point » s’est vu couper l’accès à une base de données cruciale pour notre palmarès annuel des hôpitaux et des cliniques. Cela s’appelle censure.
Par Étienne Gernelle
Nous ne publierons pas notre palmarès des hôpitaux et des cliniques de sitôt. Il existe pourtant depuis plus de vingt ans, des centaines de milliers de lecteurs lui font confiance, des dizaines d’établissements hospitaliers prestigieux l’arborent fièrement sur leurs murs. Que s’est-il passé ? Un quarteron de bureaucrates, allergiques à l’évaluation indépendante de notre système de santé et visiblement atteints par l’ivresse de leur pouvoir, a décidé de l’interdire. Une censure : il n’y a pas d’autre mot pour décrire ce qui vient de se passer. Une censure d’État pour briser un thermomètre qui en dérange certains.
Le procédé est simple : nous empêcher d’accéder à la base de données appelée PMSI, qui mesure l’activité des établissements de santé. Or cette base constitue, depuis plus de vingt ans, le socle de notre évaluation. Tout le monde comprend aisément que la pose d’une prothèse de hanche, par exemple, a plus de chance d’être réussie, et dans de bonnes conditions, par un service qui en réalise plusieurs par jour que par un autre qui ne s’y essaie que quelques fois par an… Eh bien, c’est terminé !
Opération omerta. Le public ne saura donc plus où il est préférable de se faire soigner. Nul doute que les apparatchiks qui ont réalisé cette censure sauront, eux, dans quel hôpital aller : ils ont des relations. Mais les autres ne méritent pas d’être renseignés. Qu’importe, en outre, que notre système de santé soit essentiellement financé sur fonds publics : les gens n’ont pas à être informés de ce que l’on fait de leur argent. Rideau !
À l’origine de cette opération omerta, un obscur organisme nommé Cesrees. Cet acronyme désigne le Comité éthique et scientifique pour les recherches, les études et les évaluations dans le domaine de la santé, qui dépend des ministères de la Santé et de la Recherche. En réalité, un petit club qui confond éthique et opacité, et auquel l’évaluation donne de l’eczéma. Le Cesrees, donc, a émis un avis négatif pour la délivrance des données, parce qu’il n’aime pas la méthodologie d’une enquête pourtant reconnue pour son sérieux par les plus grands professionnels depuis des décennies.
Qu’on ne s’y trompe pas : les critiques du Cesrees sont les bienvenues, comme celles de tout le monde, c’est ainsi que notre savoir-faire s’affine au fil des années. Nous sommes donc ravis de les entendre. Et puis, s’ils pensent détenir une meilleure méthodologie, qu’ils produisent leur propre évaluation ! Cela fait longtemps que l’État et la Sécurité sociale auraient dû le faire pour guider les patients, au moindre risque, dans le maquis de l’offre médicale. Mais au nom de quoi se sentent-ils autorisés à interdire une évaluation indépendante ?
L comme « libertés ». L’hubris du Cesrees a en l’espèce trouvé un allié, disons un supplétif : la Cnil. La Commission nationale de l’informatique et des libertés nous autorise depuis vingt ans à accéder à la base. Et n’y a jusqu’ici rien trouvé à redire. Sauf cette année, alors que rien n’a changé dans notre méthode. Dans sa décision, ahurissante, la Cnil « invite » notre journal à modifier sa méthodologie en fonction des remarques du Cesrees afin que soient « corrigés de façon substantielle » les « biais » que celui-ci croit y voir. On se pince : un journal est sommé de faire valider son travail par l’administration. On croyait, bêtement, que ce genre de procédures n’avait cours qu’à Cuba, en Corée du Nord ou en Iran. Erreur.
Quelles conclusions tirer de tout cela ? Que la culture de la liberté d’expression est en singulier recul chez les hauts fonctionnaires français, qui se pensent habilités à dire ce qui peut être publié ou pas. « Tout en prenant en compte la liberté éditoriale » de notre journal, écrit la Cnil, celle-ci nous censure… Sans le savoir, elle a ainsi pastiché ce traité d’humour signé Francis Blanche : « Tout en vous laissant le libre choix de vos opinions, je n’admettrai jamais qu’elles s’opposent aux miennes. » Le « l » de « Cnil », qui correspond au mot « libertés », est donc désormais superfétatoire. Par ailleurs, on notera que cette « autorité administrative indépendante » a prouvé qu’elle était tout sauf indépendante. Sinon pourquoi ce revirement soudain ? Alors qu’allons-nous faire ? Nous battre. Nous enquêterons sur les dessous de cette censure, sur ce parti de l’omerta à l’hôpital, sans oublier bien sûr les responsables politiques. Du point de vue juridique, aussi, nous nous battrons jusqu’au bout et, s’il le faut, jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme. Notre liberté ne se négocie pas. Nous ne lâcherons rien.
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L’hôpital public coule avec Macronor Terminator Merdator qui a tout fait pour détruire le service public hospitalier.
Ils suivent tous « la voix de son maitre ». Ils en ont pris de la graine durant la période « covid ». Cela leur donne des ailes, censure, censure et encore censure.
Le stalinisme n’est plus à nos portes, il est installé à l’intérieur.
En réalité, plus la situation se dégrade, et moins on a le droit d’en parler.
pas besoin de le cacher cet état d’agonie et de décrépitude avancée : on le constate tous les jours avec le danger que l’on court si l’on doit être hospitalisé : des faits récents sont encore là pour le prouver
Tout ce que nos grds parents nous ont laissé par leur combat pour notre système de santé, macron tête de con fini de détruire totalement notre couverture santé et tout ce qui en découle,les soins,la dégradation voulue de nos hôpitaux,la mise au rebut d’un grand nombre de soignants parce que non-injectés, parcontre les services gratuits de santé pour les clandos et leurs lots de maladies venues d’afrique, ça fonctionne très bien et toujours plein pot !
Ce Macron est vraiment le pire salopard, la pire ordure que la France ait eue à sa tête depuis la Seconde Guerre Mondiale (voire même au-delà).
Et…..concrétement vous proposez quoi?
C’est bien dommage que le Point ne puisse plus nous informer sur les compétences des hôpitaux et cliniques. C’était un bon palmarès. Heureusement, il existe le bouche à oreilles. Concernant la CNIL elle n’est plus fiable puisqu’elle se permet de communiquer les données ( lu quelque part). Concernant le manque de médecin, il faut s’imposer chez un médecin, poliment, et cela fonctionne. Surtout ne pas rester mou.
Plus on avance dans le temps, plus c’est pire.
Si le Point était vraiment courageux, il éditerait tout de même le classement des hôpitaux et cliniques et basta. Tant pis pour les subventions et priorité à l’ information.
Si j’ai bien compris il ne peut rien publier car l’accès aux données leur a été interdit
Et il n’y a plus de médecins. Ceux qui partent à la retraite ne sont pas remplacé. Actuellement je suis sans médecin et dans tous le villeneuvois 47 et l’agenais il n’y a trés peu de médecins qui sont débordé et qui ne prennent plus personne. A fumel, plus aucun médecin, le dernier est parti à la retraite. Je suis actuellement (depuis 3 mois) à la recherche d’un médecin. Pareil pour les dentistes et les kinés. Mééééé on continu de veauté pour les mêmes pourris qui ont tout détruit pour empêcher les français de se soigner. Zemmour a raison, le suicide est bien français.
Bonjour,
Merci pour ce témoignage.
Dans 10 jours je dois faire un bilan cardio. A 30 km de chez moi, un hosto qui a coûté 130 millions inauguré en 2009 (avec pour conséquence la fermeture de celui de ma commune et la réduction drastique du voisin à 20km pour créer ce « pôle santé »), hé bien pas de cardio. Il faut que j’aille à Besançon soit 160 km aller-retour.
La santé des villes de macron et ceux d’avant, c’est top.
Bien vu!!!
La Cour européenne des droits de l’homme? Mais elle est aux mains de l’UE! Elle n’intervient que pour défendre les migrants! Ça ne sert à rien!
Elle est aux mains de l’UE mais surtout de soros. Il achète les juges comme on achète un paquet de chips.
Plus exactement Soros place ses hommes et ses femmes en tant que juges